La grande machine anti-tabac technocratique et européenne n’en a rien à faire de la sensibilité et de l’honneur d’une famille. De même qu’elle n’écoute pas le citoyens lambda que nous sommes.
Nous, fumeurs, demandons des éclaircissements sur le paquet neutre (disparition des mentions, évolution du goût, …) : c’est le grand silence radio.
Serge Nizet, un Belge, se bat lui pour obtenir le retrait d’une photo-choc « nouvelle formule », sur laquelle il a reconnu son père, le visage pâle sur son oreiller d’hôpital en soins intensifs (voir NS du 6 juillet 2016).
•• Serge Nizetassure que personne, dans la famille, n’a pris son père en photo sur son lit d’hôpital, ni n’a donné d’autorisation pour divulguer les photos. Et, le père, Joseph Nizet, n’aurait pas été en état d’en donner une.
Pour obtenir le retrait de la photo, Serge s’est d’abord adressé aux fabricants de cigarettes. Mais, ce ne sont ni eux, ni les états qui gèrent la bibliothèque des photos-choc, mais la Commission européenne.Lire la suite »
Les wagons « fumeurs » de la ligne de grande banlieue Paris/Château-Thierry n’en finissent pas de faire parler d’eux. Après une forte mobilisation médiatique, en plein anniversaire de la loi Evin (voir NS 13 du 6 janvier), SNCF et forces de l’ordre ont décidé de taper du poing sur le table. Parce qu’en l’occurrence, il s’agit plus d’une histoire de stupéfiants que de simples cigarettes.
Ainsi, le 24 février dernier en fin d’après-midi, pas moins de 35 policiers, douaniers et agents de la Suge (Sureté ferroviaire) attendaient les voyageurs sur le quai de la gare de Meaux et investissaient le hall et les couloirs souterrains, accompagnés d’un labrador dressé pour détecter les drogues. En clair, ce gros déploiement, organisé sur réquisition du procureur de Meaux, ne visait pas n’importe quels fumeurs…
Bilan de l’opération : 43 personnes contrôlées sortant de quatre trains, treize voyageant sans titre de transport et un homme en garde à vue en possession de dix olives de cannabis …Lire la suite »
Le « paquet neutre de Marisol Touraine » c’est « gore ». Un linéaire rempli de « paquets neutres », c’est le « musée des horreurs ».
Et actuellement, un peu partout en France, des buralistes, en parallèle de l’opération carte postale-pétition signée par les clients et destinée à Marisol Touraine et François Hollande (voir NS 13 du 1er septembre), montent des « bureaux de tabac génériques » éphémères pour faire prendre conscience des conséquences réelles d’une mesure à l’efficacité plus que douteuse.
Le résultat est édifiant … tout cela pour l’obstination bornée d’une ministre.
Finalement, le plus intéressant dans la « fausse » alerte du Parisien / Aujourd’hui en France brandissant « Au secours : la clope revient » pour « vendre » le paquet à 10 euros des anti-tabac (voir NS 13 du 9 juillet), ce furent les témoignages des fumeurs. Mais, personne n’en a parlé et les mêmes anti-tabac ont dû refuser de lire, borgnes et ancrés dans leur déni de la réalité. Un fumeur est un citoyen conscient et responsable, pesant le pour et le contre et qui n’est pas prêt de lâcher son plaisir contre de fausses promesses.
• Graziella Vitti, 45 ans, aide puéricultrice, Colombes (92)
« J’ai essayé il y a deux ans, mais ça a été un échec, malgré les patchs. J’ai repris à 20 cigarettes par jour, à cause du stress et de problèmes familiaux. J’achète du tabac à rouler depuis quatre ans car c’est moins cher, j’économise 200 euros par mois par rapport à des cigarettes. En janvier, je suis allée en Belgique faire des réserves, avec des amies pour baisser le coût du trajet. Je le referai ».
• Alain Demory, 61 ans, consultant, Le Vésinet (78)
« Parce que j’aime ça ! J’ai commencé jeune par des Gitanes sans filtre, puis j’ai arrêté il y a vingt ans, et j’ai repris, cette fois, des blondes. Parfois, je pense à arrêter avant d’avoir des problèmes de santé. Je trouve scandaleux et hypocrite que l’État se serve autant sur les prix des paquets sous couvert de santé publique. Quant à l’e-cigarette, c’est comme une poupée gonflable, ça ne remplace pas la réalité ».
• Guillaume Plard, 27 ans, consultant recrutement, Vernon (27)
« Je viens de reprendre. Cinq cigarettes par jour, à cause d’une situation stressante alors que j’avais arrêté depuis deux ans. J’étais passé à l’e-cigarette, comme deux de mes collègues, avec qui je fumais dans notre bureau. Je ne pense pas arrêter pour l’instant, même si le paquet passe à 10 euros. Ce prix limiterait la consommation des ados. Je soutiens les plans de santé, car le tabac coûte cher à la Sécurité sociale ».
• Anna Prugne, 35 ans, paysagiste, Montreuil (93)
« Parce que je n’en ai pas envie. J’en ai marre des la hausse du tabac, du regard porté sur les fumeurs et de l’esprit d’interdiction. Faire des économies m’a traversé l’esprit, mais je suis sûre que cet argent irait dans le quotidien, les sorties. J’ai essayé l’e-cigarette : en trois jours, j’ai perdu la première et on m’a volé la deuxième. Alors à 80 euros les deux, j’ai trouvé ça cher ».
• Cynthia Ludomir, 25 ans, cuisinière, Bouillante (Guadeloupe)
« J’ai bien tenté de stopper il y a un an, à cause de la hausse des prix. Je n’ai tenu que deux jours … J’ai essayé l’e-cigarette, mais j’avais l’impression de ne rien fumer, alors elle dort dans un tiroir. Si le paquet passe à 10 euros, je pense que j’irai voir un médecin pour qu’il m’aide à arrêter, peut-être avec des patchs, car les chewing-gum, ça ne marche pas. Ma mère a arrêté il y a dix ans. Donc, je me dis que c’est possible ».
« Nous sommes 13 millions » s’adresse aux fumeurs adultes et responsables. En application de la législation française sur le tabac, les mineurs de moins de 18 ans ne sont pas autorisés à naviguer sur ce site.