Nov 162020
 

Le moral des Français en berne à chaque intervention du Premier ministre … celui du Père Noël aussi. 

Parmi les activités en berne, l’opération de santé publique #MoisSansTabac « en novembre, on arrête ensemble ». Un petit 100 000 inscrits sur le site à l’allumage, presque 119 000 à mi-parcours. Difficile d’atteindre les 203 000 de l’an dernier, déjà en recul par rapport à 2018.

•• C’est le rôle des pouvoirs publics de pousser les fumeurs à l’abstinence, au sevrage ou … au vapotage d’ailleurs. Mais là, cette campagne 2020 ce n’est pas franchement le meilleur moment. D’autant que le Gouvernement a reconduit le tabac en même temps comme produit essentiel pour les fumeurs adultes et responsables.

Il faut dire qu’avec le stress…

•• Car elle est caractéristique … cette attitude bipolaire des pouvoirs publics vis-à-vis des fumeurs : un jour c’est la pression fiscale maximale, deux jours avant c’est « on arrête ensemble » … alors que l’isolement est imposé et que le stress grandit face à la peur sanitaire et la prise de conscience des lourdes conséquences économiques.

Ce n’était vraiment pas le mois.

La mère déchaînée

Nov 052020
 

Quelques spots publicitaires complètement noyés dans le flot de la programmation télévisuelle ; des affiches que l’on ne remarque même plus sur les vitrines de pharmacies transformées en arbres de noël publicitaires …

Mal barrée cette édition 2020 du #MoisSansTabac qui se voudrait le mois des bonnes intentions deux mois avant les vœux. La Covid ravage toutes les bonnes intentions.

Certaines études ont mesuré qu’un fumeur sur quatre fume plus qu’à l’ordinaire depuis que la Covid nous est tombé dessus comme une chape de plomb. Et le télétravail conduirait directement à la surconsommation. De quoi faire partir en fumée tous les discours normatifs … sanitaires … moralisateurs, frayeurs … donneurs de leçons … et tous les Mois sans Tabac de l’année.

Comme quoi les Grandes Gueules de la lutte anti-tabac se retrouvent contraintes de la jouer à bas bruit devant la dure réalité de la nature.

Raymand Serna

Oct 312018
 

Sur ce site, on aime plus les propos décalés que les pensées « politiquement » correctes.

Alors, cet éditorial de Philippe David sur Sud Radio nous a plutôt amusé … au moment du démarrage du #MoisSansTabac dont on nous rabâche les oreilles et dont on ne connaît vraiment pas bien les résultats. À moins que Le Mois sans tabac ne serve strictement à rien !

« Il entrera en vigueur demain, comme tous les ans, lui … c’est le mois sans tabac.

« Car c’est un vœu pieux, comme toutes ces bonnes actions … on est, bien sûr, contre la violence, contre la guerre, contre le cancer, contre le sida, contre les accidents de la route et comme tout vœu pieux. Le Mois sans tabac ne sert à rien ! Lire la suite »

Nov 292017
 

Une journaliste de France 3 Grand Est a testé le « Moi(s) sans tabac » à la demande de sa rédaction. Bilan humoristique …

« Oui j’ai dit oui. Avec le recul, je ne sais pas ce qui m’a pris. Faut dire que c’était bien présenté : « Tu veux pas faire le mois sans tabac ? Tu fumes, tu fais du web, c’est nickel non ? Allez ça va être drôle, allez quoi … » Nickel, c’est ça, ouais.

•• Cette proposition, on me l’a faite mi-octobre. Le 17 exactement, je m’en souviens parfaitement. Me suis dit « Oula, poulette, va falloir en profiter d’ici le 1er novembre parce qu’après … ben c’est fini ».

Alors je me suis préparée physiquement : un paquet de clopes par jour pour compenser le mois que je perdrais a priori (notez bien le a priori, c’est très important pour la suite). En savourant chaque seconde, chaque bouffée, ouvrant grand mes alvéoles pulmonaires …

Et puis, surtout, commencer un peu aussi ma préparation psychique : paraîtrait que c’est le plus important. Pour ça :  no problemo, j’ai la parade. « Les Inconnus » (« Le tabac c’est tabou ») en boucle pendant 3 jours et 3 nuits.

•• Quel est l’idiot qui s’est dit « Tiens le 1er novembre, c’est le jour parfait pour arrêter de fumer » ? Le jour de la Toussaint, le jour le plus déprimant de l’année avec le 11 novembre. Il fait gris, il fait froid, les gens font la gueule … y a qu’une petite cigarette pour illuminer cette journée. Non non. Je peux pas, j’ai dit à tout le monde que j’arrêtais. Si je craque le premier jour, franchement, c’est la honte. En fait craquer le premier jour c’est même carrément ne pas avoir essayé non ? J’en suis là. Déjà.

Je reste au lit. Comme ça bon, la cigarette, j’y pense moins, je dors quoi. Sinon au pire y a Netflix. C’est long mon dieu. Il est midi.

•• Je décide de prendre les choses en main, je suis journaliste, je m’informe. Allez zou. Je m’inscris sur « Moi(s) sans tabac » non sans avoir pris au préalable une pastille à la menthe. Sur le site ils disent qu’il y a 120 000 participants. Et moi j’en serais pas capable ???? En plus, en photo, ils ont l’air heureux. Ils sourient.

Je commence par une batterie de tests, question de voir ma motivation, les raisons obscures qui me poussent à fumer, mes habitudes …. Une psychanalyse tabacologique ? J’adore. Ils disent que je suis motivée et que le plus dur est fait : ça mérite une petite taffe ça. Lire la suite »

Nov 122017
 

L’humoriste Daniel Morin n’allait pas rater le « Moi(s) sans tabac » … le défi collectif du mois de novembre pour nous inciter à arrêter.

Voici son billet de ce dimanche 12 novembre, en entame de son émission « Vous les femmes », sur France Inter …

« Aujourd’hui dimanche 12 novembre ça va. Enfin « ça va », on fait aller !

« Ça fait maintenant 12 jours qu’on est obligé de se cacher pour fumer une malheureuse clope. Et ouais les gars, c’est le mois sans tabac, le mois de novembre ! Moi j’ai tenu une demie heure !

« Non mais, merde, c’est quoi ces décisions de fascistes !  Le mois sans tabac ! et pourquoi pas le mois sans drogues, tant qu’on y est !

« Alors, ok on joue à ça. Ok, je veux bien faire le mois sans tabac, mais on fait aussi le mois « tabac obligatoire ». Ouais, obligatoire. Tout le monde doit cloper pendant un mois, à raison d’un paquet par jour.

« Et quand je dis tout le monde, c’est tout le monde. Les hommes, les femmes, les vieux, les enfants, tout le monde, même les malades, rien à foutre !

« La clope, la clope, la clope.

« Chez soi, dans la rue, dans les transports en commun, dans les maternités, dans les hospices, partout ! »