Avr 132019
 

Cette phrase d’Édouard Philippe – en pleine et laborieuse restitution des chiffres du Grand Débat national, lundi dernier (il faudra attendre le discours du Grand Chef pour savoir quelles décisions politiques vont sortir de ce Grand Bordel) – a de quoi nous faire sourire jaune.

Si l’on nous a imposé, ici en France, des prix officiels du tabac disproportionnés par rapport à la moyenne de nos moyens … c’est bien parce que l’on voulait « nous dire » d’arrêter de fumer. Oui ou non ?

Et maintenant, le Premier ministre nous laisse entendre que le principe des taxes comportementales – il s’agit bien de cela – est à remettre en cause. Même s’il ne devait penser qu’au carburant, en l’occurrence.

Mais chiche !

Et l’on reste confondu par la légèreté avec laquelle tout cela est traité. Encore un petit tour de Gilets Jaunes … et Agnès Buzyn va nous sortir une enquête sur le vrai impact de la sur-fiscalisation du tabac. Sur le plan comportemental.

Je rêve …

Jo Bazizin

Mar 202019
 

Aéroports de Paris est sous les projecteurs avec le feu vert à sa privatisation. Il n’est pas question de prendre position, mais les fumeurs ont dû certainement constater une nette amélioration de leur traitement, visible au fur et à mesure des travaux de modernisation de CDG comme de Paris-Orly, désormais.

Il y a quelques années, seul le trottoir devant les bâtiments des aérogares organisait une zone fumeurs afin de canaliser les mégots, surtout. Puis on a vu apparaître des zones fumeurs dans l’enceinte, entre contrôle de sécurité et embarquement. Et pas des « cages » de verre, mais des « enceintes à l’air libre ».

Et pour prendre l’exemple de la transformation d’Orly, ce sont même plusieurs zones fumeurs qui sont proposées. Au départ comme à l’arrivée (à proximité de la livraison des bagages). Quand on fréquente ces espaces, on comprend aussi pourquoi : la pause-clope (ou vapotage) du personnel au sol. Les syndicats ont dû y contribuer … Imaginez le temps passé en contrôles …

Mar 032019
 

Vous avez vu cela, vous ? On augmente d’un coup de 50 ou 60 centimes, un produit de consommation courante (encore à moins de 10 euros), que plusieurs millions de consommateurs vont acheter quasiment une fois par jour, et pas le moindre coup de grisou ?

Les buralistes ? Eux-mêmes, n’avaient pas vraiment l’air au courant. Les médias ? Quasiment pas un mot. Et une information relativement discrète dans un coin, le matin même.

Le prix du paquet de clopes aura augmenté de 50, voire 60 centimes d’euros, d’un coup, ce 1er mars. Sans que l’on entende bruisser, gronder, hurler le moindre groupe de fumeurs.

La résignation, le fatalisme … nouvelles addictions des fumeurs. C’est le silence des agneaux, ou quoi ?

Jo Bazizin

Fév 242019
 

5, 4, 3, 2, 1, 0 … partez. Le compte à rebours a commencé. Et si vous pouvez, faites des provisions. Vendredi 1er mars, le missile « taxe » va encore frapper.

Plus 50 centimes par paquet de cigarettes a programmé le Gouvernement dans sa quête du « Graal » : le paquet à 10 euros fin 2020.

Et les fumeurs vont être doublement touchés : le portemonnaie, bien sûr. Mais aussi avec un rappel plutôt « lourdingue » sur la mise au ban d’une société qui nous « veut tant de bien ». On entend déjà les habituelles sornettes sur cet écervelé de fumeur qui accepte de banquer.

Le président de la République (fumeur de cigares occasionnel, à ce qu’il parait) semblait pourtant vouloir tempérer une certaine frénésie de fiscalité galopante, au regard de l’effet boomerang des « Gilets Jaunes » avec la taxe sur le diesel (et autres …).

Manque de chance pour les fumeurs, il a oublié ou maintenu celle-là, entérinée par le Parlement il y a un an, comptant certainement sur la passivité d’une population fataliste.

Manque de chance pour les caisses de l’État, le fumeur français a le choix d’aller acheter (en toute légalité, selon certaines limites) son tabac (même pas made in France) hors Hexagone : là où il n’y a pas d’effet « surtaxe ».

Quant à celles et ceux qui ont décidé de réduire ou d’arrêter, ce ne sera pas la résultante d’une fiscalité effrénée, faute d’être comportementale, mais bien d’un libre choix, là encore : oui, des individus qui adorent fumer et l’assument, cela existe encore. D’autant que de la nicotine, si c’est cela le problème, on peut en trouver ailleurs …

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Jan 162019
 

Paradoxe de cette année 2018 ! Les fumeurs ont moins acheté dans le réseau français, selon les statistiques parues (chute de 10 % des ventes) … mais qu’est-ce qu’ils ont rapporté ! 15 milliards de taxes sur le tabac. C’est énorme et c’est la première fois que cette lourde ponction fiscale atteint ce niveau record.

Mais attendez. Il n’y a pas que l’État qui s’enrichit. Les buralistes obtiennent leur part : 100 millions d’euros de rémunération en plus cette année (alors même qu’ils ont déjà obtenu des aides financées par les paquets qu’achètent les fumeurs, si j’ai bien compris …).

Tout cela étant le résultat de l’arme fatale « anti-tabac » : le prix, le prix, le prix … addition : + 15 % cette année.

État et buralistes vont pouvoir nous déployer un immense tapis rouge. Pendant que les fumeurs s’appauvrissent (sans oublier les autres taxes plombant leur pouvoir d’achat, l’inflation est montée à 1,8 % en France), d’autres s’enrichissent. Et on appelle cela de la santé publique !  Santé financière oui.

Comme le soulignait un commentateur de BFM : « des hausses calculées pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or ». C’est du bis repetita. Ce ne sont pas les Gaulois que l’on croit qui sont réfractaires aux changements.

La mère agitée