Déc 262019
 

La sortie et la promotion médiatique de « La Vérité » de Hirokazu Kore-eda (avec Deneuve et Binoche) nous ramènent à de multiples évocations de Catherine et de sa forte personnalité de fumeuse, ces jours-ci. Comme dans le Journal du Dimanche du 22 décembre.

Hirokazu Kore-eda, le cinéaste : « chaque matin, on se retrouvait dans sa loge pour discuter des scènes du jour, des répliques qu’elle trouvait trop longues ou trop courtes. Ce qui m’a surpris ? Je savais qu’elle fumait beaucoup mais je ne pensais pas que c’était à la chaîne ! »

• Juliette Binoche : « un jour, je lui ai demandé une cigarette, même si je ne fume pas vraiment alors qu’elle est connue pour fumer beaucoup, et partout. Elle me l’a refusée, à moi ! Et puis elle a fini par me lancer son paquet de Vogue. J’étais contente, enfin un peu d’intimité ! C’est devenu un clin d’œil entre nous.  Et puis à la fin de la projection du film au festival de San Sebastián en septembre, elle m’a dit : « tu veux une cigarette ? » C’était drôle ! On a eu une complicité d’actrices, de femmes … »

Oct 012019
 

À la fois comédien, présentateur, chroniqueur, humoriste, auteur et réalisateur, Mathieu Ducrez interprète, sur les planches du Théâtre Montmartre Galabru (Paris), « Confessions d’un fumeur ».

Le pitch : à 15 ans, Mathieu commence à fumer pour se prouver qu’il est un homme, 30 ans plus tard, il essaie d’arrêter pour la même raison.

Sur scène, au début, le personnage tient encore une cigarette et va raconter sa vie « en fumée », avec humour et lucidité. L’occasion de comprendre les mécanismes de la dépendance au tabac, une prise de conscience qui va l’amener à « redevenir enfin libre ».

Co-écrit avec des anciens fumeurs, le spectacle se veut tragi-comique, délivrant souvenirs et anecdotes : « la vie d’un fumeur est suffisamment absurde tordue et compliquée pour que tous les ingrédients de la comédie y soient réunis. Ce qu’on voulait absolument éviter c’était d’être moralisateur ou culpabilisateur » explique Mathieu. Lire la suite »

Août 312019
 

Un petit billet paru dans le quotidien régional L’Indépendant, sous la rubrique : « les curiosités de la langue française ».

« On peut imaginer que, dans quelques années, un amateur d’opéra, après avoir écouté Carmen, ira sans doute regarder dans le dictionnaire ce qu’est une cigarière.

« Dieu ne fumera plus de havanes, comme chantait Serge Gainsbourg, et Georges Brassens aura troqué sa pipe contre des patchs. Lire la suite »

Fév 122019
 

L’artiste à l’éternel cigare sort un double CD et triple vynil, compilation de ses succès, sous ce titre.

Le Parisien a rencontré Jacques Dutronc dans sa retraite corse. Il reconnaît qu’il ne boit plus … mais fume toujours le cigare.

Les journalistes sont d’ailleurs attendus à la porte par l’artiste, un cigare à la main et le sourire aux lèvres.

Que fait-il à 75 ans de ses longues journées d’hiver ? « On est bien ici, mais les journées d’hiver sont parfois longues » avoue-t-il, « je ne suis pas un solitaire, contrairement à l’image qu’on me donne, j’aime bien voir du monde. Malheureusement, il y a un paquet de copains qui se sont absentés, Johnny, Villeret, Serge (ndlr : Gainsbourg) … Heureusement qu’il y a Eddy, Lindon, Daho … » Lire la suite »

Fév 042019
 

L’historien Emmanuel de Waresquiel a reçu fin janvier le prix des Deux Magots pour « Le temps de s’en apercevoir » (L’Iconoclaste).

Un texte autobiographique où le spécialiste de la Révolution française livre ses réflexions sur le temps présent … dont cette morale de bazar qui tente notamment d’étouffer sa passion pour le tabac. Sans détours. « Dans un nuage de fumée », un chapitre de six pages. Extraits.

« Je ne sais combien de paquets de cigarettes j’ai pu fumer en écrivant mes livres. J’en allume une entre deux paragraphes, comme si la prochaine idée aller sortir d’un nuage, tel le génie de la fable …

•• « À la fin des années 1990, quand je travaillais encore dans l’édition, j’allais tous les matins à mon bureau avec mon chien et mon paquet de cigarettes. Ce serait impensable (et interdit) aujourd’hui.

« Il faut beaucoup de temps pour établir les libertés. Il en faut très peu pour les supprimer. Il faut toute une vie pour grandir. L’État s’en moque. Il excelle à faire froidement de nous, du jour au lendemain, une bande de mineurs irresponsables …

•• « Les fumeurs sont entrés dans la catacombe. On les prend pour des morts-vivants. Des sous-hommesJ’avais déjà expérimenté cela aux États-Unis où on les tolérait encore au restaurant à l’époque du président Reagan, mais en les mettant systématiquement à côté de la porte des cabinets. Lire la suite »