Mar 052019
 

Nous ne résistons pas au plaisir de reproduire le billet d’humeur de Philippe Schmidt paru dans La Provence du 1er mars … « premier jour avant la prochaine augmentation des prix ». 

« Les fumeurs pourront dire merci à Emmanuel Macron. Car le Président ne mollit pas sur l’augmentation du prix du tabac. Il y va à la schlague.

« Cette nuit, le paquet de clopes a pris 60 centimes. En 2020, une seule cigarette coûtera alors 50 centimes. Sans doute le signe d’une société qui se police, en acceptant que l’État tape au portefeuille ses administrés qui choisissent de s’empoisonner. C’est pour leur bien … Le résultat est la baisse du nombre d’accros à la nicotine – moins un million en un an, paraît-il – même si notre région reste la plus enfumée du pays avec 32 % de pratiquants.

« Il n’y a donc que le fric qui compte. Car les campagnes de prévention ne sont pas nouvelles. Lequel des 12 millions de fumeurs réguliers ignore que le cancer du poumon lui pend au nez  ? On aimerait – les buralistes aussi – que l’État fasse preuve d’autant de courage pour mater la contrebande.

« À Marseille, on peut acheter dans la rue en toute impunité des cigarettes bien moins chères. Sont-elles vraies ou sont-ce des contrefaçons farcies de saloperies encore plus cancérigènes ? On l’ignore. Mais la schlague fonctionne donc à géométrie variable sur un problème identique. C’est plus facile de faire raquer le consommateur légal. Qui est naturellement tenté de se fournir au coin de la rue. Ça fera toujours baisser le nombre officiel de fumeurs. »

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Mar 032019
 

Vous avez vu cela, vous ? On augmente d’un coup de 50 ou 60 centimes, un produit de consommation courante (encore à moins de 10 euros), que plusieurs millions de consommateurs vont acheter quasiment une fois par jour, et pas le moindre coup de grisou ?

Les buralistes ? Eux-mêmes, n’avaient pas vraiment l’air au courant. Les médias ? Quasiment pas un mot. Et une information relativement discrète dans un coin, le matin même.

Le prix du paquet de clopes aura augmenté de 50, voire 60 centimes d’euros, d’un coup, ce 1er mars. Sans que l’on entende bruisser, gronder, hurler le moindre groupe de fumeurs.

La résignation, le fatalisme … nouvelles addictions des fumeurs. C’est le silence des agneaux, ou quoi ?

Jo Bazizin

Fév 242019
 

5, 4, 3, 2, 1, 0 … partez. Le compte à rebours a commencé. Et si vous pouvez, faites des provisions. Vendredi 1er mars, le missile « taxe » va encore frapper.

Plus 50 centimes par paquet de cigarettes a programmé le Gouvernement dans sa quête du « Graal » : le paquet à 10 euros fin 2020.

Et les fumeurs vont être doublement touchés : le portemonnaie, bien sûr. Mais aussi avec un rappel plutôt « lourdingue » sur la mise au ban d’une société qui nous « veut tant de bien ». On entend déjà les habituelles sornettes sur cet écervelé de fumeur qui accepte de banquer.

Le président de la République (fumeur de cigares occasionnel, à ce qu’il parait) semblait pourtant vouloir tempérer une certaine frénésie de fiscalité galopante, au regard de l’effet boomerang des « Gilets Jaunes » avec la taxe sur le diesel (et autres …).

Manque de chance pour les fumeurs, il a oublié ou maintenu celle-là, entérinée par le Parlement il y a un an, comptant certainement sur la passivité d’une population fataliste.

Manque de chance pour les caisses de l’État, le fumeur français a le choix d’aller acheter (en toute légalité, selon certaines limites) son tabac (même pas made in France) hors Hexagone : là où il n’y a pas d’effet « surtaxe ».

Quant à celles et ceux qui ont décidé de réduire ou d’arrêter, ce ne sera pas la résultante d’une fiscalité effrénée, faute d’être comportementale, mais bien d’un libre choix, là encore : oui, des individus qui adorent fumer et l’assument, cela existe encore. D’autant que de la nicotine, si c’est cela le problème, on peut en trouver ailleurs …

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Juin 102018
 

Ce n’est pas forcement votre buraliste qui va vous prévenir … Alors, « Nous sommes 13 millions fumeurs adultes et responsables » vous informe.

Certains avaient dû se réjouir de voir le prix de leurs paquets diminuer, en mai. Une joie de courte durée, puisque la hausse est de retour pour très bientôt.

En effet, un arrêté du 7 juin, publié ce samedi au Journal officiel, annonce une augmentation au 2 juillet pour des paquets jusque-là les moins chers.

Les marques qui avaient laissé leurs prix aux alentours des 7,50 euros vont appliquer une hausse comprise entre 10 et 30 centimes d’euros. À titre d’exemple. Les Benson and Hedges Original Red coûteront bientôt 7,80 euros, contre 7,50 auparavant. Les Wilson Connect Blue prendront, elles, 10 centimes pour atteindre 7,70 euros.

Pas de hausse, en revanche, pour Marlboro Red et de Camel Filters, qui resteront respectivement à 8 et 7,90 euros. Tout cela est précisé par un communiqué de l’AFP.

On n’a pas fini d’avoir le tournis avec cette valse des étiquettes … jusqu’au paquet à 10 euros en 2020 !

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Mar 022018
 

Et ce sont, bien entendu les fumeurs qui en sont les victimes : trop passives, toujours trop passives …

Selon un article édifiant des Échos (1er mars), la hausse des prix d’hier, c’est près de 500 millions de recettes fiscales en plus pour l’État, plus exactement pour la Sécurité sociale. Alors que la reprise économique commence à combler le déficit … C’est bien une opération haro sur le pouvoir d’achat des fumeurs.

Évidemment, on les culpabilise avec l’argument rabâché : le tabagisme, c’est la « première » cause de mortalité évitable et donc, forcément, des dépenses de santé. Nos ministres des Comptes publics et de la Santé ont donc préféré insister sur les implications pour la santé publique, avec « une nouvelle étape franchie pour la prévention de l’entrée dans le tabagisme et [l’incitation] des fumeurs à s’arrêter de fumer ». Mais silence radio sur le remplissage des caisses de l’État. Hypocrites.

Et le pouvoir d’achat dans tout ça ? Nos grands stratèges de la santé publique comptent bien sur le fait qu’on n’arrête pas franchement. C’est le « jeu de l’élastique ».

L’État se base dans ses calculs « sur une hypothèse d’élasticité prix de -0,75, à savoir qu’une hausse de 10 % du prix est censée se traduire par une baisse de 7,5 % des volumes vendus ». D’où les 500 millions dans les caisses de la Sécu. Lire la suite »