Oct 012019
 

À la fois comédien, présentateur, chroniqueur, humoriste, auteur et réalisateur, Mathieu Ducrez interprète, sur les planches du Théâtre Montmartre Galabru (Paris), « Confessions d’un fumeur ».

Le pitch : à 15 ans, Mathieu commence à fumer pour se prouver qu’il est un homme, 30 ans plus tard, il essaie d’arrêter pour la même raison.

Sur scène, au début, le personnage tient encore une cigarette et va raconter sa vie « en fumée », avec humour et lucidité. L’occasion de comprendre les mécanismes de la dépendance au tabac, une prise de conscience qui va l’amener à « redevenir enfin libre ».

Co-écrit avec des anciens fumeurs, le spectacle se veut tragi-comique, délivrant souvenirs et anecdotes : « la vie d’un fumeur est suffisamment absurde tordue et compliquée pour que tous les ingrédients de la comédie y soient réunis. Ce qu’on voulait absolument éviter c’était d’être moralisateur ou culpabilisateur » explique Mathieu.

« Vis-à-vis de la cigarette, chacun fait comme il veut ou plutôt comme il peut. Ce spectacle n’a pas la prétention d’être une énième méthode anti-tabac, mais si on peut donner quelques clés sur la dépendance à la nicotine et faire prendre conscience aux fumeurs qu’arrêter c’est possible. » Lire la suite »

Oct 312018
 

Sur ce site, on aime plus les propos décalés que les pensées « politiquement » correctes.

Alors, cet éditorial de Philippe David sur Sud Radio nous a plutôt amusé … au moment du démarrage du #MoisSansTabac dont on nous rabâche les oreilles et dont on ne connaît vraiment pas bien les résultats. À moins que Le Mois sans tabac ne serve strictement à rien !

« Il entrera en vigueur demain, comme tous les ans, lui … c’est le mois sans tabac.

« Car c’est un vœu pieux, comme toutes ces bonnes actions … on est, bien sûr, contre la violence, contre la guerre, contre le cancer, contre le sida, contre les accidents de la route et comme tout vœu pieux. Le Mois sans tabac ne sert à rien ! Lire la suite »

Juin 262018
 

Le porte-parole du Gouvernement, Benjamin Griveaux, vient d’arrêter de fumer. Un scoop … de Paris Match.

Ceci, après plusieurs tentatives infructueuses ; « cette fois, je me suis fait patcher », explique le quadra prêt à toute anecdote pour qu’on parle de lui. Comme tout politique. En 59 jours d’arrêt, il a comptabilisé 1 150 cigarettes en moins. Il fumait bien son paquet, le bougre.

Agnès Buzyn, qui le soutient, doit faire aussi ses comptes : un de plus qui a rejoint le million de fumeurs qui ont stoppé… miraculeusement en un an.

Benjamin Griveaux n’a pas suivi la méthode de sa collègue aux Transports. Élisabeth Borne vapote, même à l’Assemblée nationale. Et son e-cig ne la quitte pas en Conseil des ministres (en mode éteint, sûrement). Reste qu’elle n’a pas réussi à complètement enfumer les cheminots.

Il paraît que le Sébastien va se lancer dans la conquête de la ville de Paris aux élections municipales de 2020. Espérons qu’il ne va pas intégrer dans son programme « Paris sans tabac ». Genre réflexe de rage de repenti …

Qu’il tienne plutôt compte de nos souhaits de modestes fumeurs, adultes et responsables.  Nous, Parisiens fumeurs ou non-fumeurs, réclamons des cendriers, beaucoup de vrais cendriers.

La mère déchaînée.

Mar 272018
 

La presse féminine ne raconte pas que des idioties pour têtes de moineau …

Ainsi, Glamour a réagi rapidement à l’annonce par le Premier ministre, ce lundi 26 mars, d’un plan santé à « 400 millions d’euros d’investissements pour 5 ans ». Contre le tabagisme : le remboursement des traitements anti-tabac délivrés sur ordonnance, au lieu du forfait de prise en charge de substitution du tabac de 150 euros par an.

« Contrairement à l’alcoolisme, en France, le tabagisme n’est pas reconnu comme une maladie. Sauf que le Gouvernement instaure, désormais, implicitement un statut de malades pour les fumeurs. Et s’expose aux critiques : en gros, le fumeur s’est rendu dépendant, alors que le malade n’a pas choisi d’avoir la grippe …

« Mais d’après Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération Addiction, la dépendance est une lourde contrainte, qui nécessite cet accompagnement. « On ne peut que se réjouir qu’un remboursement soit mis à disposition », explique-t-il. « On est dépendant à des produits chimiques, et ce sont bien eux qui nous rendent malades. Ils accentuent l’arrivée de cancers, de maladies cardio-vasculaires… Les rembourser ? C’est la logique du médicament. » Lire la suite »

Nov 292017
 

Une journaliste de France 3 Grand Est a testé le « Moi(s) sans tabac » à la demande de sa rédaction. Bilan humoristique …

« Oui j’ai dit oui. Avec le recul, je ne sais pas ce qui m’a pris. Faut dire que c’était bien présenté : « Tu veux pas faire le mois sans tabac ? Tu fumes, tu fais du web, c’est nickel non ? Allez ça va être drôle, allez quoi … » Nickel, c’est ça, ouais.

•• Cette proposition, on me l’a faite mi-octobre. Le 17 exactement, je m’en souviens parfaitement. Me suis dit « Oula, poulette, va falloir en profiter d’ici le 1er novembre parce qu’après … ben c’est fini ».

Alors je me suis préparée physiquement : un paquet de clopes par jour pour compenser le mois que je perdrais a priori (notez bien le a priori, c’est très important pour la suite). En savourant chaque seconde, chaque bouffée, ouvrant grand mes alvéoles pulmonaires …

Et puis, surtout, commencer un peu aussi ma préparation psychique : paraîtrait que c’est le plus important. Pour ça :  no problemo, j’ai la parade. « Les Inconnus » (« Le tabac c’est tabou ») en boucle pendant 3 jours et 3 nuits.

•• Quel est l’idiot qui s’est dit « Tiens le 1er novembre, c’est le jour parfait pour arrêter de fumer » ? Le jour de la Toussaint, le jour le plus déprimant de l’année avec le 11 novembre. Il fait gris, il fait froid, les gens font la gueule … y a qu’une petite cigarette pour illuminer cette journée. Non non. Je peux pas, j’ai dit à tout le monde que j’arrêtais. Si je craque le premier jour, franchement, c’est la honte. En fait craquer le premier jour c’est même carrément ne pas avoir essayé non ? J’en suis là. Déjà.

Je reste au lit. Comme ça bon, la cigarette, j’y pense moins, je dors quoi. Sinon au pire y a Netflix. C’est long mon dieu. Il est midi.

•• Je décide de prendre les choses en main, je suis journaliste, je m’informe. Allez zou. Je m’inscris sur « Moi(s) sans tabac » non sans avoir pris au préalable une pastille à la menthe. Sur le site ils disent qu’il y a 120 000 participants. Et moi j’en serais pas capable ???? En plus, en photo, ils ont l’air heureux. Ils sourient.

Je commence par une batterie de tests, question de voir ma motivation, les raisons obscures qui me poussent à fumer, mes habitudes …. Une psychanalyse tabacologique ? J’adore. Ils disent que je suis motivée et que le plus dur est fait : ça mérite une petite taffe ça. Lire la suite »