Jan 122020
 

Gruni est un chroniqueur à l’esprit libre et indépendant. Il n’est pas du genre à céder au politiquement correct. Dans Agoravox, il signe une tribune contre les opérations « sans … », à l’instar du Mois sans Tabac.

Son titre ? : « Mois sans alcool et sans moi ! »

« Ras-le-bol du « Mois sans tabac » ou des 40 jours sans viande et maintenant du mois de janvier sans alcool :  le « Janvier sec ». Peut-être qu’un jour des écolos vous proposeront le mois sans relation sexuelle pour limiter la surpopulation de notre planète. Non, trop c’est trop, ça dégouline de moraline partout ! 

Mais non, mais non, vous n’avez rien compris vous dira-t-on, le but de l’opération n’est pas de culpabiliser le fumeur ou le buveur qui ne boit jamais d’eau sans pastis. Non, il n’est pas question de vous faire la leçon de morale ou de vous apprendre à bien penser comme les gens comme il faut. L’objectif recherché serait uniquement de nous aider à mener une vie plus saine … Sans blague !

L’astuce d’une trentaine d’associations de santé publique et d’addictologie est de vous lancer un défi du genre : aurez -vous la volonté d’arrêter de boire ou de diminuer votre consommation d’alcool pendant un mois ? Sous-entendu que dans le cas contraire vous seriez un mou du bulbe sans aucune volonté, voire une lavette. Pire un loser (…)

Pour éviter les ciseaux de la censure d’une âme pure bien-pensante qui me voudrait du bien, le moment est venu d’ajouter les recommandations d’usage. C’est-à-dire de boire avec modération, car l’alcool tue comme le tabac des milliers de consommateurs tous les ans. 

Soit dit en passant, je reconnais que céder au politiquement correct est une lâcheté. Hélas, n’est pas Coluche qui veut. Son sketch « Gérard – le pinard ça devrait être obligatoire » serait probablement jugé scandaleux s’il sortait de nos jours. »

Déc 032018
 

L’actualité démontre, s’il en était besoin, que la taxe n’est pas la solution miracle pour jouer au « régulateur » sanitaire ou environnemental … Et que des mesures incitatives, laissant le libre choix, peuvent être efficaces.

Ainsi du tabagisme qu’on cherche à étouffer : à coups de taxes et de mesures discriminatoires, genre paquet neutre en France. Résultat : les Français restent sur le podium des fumeurs européens et « médaille d’or » pour l’achat sur le marché parallèle.

Mais, Big Bang ! Les substituts nicotiniques sont remboursés par la Sécurité Sociale depuis le printemps : 40 % des patchs et gommes à mâcher et 100 % en janvier prochain. Et comme par hasard, ça marche. Les ordonnances de médecin ont bondi de 66 % depuis et 300 000 Français en achètent chaque mois.

C’est plus convaincant que la fiscalité à l’aveugle ou, plus exactement, que la fiscalité répressive …

Mar 272018
 

La presse féminine ne raconte pas que des idioties pour têtes de moineau …

Ainsi, Glamour a réagi rapidement à l’annonce par le Premier ministre, ce lundi 26 mars, d’un plan santé à « 400 millions d’euros d’investissements pour 5 ans ». Contre le tabagisme : le remboursement des traitements anti-tabac délivrés sur ordonnance, au lieu du forfait de prise en charge de substitution du tabac de 150 euros par an.

« Contrairement à l’alcoolisme, en France, le tabagisme n’est pas reconnu comme une maladie. Sauf que le Gouvernement instaure, désormais, implicitement un statut de malades pour les fumeurs. Et s’expose aux critiques : en gros, le fumeur s’est rendu dépendant, alors que le malade n’a pas choisi d’avoir la grippe …

« Mais d’après Jean-Pierre Couteron, président de la Fédération Addiction, la dépendance est une lourde contrainte, qui nécessite cet accompagnement. « On ne peut que se réjouir qu’un remboursement soit mis à disposition », explique-t-il. « On est dépendant à des produits chimiques, et ce sont bien eux qui nous rendent malades. Ils accentuent l’arrivée de cancers, de maladies cardio-vasculaires… Les rembourser ? C’est la logique du médicament. » Lire la suite »

Fév 052018
 

Instructif, cet article du Figaro, de ce matin, sur la prochaine augmentation des prix du tabac (au 1er mars), déclenchant le passage du paquet à 10 euros en 2020.

Instructif et, malgré tout, réconfortant parce qu’il met en évidence que nos ministres en « culotte courte » ou genre « maîtresse d’école » ont des pouvoirs limités quand il s’agit d’économie libérale et de choix individuel.

Pour la faire courte, ils (les « culottes courtes ») voulaient imposer plus un euro sur tous les paquets de cigarettes. Sauf que certains fabricants ont dit non.  Ce sera 70 centimes pour le paquet le plus emblématique et pas un centime de plus. Quitte à rogner sur sa marge et à perdre jusqu’à « 45 millions de manque à gagner en 2018 » selon les estimations. Après tout, c’est son choix d’entreprise pour rester leader.

Pour nous les fumeurs, ça va relever à peu près de la même logique. On va perdre du pouvoir d’achat si on continue à consommer ? C’est notre choix et notre problème. Et les alternatives de toutes sortes ne manquent pas … De toute façon, l’argument de la perte de pouvoir d’achat ne faisait pas trop « santé publique ».

Pour manger, on fera le plein de Nutella bradé chez Intermarché, même si une loi sur l’alimentation va bientôt l’interdire ! Soit une de plus sur la liste des « contraintes dans la vie de tous les jours » qui s’allonge.

Sep 012017
 

Jeanne Moreau chantait le « tourbillon de la vie ». Notre nouveau président et son gouvernement « à la botte » nous emballent dans leur tourbillon du « on ne fait pas les choses en cent jours » mais nous assènent, dès le 1er janvier 2018, une hausse de la CSG de 1,7 point pour tous (sans contrepartie immédiate sur les charges sociales) et une hausse de 1 euro sur le prix du tabac ! 

On est endroit de penser que leur empathie va plutôt au portefeuille des citoyens … lesquels d’ailleurs les sanctionnent dans les sondages.

De toute façon, un Président qui vous dit « je crois en la reconstruction d’un héroïsme politique pour atteindre ce qui est compris comme impossible » … on peut s’en méfier.

Que notre jeune Président puisse souhaiter « que la génération à naître soit une génération sans tabac » pendant sa campagne électorale, c’est de bonne guerre. Mais qu’Emmanuel Macron dans son vent de « transformation profonde » utilise la recette, vieille comme Hérode, … du prix, c’est franchement décevant, pas moderne, ni sympa pour le fumeur adulte, responsable et qui ne va pas s’approvisionner à Barbès ou à Andorre. Pas encore.

Sophie Adriano