Déc 052019
 

Décidemment, l’Institut Molinari a beaucoup à dire en ce moment. Dans la page « Idées & Débats » des Échos (édition 29 novembre), Cécile Philippe, sa présidente, lance une nouvelle alerte sur la révolte fiscale. 

« Tout le monde se souvient de la stupeur des politiques face au mouvement des « Gilets jaunes » suscité par une hausse de la fiscalité des carburants, a priori indolore. Pourtant, les appels récents à la reprise de la trajectoire carbone ou le passage du paquet de cigarettes à 10 euros laissent à penser que toutes les leçons de cet épisode de révolte fiscale n’ont pas été tirées.

•• « La théorie fiscale standard considère que la fiscalité directe est beaucoup plus douloureuse que la fiscalité indirecte. Ainsi, l’impôt sur le revenu serait moins facilement consenti que des impôts indirects, comme la TVA ou les droits d’accises (…) Rentables et efficaces, ces derniers sont progressivement devenus une source majeure de financement des États providence de nos riches démocraties, comme l’a montré Junko Kato, professeure de sciences politiques à Tokyo. Lire la suite »

Sep 142019
 

Coup de chapeau au chroniqueur et journaliste Éric Dior pour sa contribution au dernier numéro de Marianne. Il démontre avec brio la fonction centrale de bouc émissaire qu’endosse le fumeur dans et pour la société.

« Et vous, jeune homme, que faites-vous dans la vie ? » demandait une baronne victorienne à un jouvenceau prometteur imaginé par Oscar Wilde. « Je fume », répondait-il.  « C’est bien, concluait la douairière, car il est bon qu’un jeune homme ait une occupation ! » Une époque bénie où l’adepte de l’herbe à Nicot n’était pas encore traité comme un paria. Lire la suite »

Juin 302019
 

Les médias lui attribuaient 80 cigarettes par jour … Finalement, selon ses aveux dans la presse italienne (La Nuova Riviera), il ne consomme que trois paquets par jour. 

À 60 ans, Maurizio Sarri ne fait rien comme les autres : coach vénéré (puis honni) à Naples après de longues années d’anonymat, ancien entraîneur de Chelsea, où il ne sera resté qu’une seule saison, le temps de remporter la Ligue Europa, le nouveau technicien de la Juventus Turin s’est livré sans détours sur sa consommation. Lire la suite »

Mar 232019
 

Dans son blog sur Médiapart, Denys Laboutière (dramaturge, conseiller artistique) revient sur la dernière augmentation des prix du tabac du 1er mars, mise en place à la hussarde. Un déni de démocratie … à son avis. Extraits : 

« Fumeur invétéré (ni fier ni honteux de l’être), il ne m’est jamais venu à l’idée d’encourager qui que ce soit à commencer de tirer sur le moindre tuyau renfermant cette herbe à Nicot désormais diabolisée. 

Mais j’aimerais néanmoins qu’on foute la paix à mes finances qui ne sont pas si prodigues en évitant désormais qu’on les spolie, soit- disant pour des raisons sanitaires. Si l’État avait une réelle conscience que le tabac constitue un danger réel, il commencerait par interdire, en son propre pays, l’ouverture des officines agrémentées, au surplomb de leur devanture, de cette curieuse carotte rouge qui fit office de point de ralliement pour des drogués impénitents. Cela aurait le mérite d’être une politique claire et sereine et, surtout non hypocrite (…).

•• « Le plus indécent, chez Macron et ses ministres, fut ce coup de grâce supplémentaire, asséné ce 1er mars, avec une énième augmentation du paquet de cigarettes de 0,50 centimes d’euros. Sans que personne, pas même un média de presse ou télévisuel ou radiophonique d’habitude prompt à relayer l’information, n’avertisse les consommateurs.

« À moins que ces mêmes médias soient complices de ce silence, pour complaire au Château ? Car c’est devenu maintenant, depuis un an et demi, depuis l’avènement de la REM un réflexe : on ne communique surtout pas à l’avance la décision d’augmenter le prix des clopes. Journaux, radios, télévisions sont donc main dans la main avec les gouvernants : ce petit événement évident finit par le démontrer (…)

•• « Qu’est-ce donc que ce régime qui impose, ainsi, sa spoliation régulière des revenus de citoyens, sans que ceux-ci puissent protester de ce qui s’apparente réellement à un vol ? Un gouvernement vous fait les poches et l’on ne devrait pas s’en émouvoir ?

On se doute bien qu’aucun député (même s’il part en douce griller sa cibiche entre deux débats à l’Assemblée) n’ira défendre une politique en faveur de l’intoxication des citoyens.

•• « N’est-ce pas là le signe d’un mépris supplémentaire des populations que d’opérer à ce braquage éhonté de nos revenus ?

« En attendant, je trouve que, même si elle paraît dérisoire, cette énième façon d’empêcher les libertés – comme celle de manifester – est la preuve que ce régime autoritaire pollue bien plus l’atmosphère de démocratie qu’il ne le croit. 

Qu’il demeure incohérent comme ses prédécesseurs en n’interdisant tout simplement pas la consommation totale de tabac (mais au risque de se priver de copieuses taxes qui le nourrissent) et qu’il use d’une autorité méprisante, humiliante qui semble être devenue sa marque de fabrique préférée. Avec l’arrogance et la désinvolture qu’on lui connaît désormais. »

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Mar 052019
 

Nous ne résistons pas au plaisir de reproduire le billet d’humeur de Philippe Schmidt paru dans La Provence du 1er mars … « premier jour avant la prochaine augmentation des prix ». 

« Les fumeurs pourront dire merci à Emmanuel Macron. Car le Président ne mollit pas sur l’augmentation du prix du tabac. Il y va à la schlague.

« Cette nuit, le paquet de clopes a pris 60 centimes. En 2020, une seule cigarette coûtera alors 50 centimes. Sans doute le signe d’une société qui se police, en acceptant que l’État tape au portefeuille ses administrés qui choisissent de s’empoisonner. C’est pour leur bien … Le résultat est la baisse du nombre d’accros à la nicotine – moins un million en un an, paraît-il – même si notre région reste la plus enfumée du pays avec 32 % de pratiquants.

« Il n’y a donc que le fric qui compte. Car les campagnes de prévention ne sont pas nouvelles. Lequel des 12 millions de fumeurs réguliers ignore que le cancer du poumon lui pend au nez  ? On aimerait – les buralistes aussi – que l’État fasse preuve d’autant de courage pour mater la contrebande.

« À Marseille, on peut acheter dans la rue en toute impunité des cigarettes bien moins chères. Sont-elles vraies ou sont-ce des contrefaçons farcies de saloperies encore plus cancérigènes ? On l’ignore. Mais la schlague fonctionne donc à géométrie variable sur un problème identique. C’est plus facile de faire raquer le consommateur légal. Qui est naturellement tenté de se fournir au coin de la rue. Ça fera toujours baisser le nombre officiel de fumeurs. »

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