Mai 212020
 

N’en déplaise aux experts autoproclamés en santé publique, la nicotine pourrait être utilisée pour son effet protecteur contre le Covid-19. C’est ainsi que Le Point de cette semaine introduit un éditorial signé Jean-François Bouvet, docteur en neurobiologie.

« Parmi la litanie des solutions invoquées pour enrayer la pandémie de Covid-19, une publication mise en ligne le 22 avril, celle des Comptes rendus de l’Académie des Sciences, a fait grand bruit. Pensez les signataires de cet article – dont les premiers sont les professeurs Jean-Pierre Changeux (Collège de France, Institut Pasteur) et Zahir Amoura (Pitié-Salpêtrière, Sorbonne) – envisagent l’utilisation de la nicotine comme substance thérapeutique. Certes, la nicotine est responsable de l’addiction au tabac, avec les conséquences morbides que l’on sait, mais elle aurait aussi un effet protecteur vis-à-vis du Covid-19. Et ce en se liant aux récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine avec lesquels interagirait le virus Sars-CoV-2.

•• « Ce ne serait pas la première fois qu’une substance aux effets délétères se verrait créditée d’une action bénéfique. Le curare est un poison végétal dont les chasseurs amérindiens enduisent leurs flèches pour paralyser leurs proies ? Oui mais en bloquant les mêmes récepteurs nicotiniques, il provoque une relaxation musculaire indispensable pour intuber un malade en réanimation. L’alcool est un fléau ? Oui, mais les solutions hydroalcooliques nous protègent du Covid …  Bref, pour paraphraser Aristote, la nature a horreur du manichéisme.

•• « Alle Dinge sind Gift, und nichts ohne Gift ; allein die Dosis macht daß ein Ding kein Gift ist » : toutes les choses sont poison, et rien n’est exempt de poison ; seule la dose fait qu’une chose n’est pas poison, considérait l’alchimiste et médecin suisse Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim (1493-1541), plus connu sous le nom de Paracelse … On pourrait ajouter que tout dépend des conditions, du temps d’exposition, du mode d’application. Lire la suite »

Mai 152020
 

Il y a moins d’une semaine la porte-parole du Gouvernement, Sibeth Ndiaye, était prise en flagrant délit, cigarette au bec dans son bureau de l’Élysée, par BFMTV.

L’hebdomadaire Le Point, dans un récit des huit dernières semaines du couple exécutif Macron / Philippe, nous dévoile une anecdote que l’on n’oubliera pas. Le contexte : un après-dîner de travail de la majorité, mercredi 4 mars, dans le jardin d’hiver de l’Élysée …

« Là seulement, un verre de whisky ou un ballon de cognac à la main, on desserre la cravate, on se détend un peu. Ce sont encore les jours heureux. Le Premier ministre s’autorise une imitation de Jacques Chirac. Le président, qui aime bien plaisanter, trait de caractère qu’on lui connaît peu, se marre. Exceptionnellement, il s’accorde même une cigarette – Brigitte n’est pas là. Philippe fume avec lui. « Et Philippe Grangeon (un conseiller, ndlr) tape des clopes à tout le monde ! » dit en souriant l’un des happy few ».

Mai 122020
 

Avec la crise sanitaire, les fumeurs semblent sortis du bois … Non seulement, on a vu des queues se former devant les buralistes. On découvre aussi qu’on fume à l’Élysée.

Ainsi, la veille du déconfinement, la porte-parole du Gouvernement, Sibeth Ndiaye, a été filmée quelques minutes avant une intervention en direct sur BFMTV, pianotant sur son téléphone et cigarette à la bouche dans son bureau de l’Élysée.

Politiquement pas correcte, la bourde … la journaliste/ animatrice s’est empressée de plaisanter : « vous avez vu, elle est en train de se préparer. Elle était dans son bureau, peut-être pas tout à faire consciente qu’elle était filmée ». Quelques minutes plus tard, la chaîne a présenté ses excuses.

Mai 012020
 

On l’attendait avec impatience le billet de Gaspard Koenig quant à l’hypothèse de la « nicotine comme agent protecteur contre le coronavirus » … D’autant qu’on n’est débordé ni par les activités, ni par les penseurs non-conformistes en ce moment.

En bon pourfendeur de l’État nounou, il y invite l’État à la modestie « notamment dans ses prescriptions sur les conduites à tenir dans notre vie quotidienne ». Extraits issus de sa tribune hebdomadaire dans les Échos.

•• « Ma chère maman, qui fume depuis un bon demi-siècle et ne répond à mes admonestations que par un irréfutable « c’est ma vie », m’a triomphalement présenté la dernière trouvaille dans la lutte contre le coronavirus : la nicotine protégerait du Covid en empêchant le virus de se fixer sur les récepteurs des cellules (hypothèse formulée par le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux). (…) Désormais, quand elle sort une cigarette, ma chère maman me lance : « je prends mon   médicament ».

•• « Imaginons un instant que ce remède inattendu soit efficace . Le ministre de la Santé, soucieux de montrer l’exemple, allumera une clope en pleine conférence de presse, comme autrefois Simone Veil. Lire la suite »

Fév 252020
 

Pour une fois qu’un média ne nous tire pas dans les pattes …

Une grande entreprise espagnole vient d’être autorisée par la justice à faire pointer les salariés qui prennent une pause cigarette ou une pause-café a annoncé BFM/RMC dans Bourdin Direct de ce 25 février. Mais est-ce une mesure qui pourrait arriver en France ? 

Le Code du travail français impose 20 minutes minimum de pause par journée de plus de 6 heures.

•• Exemple : trois fois par jour, deux femmes descendent par ascenseur du 17e étage pour une pause cigarette. C’est donc plus de deux heures qui partent en fumée chaque semaine. Mais ce n’est pas du temps perdu, jurent-elles. « Ça nous permet d’échanger sur des sujets souvent professionnels » explique l’une d’elles. « Finalement la pause clope devient l’occasion de continuer le travail » ajoute l’autre.

« Certains prennent une pause clope toutes les heures. Mais bon, j’en vois au café, je descends, ils sont à la pause-café, je remonte, ils y sont toujours. Pour moi, ce n’est pas une question de fumeur ou non-fumeur » assure le responsable informatique de l’entreprise.

•• Beaucoup d’entreprises ne contrôlent pas les temps de pause de leurs salariés tout simplement parce qu’elles n’y ont pas intérêt, explique l’avocat spécialiste en droit du travail Emmanuel Gayat.

« On ne va pas contrôler le temps qui est pris pour des petites pauses afin de ne pas avoir à décompter tout le temps de travail parce qu’on constate beaucoup de salariés font beaucoup plus d’heures que ce pourquoi ils sont payés » indique-t-il.

Pour l’avocat maître Olivier Angotti, s’il y a un excès de pause de la part d’un employé c’est d’abord le signe d’une insatisfaction au travail : « ce n’est pas fautif de prendre une pause, cependant c’est fautif d’être dans l’abus et de ne plus faire le travail pour lequel on est payé ».

L’enjeu financier serait considérable pour les entreprises : selon une étude récente, 6 salariés sur 10 affirment faire des heures supplémentaires non reconnues.

Comme quoi, à travers la clope, on tombe sur d’autres problèmes …