Jan 072018
 

Étonnant ! Les anti-tabac n’ont pas encore vociféré contre le film – sorti cette semaine – « Les Heures sombres » dont l’affiche met en évidence un cigare fumant plutôt que le facies de Churchill.

Peut-être sont-ils intimidés par l’imposante personnalité de l’homme politique incarnée par l’acteur Gary Oldman et le contexte historique choisi par le synopsis.

Mais il aurait été difficile (pour ne pas dire absurde) de gommer les fameux cigares de Winston Churchill, tout comme le whisky entamé dès le petit-déjeuner.

Et pourtant le tournage doit les faire bouillonner de rage. Il était stipulé dans le contrat qu’il a signé qu’il devrait fumer des cigares, exactement comme l’ancien Premier ministre britannique avait l’habitude de le faire.

Il ne connaissait peut-être pas les quantités … 400 pour 58 jours de tournages. « On me donnait un cigare entamé aux trois-quarts et puis au fur et à mesure des prises il se consumait. Et l’accessoiriste me redonnait un nouveau cigare. Tout cela au cours des 10 à 12 prises par scène » a expliquait l’acteur dans les médias. Quoiqu’il en soit Gary Oldman est en lice pour les Oscars.

Jan 052018
 

Ça y est, c’est le marronnier de l’hiver : certaines brasseries et des bars ne respecteraient pas la réglementation concernant la possibilité de fumer en terrasses.

Les associations anti-tabac braillent, les amendes pleuvent et les médias s’émeuvent.

Nous, on avait l’impression que la cohabitation entre fumeurs et non-fumeurs fonctionnait plutôt bien. Lire la suite »

Nov 282017
 

Dans un éditorial du site littéraire ActuaLitté, Nicolas Gary craint la chasse au tabac dans les textes, entre les bulles. « Bientôt, plus aucune œuvre de l’esprit n’évoquera même l’idée des volutes bleutées : enfin, un monde sain pour des esprits sains … »

« Mais pourquoi pas la littérature ? Après tout, le livre est la première industrie culturelle de France ! Et puis, on a déjà pris le pli : il y eut en 2005, à la BNF, cette exposition autour de Sartre, privé de sa légendaire cigarette sur l’affiche de l’exposition. Alors, pourquoi ne pas pousser le bouchon et par souci de santé publique, doucement glisser aux auteures, illustrateurs, romanciers, dessinatrices et consorts, qu’il faut se mouiller et en finir avec les sèches !

•• « D’ailleurs, ça s’est déjà fait : lors de la publication des mémoires de Jacques Chirac, chez Nil, en 2009, le président s’était fait sucrer sa clope, frappé par la loi Évin. On se souvient en effet du passé de fumeur du président de la République. Avant d’arrêter officiellement en 88.

•• « Comment oublier — on s’éloigne un peu des maisons d’édition — le timbre Malraux sans clope, lui aussi passé sous les fourches caudines de la photoshopisation de notre société ? À cette époque, le député Didier Mathus avait même tenté de faire réviser la loi Évin, pour que soit exclu de son champ d’application le patrimoine culturel. Le Haut Conseil à la Santé publique avait estimé que donner « un signal d’assouplissement [était] contraire aux objectifs de la lutte contre le tabagisme ». Lire la suite »

Nov 232017
 

Clap final sur la polémique de l’interdiction de la cigarette sur les écrans français ?

Pas sûr … même si la montée au créneau contre Agnès Buzyn et pour la liberté de la création artistique a été notable.

Et pas seulement du côté des professionnels. Dans Slate, William Lowenstein, addictologue et président de SOS Addictions, a signé une tribune recadrant la ministre de la Santé.

« Censurer est un symptôme d’infantilisme. Entre censure et incitation à la consommation du plus grand serial killer de tous les temps – je parle bien du tabac fumé –, entre effacement des œuvres et « placement de produit », devrais-je, moi addictologue, choisir ? 

•• Alors choisissons. Parce que l’addictologue est du côté de la vie, il ne saurait la gommer. Nos biens les plus précieux sont la santé et la liberté. Les addictions menacent les deux. Pour autant, en aucun cas, on ne saurait toucher à la liberté d’expression pour des raisons hygiénistes.  Lire la suite »

Nov 212017
 

Avant de faire un virage à 90 degrés sur leurs déclarations initiales visant à interdire la cigarette dans les films français, la sénatrice Nadine Grelet-Certenais et notre ministre de la Santé en ont pris plein la tête. Et c’est bien fait pour elles. Quand on a des responsabilités, on ne raconte pas n’importe quoi, 

Quelques extraits de ce qui s’est dit dans les médias … du genre les Français ne sont pas que des moutons. 

• Le Dauphiné Libéré : « Nadine Grelet-Certenais a enfin son heure de gloire. Cette sénatrice, non-fumeuse mais aux trouvailles passablement embrumées, estime qu’un acteur ou une actrice la clope au bec à l’écran est « une incitation culturelle à fumer ». Comme la série des « Taxi » a encouragé la délinquance routière et « La Soupe aux choux » l’alcoolisme en milieu rural.

« Cette fois-ci, un cran est franchi. Tout ce qui pourra rappeler de près ou de loin l’herbe à Nicot, cendrier, allumettes et briquet compris, sera interdit. Dans les scènes de rue, la carotte du tabac du coin sera logiquement remplacée par un navet. » Lire la suite »