Nov 182018
 

Les Gilets Jaunes ont été capables de se mobiliser en masse pour défendre leur pouvoir d’achat … Les fumeurs, quant à eux, victimes du paquet neutre et de hausses à répétition, laissent la désolante image de ceux qui sont réduits à se taire et à subir.

•• Et pourtant, en matière de pouvoir d’achat, le fumeur a de quoi revendiquer : six hausses ou réajustements sous l’ère Macron. 

Capital a calculé qu’entre mai 2017 et novembre 2018, le budget hebdomadaire d’un fumeur moyen (13 cigarettes par jour) est passé de 34 à 39,5 euros, soit + 5,50 euros. Si on est « rouleur-clopeur moyen », la perte de pouvoir d’achat s’élève à 32,4 euros, toujours sur la même période. Et n’oublions pas qu’en plus du matraquage fiscal, nous vivons sous le joug du paquet neutre.

•• On peut se sentir solidaire de cette France qui croule sous la taxation « facile » censée régler tous les problèmes. C’est devenu l’arme absolue et impérative de ces gouvernants qui veulent dépenser le moins possible tout en vitaminant les caisses de l’État … Lire la suite »

Sep 162018
 

On la voit venir de loin, la pimpante secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, avec ses velléités d’organiser non seulement la collecte … mais aussi le recyclage des mégots. 

Bien sûr qu’il y a encore trop de mégots jetés dans la nature ou sur l’asphalte. Entre incivisme et manque de cendriers. Et il est normal que le fumeur soit premier acteur de la collecte en laissant, autant que faire se peut, son mégot dans un lieu ou objet dédié à cela.

•• Mais là, Brune Poirson semble vouloir aller plus loin. Elle demande aux fabricants de mettre en place une filière « de responsabilité élargie du producteur ». Comme pour les emballages ou l’électroménager. C’est ainsi que l’on impose une éco-contribution sur ces produits pour financer leur « seconde vie ». Et qui dit éco-contribution dit répercussion du prix sur le consommateur. Histoire de le rendre responsable ! La rude pédagogie du porte-monnaie. Lire la suite »

Avr 282018
 

Comment ne jamais arrêter la pression sur les fumeurs …

Accusé de creuser le trou de la Sécu – au budget pourtant largement abondé par les taxes sur le tabac – voilà que le fumeur nuit gravement à l’environnement et aux caisses des collectivités locales en jetant des mégots n’importe où. Alors, l’État dégaine vite son arme fatale : une taxe (ou éco-contribution, en plus soft) censée résoudre le problème. En gros, on demande aux fumeurs de financer (grâce à quelques centimes par paquet) les cendriers … qu’ils réclament depuis plus de dix ans Lire la suite »

Avr 212018
 

J’y crois pas. L’autre jour, je regarde Jupiter qui écrase aux points ses deux challengers (Plenel, Bourdin) sur ce ring de boxe qu’est devenue la scène médiatique, désormais. Et j’entends le président nous assurer tranquillement que la fiscalité n’augmenterait pas en France durant son quinquennat.

Bonne nouvelle pour 13 millions de fumeurs adultes et responsables ? Bonne nouvelle pour 13 millions de contribuables qui s’acquittent d’une sur-fiscalité chaque fois qu’ils achètent leur paquet chez un buraliste ? Tu parles, Charles ! Ou plutôt … Emmanuel. Lire la suite »

Mar 022018
 

Et ce sont, bien entendu les fumeurs qui en sont les victimes : trop passives, toujours trop passives …

Selon un article édifiant des Échos (1er mars), la hausse des prix d’hier, c’est près de 500 millions de recettes fiscales en plus pour l’État, plus exactement pour la Sécurité sociale. Alors que la reprise économique commence à combler le déficit … C’est bien une opération haro sur le pouvoir d’achat des fumeurs.

Évidemment, on les culpabilise avec l’argument rabâché : le tabagisme, c’est la « première » cause de mortalité évitable et donc, forcément, des dépenses de santé. Nos ministres des Comptes publics et de la Santé ont donc préféré insister sur les implications pour la santé publique, avec « une nouvelle étape franchie pour la prévention de l’entrée dans le tabagisme et [l’incitation] des fumeurs à s’arrêter de fumer ». Mais silence radio sur le remplissage des caisses de l’État. Hypocrites.

Et le pouvoir d’achat dans tout ça ? Nos grands stratèges de la santé publique comptent bien sur le fait qu’on n’arrête pas franchement. C’est le « jeu de l’élastique ».

L’État se base dans ses calculs « sur une hypothèse d’élasticité prix de -0,75, à savoir qu’une hausse de 10 % du prix est censée se traduire par une baisse de 7,5 % des volumes vendus ». D’où les 500 millions dans les caisses de la Sécu. Lire la suite »