Juil 312020
 

Certains, dans cet aimable pays, ont une drôle de façon de vous souhaiter de bonnes vacances …

Déjà assombries dans le contexte de la Covid-19, elles sont assorties, à partir du 1er août, de ce que l’on peut appeler une interdiction supplémentaire : la restriction drastique des quantités de tabac achetées dans un pays étranger. Toutes ont été divisées par quatre et même si l’achat a été effectué à l’intérieur de l’Union européenne !

Après nous avoir matraqué avec les hausses permanentes de prix, puis le paquet neutre (une quasi-exception européenne), voilà le droit d’achat qui en prend un coup dans un espace européen de « libre-échange ».  Une notion que les pouvoirs publics semblent avoir oubliée.

Pour la santé publique ? Que nenni … Avec ce dernier baroud liberticide, les fumeurs ont le droit de fumer (autant qu’ils veulent) mais avec l’obligation d’acheter en France (un produit même pas fabriqué et empaqueté en France ). Après l’explosion des ventes de tabac durent le confinement, il aurait été dommage de laisser s’échapper ce magot … donc fermeture des vannes et appel au patriotisme.

On demande aux consommateurs de tabac de « sauver le soldat Ryan » : les taxes pour renflouer l’État et le réseau des débitants de tabac. 

Mais attendez, le fumeur français a déjà beaucoup donné et montré beaucoup de patience. Et n’est certainement pas ce contrebandier en puissance comme certains professionnels aiment à le laisser entendre dans les médias (drôle de façon de considérer les clients, soit dit en passant).

Alors sauvez le soldat Ryan … ça pourrait faire sourire …

Sauf qu’on est un consommateur européen s’adressant à un distributeur légal (hors frontière) et se tournant vers le meilleur prix, une qualité gustative supérieure (parce que les cigarettes du paquet neutre, ce n’est pas la même chose) et un emballage moins stigmatisant.

Sauf qu’on perd une fois de plus une liberté.

La mère déchaînée

Mar 102020
 

Si vous êtes accro à la nicotine, inutile d’envoyer un CV chez U-Haul.

Basée à Phoenix, dans l’Arizona, cette entreprise – spécialisée dans la location de matériel de déménagement et de stockage – qui compte 30  000 salariés vient d’annoncer qu’elle n’embauchera plus un seul « utilisateur de nicotine ». Lire la suite »

Fév 252020
 

Pour une fois qu’un média ne nous tire pas dans les pattes …

Une grande entreprise espagnole vient d’être autorisée par la justice à faire pointer les salariés qui prennent une pause cigarette ou une pause-café a annoncé BFM/RMC dans Bourdin Direct de ce 25 février. Mais est-ce une mesure qui pourrait arriver en France ? 

Le Code du travail français impose 20 minutes minimum de pause par journée de plus de 6 heures.

•• Exemple : trois fois par jour, deux femmes descendent par ascenseur du 17e étage pour une pause cigarette. C’est donc plus de deux heures qui partent en fumée chaque semaine. Mais ce n’est pas du temps perdu, jurent-elles. « Ça nous permet d’échanger sur des sujets souvent professionnels » explique l’une d’elles. « Finalement la pause clope devient l’occasion de continuer le travail » ajoute l’autre.

« Certains prennent une pause clope toutes les heures. Mais bon, j’en vois au café, je descends, ils sont à la pause-café, je remonte, ils y sont toujours. Pour moi, ce n’est pas une question de fumeur ou non-fumeur » assure le responsable informatique de l’entreprise.

•• Beaucoup d’entreprises ne contrôlent pas les temps de pause de leurs salariés tout simplement parce qu’elles n’y ont pas intérêt, explique l’avocat spécialiste en droit du travail Emmanuel Gayat.

« On ne va pas contrôler le temps qui est pris pour des petites pauses afin de ne pas avoir à décompter tout le temps de travail parce qu’on constate beaucoup de salariés font beaucoup plus d’heures que ce pourquoi ils sont payés » indique-t-il.

Pour l’avocat maître Olivier Angotti, s’il y a un excès de pause de la part d’un employé c’est d’abord le signe d’une insatisfaction au travail : « ce n’est pas fautif de prendre une pause, cependant c’est fautif d’être dans l’abus et de ne plus faire le travail pour lequel on est payé ».

L’enjeu financier serait considérable pour les entreprises : selon une étude récente, 6 salariés sur 10 affirment faire des heures supplémentaires non reconnues.

Comme quoi, à travers la clope, on tombe sur d’autres problèmes …

Jan 062020
 

Quels vœux doit-t-on se souhaiter entre fumeurs adultes et responsables ?

Que, déjà, ceux d’entre nous qui ont décidé d’arrêter – ou de diminuer drastiquement leur consommation – y arrivent. Ils ont nos encouragements. Nous avons tous besoin de nous aider. Et que les autres, nous autres, nous puissions bénéficier de quelque respect. Et du droit de tout citoyen à l’information.

•• Respect à la personne et à son libre choix responsable. Respect concernant tout droit à consommer, en respectant les règles, un produit légal. Droit, aussi, à l’information sur ce que l’on consomme. Lire la suite »

Sep 092019
 

La scène s’est déroulée, mardi 3 septembre, dans un café du 13e arrondissement de la capitale et a été relayée par Le Parisien

Présente sur place avec d’anciens pilotes et militaires du Vietnam pour leur rendez-vous mensuel, une fumeuse soutient avoir allumé une cigarette à quelques mètres du fumoir pour gagner du temps, avant de se diriger vers la zone dédiée. Selon elle, un policier a assisté à la scène et est intervenu.

•• Un brin rebelle, la retraitée a refusé de fournir ses papiers d’identité demandés par l’agent. « Je n’avais rien fait, ni tué ni agressé personne, on me demande mes papiers pour une cigarette ? Pas question ! » s’offusque la dame. S’est ensuivi un échange houleux qui a poussé le policier à vouloir menotter la retraitée. « Évidemment, j’ai crié et me suis débattue, il m’a serré le visage et les bras » raconte l’intéressée.

Son mari, âgé de 90 ans, n’a rien pu faire au moment où elle a finalement été embarquée les mains menottées dans le dos, sous le regard ébahi des personnes présentes dans le café. Sur place, elle assure ne pas avoir pu défendre son cas. Elle sera finalement relâchée … sur la promesse d’une amende de 68 euros.

•• La version de la police diffère quelque peu. Les forces de l’ordre auraient reçu un coup de fil d’un commerçant du quartier pour se plaindre d’une femme ivre qui fumait sa cigarette malgré l’interdiction. Elle aurait même été placée en cellule de dégrisement.

Niant énergiquement cette version, la retraitée a déposé une plainte dans le même commissariat, juste après avoir rendu visite au médecin pour qu’il puisse attester de ses blessures au poignet et au niveau de la mâchoire.