Oct 092018
 

Il aura fallu l’inquiétante prolifération des rats pour que la Ville de Paris change de fusil d’épaule …

Autour du Parvis de Notre-Dame et des jardins voisins, une vingtaine de poubelles est en cours d’expérimentation depuis le 11 octobre.

Un modèle carré, fermé par plaques en plexiglas en métal ouvragé afin d’empêcher les rats, attirés par les déchets alimentaires, de déchirer les sacs plastique des corbeilles. Et ça ne manque pas dans cette zone touristique.

Mais, il y a aussi une autre nouveauté : un cendrier, un vrai.

Commentaire d’un employé municipal : « Je ne sais pas si elles sont efficaces. J’ai découvert un rat dans une des nouvelles corbeilles de rue. Par contre, je trouve moins de mégots car elles sont équipées de cendriers et les gens n’ont plus peur de mettre le feu aux poubelles », souligne l’employé municipal.

Tiens, tiens …

Oct 082018
 

Une rubrique pratique afin d’éviter de tomber sous la coupe des hygiénistes pourfendeurs d’atteinte à la liberté individuelle. Le site seloger.com répond clairement : non, un propriétaire ne peut pas vous interdire de fumer dans son appartement.

•• S’il est précisé dans l’annonce que le locataire doit être non-fumeur, pas de panique. Nous ne sommes pas aux États-Unis. Conformément à la loi du 6 juillet 1989, toute clause d’un bail de location qui viendrait interdire à un locataire de fumer chez lui serait considérée comme abusive. Et si vous avez déjà signé le bail, pas de stress : cette clause est réputée non écrite, c’est-à-dire qu’elle est « nulle et sans effet ». Bref, la loi ne prévoit aucune restriction à la consommation de tabac dans la sphère privée.

Pour info, serait tout aussi abusive une clause autorisant un propriétaire à entrer chez quand bon lui semble et sans en demander l’autorisation ou qui aurait un rapport avec votre orientation sexuelle, votre âge ou les personnes que vous recevez chez vous …

•• Après la liberté de fumer s’arrête là où commence celle des voisins …

Si rien n’empêche de fumer dans son logement, en revanche, en griller une dans les parties communes (escalier, hall d’entrée, etc.) n’est pas possible si le règlement intérieur le précise. De la même façon, si fumer à une fenêtre ou sur un balcon ne pourrait regarder que le fumeur, il faut veiller tout de même à ce que la fumée de cigarette n’incommode pas les voisins. Ces derniers pourraient être en droit d’invoquer un trouble anormal du voisinage et de prouver, constat d’huissier à l’appui, que votre tabagisme constitue une nuisance. A défaut de trouver une solution à l’amiable, le propriétaire peut aller jusqu’à formuler une demande auprès du juge afin de faire résilier un bail. Les mauvais coucheurs, ça existe …

•• Si une location revêt un caractère saisonnier, une clause peut stipuler qu’il est interdit d’y fumer, notamment pour des questions d’hygiène et de sécurité. Une retenue sur la caution pourra même être effectuée si le propriétaire se retrouve obligé d’engager des frais d’assainissement parce que l’appartement se transforme en wagon fumeur de la SNCF (mais si, souvenez-vous…).

Août 202018
 

Les fake news de l’été n’auront abordé que les interdictions de fumer en plein air et les mégots … Mais en levant le voile, plusieurs municipalités se sont enfin décidées à engager des opérations « cendriers ». Et c’est cela qui est intelligent, pertinent, utile. 

Exemple à Cannes où six kilomètres de plage sont interdits au tabac ( y compris la chicha ). Sur les autres plages, la municipalité a distribué gratuitement 25 000 cendriers de poche.
Idem à Sanary (Var) : la municipalité a installé des cendriers aux accès et distribue des cendriers portables.
Re-idem à La Teste-de-Buch (Gironde) où 10 000 cendriers de plage ont été mis à disposition, cet été.

Comme quoi, opération propreté et acharnement anti-fumeurs peuvent être distingués.

Août 142018
 

La menace se confirme si l’on en croit la une du Parisien / Aujourd’hui en France de ce 14 août. La vague d’interdiction de fumer à l’air libre grossit à vue d’œil, sous l’œil bienveillant du Gouvernement qui annonce ne pas prendre de nouvelles mesures préférant déléguer le « sale boulot » aux municipalités.

Le Parisien recense 973 « Espaces sans Tabac », le label officiel décerné par la Ligue contre le Cancer et reconnu par le ministère de la Santé ; une cinquantaine de plages, des parcs, jardins mais aussi des zones de loisirs, des entrées d’école ou d’hôpitaux.

Mais en même temps, le quotidien nous livre un encadré plutôt cocasse sur le vécu des six parcs parisiens décrétés « provisoirement » sans tabac.

À commencer par Tarik, agent municipal. « Un jardin sans tabac ? C’est quoi ça ? », lance-t-il en prenant une pile de flyers qu’il a pour mission de distribuer dans le parc Georges-Brassens (15e arrondissement). Fraîchement rentré de vacances, il ignore encore que son parc fait partie du test.

Son encadrante, plus au fait, traque depuis le 10 juillet les fumeurs. Si elle admet que ce n’est pas facile à faire accepter à tout le monde, elle assure que les fumeurs éteignent sagement leur cibiche une fois la nouvelle mesure expliquée.

Mais visiblement, c’est plutôt mal compris. Un pâtissier regrette amèrement qu’il n’y ait pas plus d’infrastructures qui permettent aux fumeurs de tirer une taffe sans importuner leurs voisins. « on pourrait mettre en place un coin fumeurs dans le parc, comme à l’Aquaboulevard », propose-t-il. Le complexe aquatique de loisirs est à deux pas. Lire la suite »

Août 132018
 

Il y a des politiques qui feraient mieux de déconnecter pendant les vacances … Exemple : Christophe Castaner qui se moque, via Twitter, de l’initiative du parc de loisirs du Puy-du-Fou (Vendée) de dresser des corbeaux pour ramasser les mégots et petits déchets sur tout le site.

Efficace au passage puisque le volatile serait capable de « remplir un seau » en trois quarts d’heure.

Message de cette mi-août : « Et si on essayait avec les fumeurs : un mégot pas jeté par terre, une croquette ! Un mégot recyclé, deux croquettes ».

Franchement, Monsieur le secrétaire d’État … Ce n’est pas bien de jeter un mégot, mais c’est nul de jeter des lourdeurs pareilles. Même pas recyclables.