Juin 092018
 

Fumer coûte cher aux emprunteurs. Au moment de souscrire un crédit immobilier, le tabagisme double le montant moyen de la prime d’assurance. Un couple non-fumeur paiera en moyenne 14 400 euros d’assurance emprunteur. Comptez en revanche 30 000 euros pour le même couple qui consommerait des cigarettes !

•• Obligatoire pour souscrire un crédit immobilier, le contrat couvre l’emprunt en cas d’invalidité, de perte d’emploi ou de décès des contractants. Et donc l’hygiène de vie joue aussi sur le montant de cette assurance. L’assureur demande à son client de remplir une Déclaration d’État de Santé (DES). Lire la suite »

Mai 312018
 

La « Journée mondiale sans tabac » du 31 mai, c’est la récurrente stigmatisation pour les fumeurs. Mais, cette année, en France, ô surprise !

Les fumeurs français sont devenus vertueux. Ils arrêtent. Grâce à une étude (plus exactement un sondage) de l’organisme officiel Santé publique France publiée trois jours avant. Gros titre : un million en moins de fumeurs quotidiens entre 2016 et 2017. Plus de 50 pages de rapport pour nous abreuver de moins 3 points par-ci, de moins 2 points par-là, chez les jeunes, les populations sans diplôme ou au chômage … Tout cela pour vanter le paquet neutre, des augmentations de prix (pas effectives sur la période) et du « Mois sans tabac ». Vivent nous (les institutions) !

•• Mais il y a une faille et une grosse. Cette avalanche de chiffres et de pourcentage ne donne aucun repère précis. Quel est le nombre exact de fumeurs en France ? 12,5 millions ? 13 millions ? 13,5 millions ? Quotidiens ou pas ?

Comme un arbre qui cache la forêt. Cela vaudrait bien un recensement sur le mode Insee pour la population. Ou on reste sur le mode « courbe du chômage » qui reste aléatoire.

•• Cela dit, parmi les tentatives d’arrêt recensées au dernier trimestre 2016, 52,3 % n’ont sollicité aucune aide. Comme quoi, le fumeur fait ce qu’il veut, quand il veut. Et qu’il n’a pas besoin d’être harcelé, comme c’est le cas aujourd’hui, par l’alternative e-cigarette (le « 95 % moins nocif » aussi insipide que le Coca zéro ou light) ou les substituts nicotiniques. C’est contre-productif.

On fume par plaisir. On arrête par prise de conscience. C’est cela la liberté de choix.

Sophie Adriano

Fév 052018
 

Instructif, cet article du Figaro, de ce matin, sur la prochaine augmentation des prix du tabac (au 1er mars), déclenchant le passage du paquet à 10 euros en 2020.

Instructif et, malgré tout, réconfortant parce qu’il met en évidence que nos ministres en « culotte courte » ou genre « maîtresse d’école » ont des pouvoirs limités quand il s’agit d’économie libérale et de choix individuel.

Pour la faire courte, ils (les « culottes courtes ») voulaient imposer plus un euro sur tous les paquets de cigarettes. Sauf que certains fabricants ont dit non.  Ce sera 70 centimes pour le paquet le plus emblématique et pas un centime de plus. Quitte à rogner sur sa marge et à perdre jusqu’à « 45 millions de manque à gagner en 2018 » selon les estimations. Après tout, c’est son choix d’entreprise pour rester leader.

Pour nous les fumeurs, ça va relever à peu près de la même logique. On va perdre du pouvoir d’achat si on continue à consommer ? C’est notre choix et notre problème. Et les alternatives de toutes sortes ne manquent pas … De toute façon, l’argument de la perte de pouvoir d’achat ne faisait pas trop « santé publique ».

Pour manger, on fera le plein de Nutella bradé chez Intermarché, même si une loi sur l’alimentation va bientôt l’interdire ! Soit une de plus sur la liste des « contraintes dans la vie de tous les jours » qui s’allonge.

Juil 022017
 

C’est toute la différence entre une « ministricule » et une cheffe d’État. Marisol Touraine est rejetée dans les limbes à l’évocation du souvenir lumineux de Simone Veil.

Cette personnalité transcendante mérite l’hommage, montant de personnes de toutes conditions et de toutes générations, qui lui est rendu actuellement.

Ministre de la Santé, elle a élaboré et mis en place le tout premier plan global anti-tabagisme connu par notre pays. Basé sur la prévention et l’information, donc la double reconnaissance de la liberté et de la responsabilité individuelles.

Dans une interview de 1975, elle déclarait : « pour moi, la loi était un complément de la société, de la liberté et de la démocratie, de sorte que les gens soient informés.

« Dans notre esprit, les gens avaient le droit de fumer, nous n’avons jamais essayé de nous opposer à cette liberté. Il y a un devoir pour les politiques : faites-le, mais connaissez les risques ».

Mai 012017
 

Pour nous, fumeurs adultes et responsables, c’est évident …

Il faut laisser le temps au temps et faire évoluer l’état d’esprit des sociétés humaines à leur rythme naturel. Y compris par rapport à la réalité des addictions.

C’est ainsi que dans un article du Monde de samedi (à propos d’un sujet qui n’a rien à voir avec nos préoccupations puisqu’il porte sur « les enragés de la protection animale ») cette phrase qui sonne bien à nos oreilles.

Ophélie Veron, chercheuse à l’Université catholique de Louvain en est l’auteur : « de nombreuses études montrent que la violence ne fonctionne pas pour susciter des changements sociaux. En outre, au niveau individuel, les gens sont plus à même d’évoluer par une politique du pas à pas, comme on le voit pour l’arrêt de la cigarette ».

Totalement d’accord. La violence verbale (tous ces discours culpabilisateurs sur notre supposée faiblesse d’esprit) et psychologique (le paquet neutre) à notre égard, fumeurs adultes et responsables, cela ne marche pas !