Mar 132015
 

Cinéma grande_bellezzaEn même qu’une série d’interdiction de fumer (parcs, stades, plages et en voiture), la ministre de la Santé italienne avait imaginé pouvoir faire disparaître « la cigarette » des écrans de cinéma ou de télévision. Pas longtemps … 24 heures après son annonce, plusieurs réalisateurs lui ont fait comprendre, dans une lettre ouverte via La Repubblica, qu’elle « s’occupe de ses oignons ». Ce qu’elle a fait dès le lendemain s’agissant des films.

« Le cinéma, la littérature et les arts en général ne répondent à aucune consigne, même la plus honorable, la plus juste, la plus saine, la plus édifiante. Raconter l’humanité enrichit nos jours et nos nuits non pas parce qu’il faudrait indiquer comment vivre sainement, comment manger, comment aimer, comment jouir. 
« Pour cela, le ministère de la santé devrait disposer de moyens de communication qui pourraient être plus modernes. Mais ne demandez pas à un boucher de vous vendre une branche de céleri. Il vous enverra directement chez un marchand de légumes. Nous vous prions donc de vous occuper de la santé publique en avançant des propositions moins tragicomiques que de compter le nombre de bouffées de cigarette dans un livre, un film ou une BD ».

Signée Paolo Sorrentino, (oscarisé en 2014 pour « La Grande Bellezza », dans lequel Toni Servillo ne quitte guère sa cigarette, laquelle « colle » parfaitement au personnage, d’ailleurs), Mario Martone, Gabriele Muccino, Daniele Luchetti, Paolo Virzi et Gabriel Salvatores.

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