Déc 262020
 

Ils ont encore frappé fort, ces dernières semaines. 

•• Prix. Lors de la dernière augmentation du 1er novembre (point d’orgue du paquet à 10 euros), on a entendu parler de pause fiscale pour 2021. Pour l’industrie du tabac et les débitants, peut-être … mais on s’aperçoit qu’il y a une nouvelle grille de prix applicable au 1er janvier et le matraquage continue.

Marlboro, Rothmans, certaines Lucky Strike … s’affichent à 0,10 euro de plus. La Marlboro cartonne à 10,50 euros désormais.

De quoi optimiser le juteux marché français avec les paquets les plus chers d’Europe alors que les Français ne décrochent pas tant que ça du tabac classique.

•• Achats frontaliers. Tempête sous un crâne à la frontière franco-andorranne pour les emplettes tabac.

En fonction du site de résidence, les quantités autorisées ne sont pas les mêmes. Et les automobilistes contrôlés un par un par les douaniers au début, ont eu du mal à comprendre les règles du jeu, faute de mode d’emploi clair et net.

En résumé, c’est 2 paquets pour les « frontaliers immédiats » (15 kilomètres à vol d’oiseau, alors que peu de gens n’habitent dans ces montagnes ), pour les autres c’est 300.

La communication n’a été ni brillante ni claire, et les douaniers ont peut-être des missions plus importantes que de compter une par une les cigarettes. Mais là aussi l’État cherche à préserver les recettes d’une manne fiscale aboutissant au paquet le plus cher d’Europe.

•• Mois sans Tabac. Quelle idée de lancer une nouvelle édition de cette campagne anti-tabac en pleine pandémie ! Aveugles et bornées les autorités sanitaires, le fiasco était annoncé : 125 783 inscrits sur le site « on arrête ensemble » contre 203 175 l’année dernière.

Il était quasi certain que privé de sorties et de distractions, on n’allait pas se brancher sur une appli vous relançant toutes les 30 minutes avec une question énervante (« tu tiens, bravo » « tu as rejoint la communauté, bravo »). Pas très fins psychologues les experts tabacologues.

Comment voulez-vous adhérer ensuite à des opérations gérées par des experts « à côté de la plaque » qui ne captent pas les bonnes priorités au bon moment. Il en est de leur crédibilité. Tant pis pour eux.

Bonne fin d’année tout de même et formons le vœu que tous ces acteurs impitoyables qui prennent les fumeurs pour des « débiles addicts » s’attachent à fournir un produit de qualité à la hauteur de son prix : avec le paquet neutre, les goûts avaient changé ; avec le paquet à 10 euros, ça recommence !

La Mère déchaînée

Nov 052020
 

Quelques spots publicitaires complètement noyés dans le flot de la programmation télévisuelle ; des affiches que l’on ne remarque même plus sur les vitrines de pharmacies transformées en arbres de noël publicitaires …

Mal barrée cette édition 2020 du #MoisSansTabac qui se voudrait le mois des bonnes intentions deux mois avant les vœux. La Covid ravage toutes les bonnes intentions.

Certaines études ont mesuré qu’un fumeur sur quatre fume plus qu’à l’ordinaire depuis que la Covid nous est tombé dessus comme une chape de plomb. Et le télétravail conduirait directement à la surconsommation. De quoi faire partir en fumée tous les discours normatifs … sanitaires … moralisateurs, frayeurs … donneurs de leçons … et tous les Mois sans Tabac de l’année.

Comme quoi les Grandes Gueules de la lutte anti-tabac se retrouvent contraintes de la jouer à bas bruit devant la dure réalité de la nature.

Raymand Serna

Oct 312018
 

Sur ce site, on aime plus les propos décalés que les pensées « politiquement » correctes.

Alors, cet éditorial de Philippe David sur Sud Radio nous a plutôt amusé … au moment du démarrage du #MoisSansTabac dont on nous rabâche les oreilles et dont on ne connaît vraiment pas bien les résultats. À moins que Le Mois sans tabac ne serve strictement à rien !

« Il entrera en vigueur demain, comme tous les ans, lui … c’est le mois sans tabac.

