Mar 312018
 

L’acteur et réalisateur Sean Penn était venu faire la promotion de son nouveau livre « Bob Honey who just do stuff », ce mardi 27 mars, sur le plateau de Stephen Colbert, animateur du très suivi « Late Show » sur CBS (vidéo).

Après avoir prévenu qu’il était encore sous l’emprise « d’un somnifère pris la veille pour dormir », Sean Penn a alors sorti sans discrétion une cigarette. Et de l’allumer en direct sous les caméras. Autant dire, l’horreur absolue aux États-Unis.

Le présentateur lui a d’abord tendu un cendrier (sorti miraculeusement de sous la table …) puis a tenté de le convaincre d’arrêter. Sans succès.
Sean Penn : « Mes parents fumaient quand j’étais enfant, donc ça me donne de bons souvenirs de sentir la fumée de cigarette … ».
L’animateur : « … mais nous avons envie que vous soyez là longtemps et c’est mauvais pour vous ! ».
Sean Penn : « C’est une sécurité d’emploi pour les oncologues », rétorque sobrement l’acteur.

Fin du dialogue sur le sujet, les protagonistes passant à autre chose.

Les réseaux sociaux ont chauffé. Alors que, visiblement, l’acteur fait des infidélités à la cigarette électronique qu’il affichait à la tribune d’une conférence « Clinton Global Initiative » en 2013.

Mar 222018
 

Depuis 2010, Vladimir Poutine mène une guerre contre le tabagisme en Russie. Très sportif, le chef de l’État a appelé ses ministres à arrêter de fumer et à montrer ainsi l’exemple. Mais, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères depuis 14 ans, star et tsar de la diplomatie russe, en est-il un ? À l’occasion de ses 68 bougies, Sputnik France révèle quelques faits de ce fumeur militant. 

•• Alors ambassadeur russe à l’Onu au début des années 2000, il avait initié la révolte spontanée des accros à la cigarette au siège des Nations-unies. Appuyé par ses collègues fumeurs, il avait violemment réagi à la campagne anti-tabac menée par le secrétaire général Kofi Annan dans les locaux de l’Assemblée. Déclarant que la résidence n’était pas la propriété de M. Annan, Lavrov se déplaçait à travers le siège, cigarette et cendrier en mains.

•• Une vidéo sur Youtube nous fait revivre un échange entre le ministre et le président de la République Tchèque, Milos Zeman, lors d’un déplacement officiel à Moscou en mai 2017.  « Monsieur le ministre, vous fumez tout comme moi. Mais le président interdit toujours de fumer ». Et Vladimir Poutine de répondre (presque) timidement : « je ne le recommande pas ». Et Sergueï Lavrov de préciser « ce n’est pas tant monsieur le Président qui l’interdit mais la Douma de l’État ». Lire la suite »

Déc 282017
 

La confusion entre corrélation et causalité – entre lien statistique et lien de cause à effet – est le péché mignon du chroniqueur Dominique Dupagne sur France Inter. Pour cette fin d’année, il revient sur une « statalacon » édifiante …

« Intuitivement, mais à tort, nous avons l’impression que lorsque la fréquence de deux événements augmente parallèlement, l’un est la conséquence de l’autre. C’est parfois vrai  … Mais le plus souvent, c’est à tort que l’on affirme un lien de cause à effet devant une simple corrélation statistique.

« Un exemple illustre ce piège qui guette tous les journalistes, notamment scientifiques. Il concerne les prisons anglaises où le tabac vient d’être interdit. Quelques mois après, les aumôniers ont été débordés par les demandes de bibles de la part des détenus.  L’arrêt du tabac aurait-il fait réfléchir les prisonniers sur l’avenir leur âme ?  C’est la conclusion hâtive et erronée qui pourrait naître de la confusion entre corrélation et causalité.

« Or la raison de cette piété aussi soudaine qu’apparente est toute autre : le papier bible est idéal pour rouler des cigarettes artisanales, et la demande s’est effondrée lorsque les prisons ont commandé des bibles en papier recyclé, bien plus épais ! ».

Mai 302017
 

De 13 millions de fumeurs adultes et responsables en France à 100 millions en Europe.

À Bruxelles, ce mercredi 31 mai, à 18 heures 30, se tient la soirée de lancement de Forest EU, la première association qui se propose de défendre les droits des consommateurs adultes responsables et des non-fumeurs tolérants au niveau européen.

« Un nouveau chapitre dans l’histoire des droits des fumeurs en Europe » annonce l’invitation. Nous serions enclins à dire, qu’en matière de droits des fumeurs, c’est toute l’histoire qu’il faudrait recommencer … En tout cas, une initiative sympathique à suivre de près.

Mai 142017
 

La deuxième édition de l’Indice 2017 des « États paternalistes » – réalisé par Epicenter (European Policy Information Center), une association de six groupes de réflexion européens faisant la promotion de politiques libérales – propose un classement des « pires endroits de l’Union européenne pour manger, boire, fumer et vapoter ».

Les pays les plus durs – la Finlande, le Royaume-Uni et l’Irlande – ont tous des taxes très élevées sur l’alcool et le tabac, ainsi que des interdictions sévères quant à la vente et l’usage du tabac, selon l’indice qui classe la France en 6ème position. À l’inverse, en République tchèque et en Allemagne, les taxes sur l’alcool et le tabac sont plus équilibrées et les gouvernements « n’essayent pas de contrôler l’alimentation des citoyens et traitent les fumeurs et les vapoteurs avec respect ».

•• « La Finlande a une avance presque irréductible du fait de son approche négative vis-à-vis des e-cigarettes, de ses taxes sur les sodas et de ses lois de modération, qui incluent une interdiction presque totale de faire la publicité de l’alcool et un monopole d’État sur la vente d’alcool », explique Epicenter. Ceci, alors que … la Finlande est une référence – avec l’Australie – souvent citée par Emmanuel Macron durant sa campagne, concernant la lutte anti-tabac. 

Les politiques « paternalistes », sur le style de vie des citoyens, de la Hongrie (qui a introduit une taxe controversée sur la graisse en 2011) de la Suède, de la France et de la Lettonie sont également dénoncées.

•• Cette année, les groupes de réflexion ont tenté de savoir si les taxes sur certains aliments et les mesures visant le tabac avaient eu un impact positif sur la santé publique. Epicenter a conclu qu’il y avait « peu de preuve » de leur efficacité. L’association n’a par ailleurs trouvé « aucune corrélation entre l’indice des États paternalistes et l’espérance de vie ».