Président du PDL (Parti Libéral Démocrate), Aurélien Véron a pris sa plume pour adresser une lettre ouverte, publiée sur Figaro Vox du 8 avril, à la ministre de la Santé. Objet : le matraquage de ses mesures-phares – le paquet neutre et à dix euros – qui conduit à prendre « les Français pour de grands enfants » et à les éduquer « tout au long de leur vie à coups de taxes et de trique ». Extraits
« … En première lecture à l’Assemblée nationale, votre texte n’avait été voté que par 56 voix contre 54. Beaucoup de députés, y compris de votre majorité, étaient et restent opposés à cette mesure qui présente le double inconvénient d’être inefficace en matière de santé publique et dangereuse pour la sécurité des Français. A raison. Depuis plusieurs décennies, les fumeurs connaissent bien les risques inhérents à leur vice. Tous ont vu les ravages du tabac sur des proches. Le rôle de votre ministère devait se cantonner à informer les jeunes avant qu’ils ne fassent leur choix, pas à doubler le prix des paquets de cigarettes en 10 ans, ce qui permet à l’Etat d’engranger 80% du prix des cigarettes, soit 14 milliards d’euros de taxes en 2015 sur le dos des fumeurs.
« Ce matraquage n’a d’ailleurs pas eu plus d’effet sur la consommation tabagique que l’affichage obscène de photos de poumons noircis ou de mâchoires édentées sur les paquets.
« Vous prenez les Français pour de grands enfants incapables de faire face à leurs vices qui présentent, comme nombre de plaisirs, un caractère addictif. Vous vous estimez légitime à poursuivre l’éducation des gens tout au long de leur vie à coup de taxes et de trique. L’Etat hygiéniste prend une tournure de plus en plus inquiétante avec l’élargissement de sa traque morale au mauvais gras, au mauvais sucre, au mauvais alcool et à tout ce que vous vous chargez de labelliser « mauvais » pour notre santé dont vous prétendez prendre soin à notre place. Ne vous étonnez pas que les Français se rebellent et perdent toute considération pour une classe politique qui les traite avec tant de condescendance. Laissez-nous vivre … et mourir du vice qui nous sied. Lire la suite »