« Car c’est un vœu pieux, comme toutes ces bonnes actions … on est, bien sûr, contre la violence, contre la guerre, contre le cancer, contre le sida, contre les accidents de la route et comme tout vœu pieux. Le Mois sans tabac ne sert à rien ! Lire la suite »

Nov 292017
 

Une journaliste de France 3 Grand Est a testé le « Moi(s) sans tabac » à la demande de sa rédaction. Bilan humoristique …

« Oui j’ai dit oui. Avec le recul, je ne sais pas ce qui m’a pris. Faut dire que c’était bien présenté : « Tu veux pas faire le mois sans tabac ? Tu fumes, tu fais du web, c’est nickel non ? Allez ça va être drôle, allez quoi … » Nickel, c’est ça, ouais.

•• Cette proposition, on me l’a faite mi-octobre. Le 17 exactement, je m’en souviens parfaitement. Me suis dit « Oula, poulette, va falloir en profiter d’ici le 1er novembre parce qu’après … ben c’est fini ».

Alors je me suis préparée physiquement : un paquet de clopes par jour pour compenser le mois que je perdrais a priori (notez bien le a priori, c’est très important pour la suite). En savourant chaque seconde, chaque bouffée, ouvrant grand mes alvéoles pulmonaires …

Et puis, surtout, commencer un peu aussi ma préparation psychique : paraîtrait que c’est le plus important. Pour ça :  no problemo, j’ai la parade. « Les Inconnus » (« Le tabac c’est tabou ») en boucle pendant 3 jours et 3 nuits.

•• Quel est l’idiot qui s’est dit « Tiens le 1er novembre, c’est le jour parfait pour arrêter de fumer » ? Le jour de la Toussaint, le jour le plus déprimant de l’année avec le 11 novembre. Il fait gris, il fait froid, les gens font la gueule … y a qu’une petite cigarette pour illuminer cette journée. Non non. Je peux pas, j’ai dit à tout le monde que j’arrêtais. Si je craque le premier jour, franchement, c’est la honte. En fait craquer le premier jour c’est même carrément ne pas avoir essayé non ? J’en suis là. Déjà.

Je reste au lit. Comme ça bon, la cigarette, j’y pense moins, je dors quoi. Sinon au pire y a Netflix. C’est long mon dieu. Il est midi.

•• Je décide de prendre les choses en main, je suis journaliste, je m’informe. Allez zou. Je m’inscris sur « Moi(s) sans tabac » non sans avoir pris au préalable une pastille à la menthe. Sur le site ils disent qu’il y a 120 000 participants. Et moi j’en serais pas capable ???? En plus, en photo, ils ont l’air heureux. Ils sourient.

Je commence par une batterie de tests, question de voir ma motivation, les raisons obscures qui me poussent à fumer, mes habitudes …. Une psychanalyse tabacologique ? J’adore. Ils disent que je suis motivée et que le plus dur est fait : ça mérite une petite taffe ça. Lire la suite »

Nov 122017
 

L’humoriste Daniel Morin n’allait pas rater le « Moi(s) sans tabac » … le défi collectif du mois de novembre pour nous inciter à arrêter.

Voici son billet de ce dimanche 12 novembre, en entame de son émission « Vous les femmes », sur France Inter …

« Aujourd’hui dimanche 12 novembre ça va. Enfin « ça va », on fait aller !

« Ça fait maintenant 12 jours qu’on est obligé de se cacher pour fumer une malheureuse clope. Et ouais les gars, c’est le mois sans tabac, le mois de novembre ! Moi j’ai tenu une demie heure !

« Non mais, merde, c’est quoi ces décisions de fascistes !  Le mois sans tabac ! et pourquoi pas le mois sans drogues, tant qu’on y est !

« Alors, ok on joue à ça. Ok, je veux bien faire le mois sans tabac, mais on fait aussi le mois « tabac obligatoire ». Ouais, obligatoire. Tout le monde doit cloper pendant un mois, à raison d’un paquet par jour.

« Et quand je dis tout le monde, c’est tout le monde. Les hommes, les femmes, les vieux, les enfants, tout le monde, même les malades, rien à foutre !

« La clope, la clope, la clope.

« Chez soi, dans la rue, dans les transports en commun, dans les maternités, dans les hospices, partout ! »