Nov 252019
 

Une dose d’humour en ce mois de nuages oppressants. Merci à la séquence « Clique sur Canal+ » de Mouloud Achour (c’était jeudi 21 novembre) et à l’humoriste Jonathan O’Donnell.

« Moi, j’en ai marre du mois de novembre. Ça me fatigue … C’est le « Mois sans tabac » … les gens sont énervés dans la rue. C’est le mois où le prix des cigarettes a augmenté … les gens sont énervés dans la rue.

•• Le paquet va bientôt passer à 10 euros et ils ont dit que c’était pour dissuader les gens de fumer. N’importe quoi ! Si tu veux vraiment dissuader tu mets le paquet à 300 balles. Les gens vont se calmer un petit peu … Et ça va devenir un produit de luxe. Avec des reportages sur BFM TV du genre : « les gens de l’équipe de France fument des cigarettes. Quelle indécence, ça coûte tellement cher ! ». Lire la suite »

Nov 042019
 

Le Figaro a publié, la semaine dernière, les résultats d’une étude du think-tank Molinari, relativement bien reprise dans les médias, au titre sans ambiguïté : « La fiscalité sur les carburants et les cigarettes : comment l’automobiliste et le fumeur ont été transformés en vaches à lait ».

Selon le mode de calcul de l’institut Molinari, les taxes diverses et variées s’appliquant sur les cigarettes pèsent ainsi jusqu’à … 554 % du prix de vente hors taxe. Concernant le carburant, elles atteignent 166 % du prix hors taxe à la pompe pour le SP 95 et 141 % pour le gazole. Bien loin, donc, des 20 % de TVA pesant sur les biens de consommation.

•• Ces prélèvements, très ciblés, rapportent 60 milliards d’euros de recettes fiscales aux finances publiques : un chiffre sans commune mesure avec l’importance économique des produits concernés, selon le point de vue de l’institut Molinari. « C’est 21 % de la fiscalité totale des biens et services, alors que les carburants et le tabac représentent 3,6 % de la consommation totale des ménages » souligne encore Cécile Philippe, présidente de l’institut Molinari.

Dans les produits de la fiscalité : 14 milliards d’euros proviennent de la TVA ; 33 milliards de la Taxe intérieure de Consommation sur les Produits énergétiques (TICPE) ; 13 milliards des Droits de Consommation sur le Tabac (DCT). Lire la suite »

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Oct 252019
 

La douloureuse est confirmée. Le prix des cigarettes va bien augmenter de 50 centimes ce 1er novembre. La énième hausse vers le billet de 10 euros (neuf précisément depuis l’arrivée de Macron).

Et comme vous ne verrez jamais une liste complète de prix affichée chez un buraliste, la voilà (lien).

Et merci à BFM d’avoir éclairé, en chiffres sonnants et trébuchants, ma lanterne sur le véritable objectif : vidons nos poches afin de mieux alimenter les caisses de l’État. Plus exactement, les comptes de la Sécurité sociale : quasi 16 milliards d’euros de recettes fiscales liées aux ventes de tabac fin 2020. Tout de même ! Lire la suite »

Mar 232019
 

Dans son blog sur Médiapart, Denys Laboutière (dramaturge, conseiller artistique) revient sur la dernière augmentation des prix du tabac du 1er mars, mise en place à la hussarde. Un déni de démocratie … à son avis. Extraits : 

« Fumeur invétéré (ni fier ni honteux de l’être), il ne m’est jamais venu à l’idée d’encourager qui que ce soit à commencer de tirer sur le moindre tuyau renfermant cette herbe à Nicot désormais diabolisée. 

Mais j’aimerais néanmoins qu’on foute la paix à mes finances qui ne sont pas si prodigues en évitant désormais qu’on les spolie, soit- disant pour des raisons sanitaires. Si l’État avait une réelle conscience que le tabac constitue un danger réel, il commencerait par interdire, en son propre pays, l’ouverture des officines agrémentées, au surplomb de leur devanture, de cette curieuse carotte rouge qui fit office de point de ralliement pour des drogués impénitents. Cela aurait le mérite d’être une politique claire et sereine et, surtout non hypocrite (…).

•• « Le plus indécent, chez Macron et ses ministres, fut ce coup de grâce supplémentaire, asséné ce 1er mars, avec une énième augmentation du paquet de cigarettes de 0,50 centimes d’euros. Sans que personne, pas même un média de presse ou télévisuel ou radiophonique d’habitude prompt à relayer l’information, n’avertisse les consommateurs.

« À moins que ces mêmes médias soient complices de ce silence, pour complaire au Château ? Car c’est devenu maintenant, depuis un an et demi, depuis l’avènement de la REM un réflexe : on ne communique surtout pas à l’avance la décision d’augmenter le prix des clopes. Journaux, radios, télévisions sont donc main dans la main avec les gouvernants : ce petit événement évident finit par le démontrer (…)

•• « Qu’est-ce donc que ce régime qui impose, ainsi, sa spoliation régulière des revenus de citoyens, sans que ceux-ci puissent protester de ce qui s’apparente réellement à un vol ? Un gouvernement vous fait les poches et l’on ne devrait pas s’en émouvoir ?

On se doute bien qu’aucun député (même s’il part en douce griller sa cibiche entre deux débats à l’Assemblée) n’ira défendre une politique en faveur de l’intoxication des citoyens.

•• « N’est-ce pas là le signe d’un mépris supplémentaire des populations que d’opérer à ce braquage éhonté de nos revenus ?

« En attendant, je trouve que, même si elle paraît dérisoire, cette énième façon d’empêcher les libertés – comme celle de manifester – est la preuve que ce régime autoritaire pollue bien plus l’atmosphère de démocratie qu’il ne le croit. 

Qu’il demeure incohérent comme ses prédécesseurs en n’interdisant tout simplement pas la consommation totale de tabac (mais au risque de se priver de copieuses taxes qui le nourrissent) et qu’il use d’une autorité méprisante, humiliante qui semble être devenue sa marque de fabrique préférée. Avec l’arrogance et la désinvolture qu’on lui connaît désormais. »

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Mar 052019
 

Nous ne résistons pas au plaisir de reproduire le billet d’humeur de Philippe Schmidt paru dans La Provence du 1er mars … « premier jour avant la prochaine augmentation des prix ». 

« Les fumeurs pourront dire merci à Emmanuel Macron. Car le Président ne mollit pas sur l’augmentation du prix du tabac. Il y va à la schlague.

« Cette nuit, le paquet de clopes a pris 60 centimes. En 2020, une seule cigarette coûtera alors 50 centimes. Sans doute le signe d’une société qui se police, en acceptant que l’État tape au portefeuille ses administrés qui choisissent de s’empoisonner. C’est pour leur bien … Le résultat est la baisse du nombre d’accros à la nicotine – moins un million en un an, paraît-il – même si notre région reste la plus enfumée du pays avec 32 % de pratiquants.

« Il n’y a donc que le fric qui compte. Car les campagnes de prévention ne sont pas nouvelles. Lequel des 12 millions de fumeurs réguliers ignore que le cancer du poumon lui pend au nez  ? On aimerait – les buralistes aussi – que l’État fasse preuve d’autant de courage pour mater la contrebande.

« À Marseille, on peut acheter dans la rue en toute impunité des cigarettes bien moins chères. Sont-elles vraies ou sont-ce des contrefaçons farcies de saloperies encore plus cancérigènes ? On l’ignore. Mais la schlague fonctionne donc à géométrie variable sur un problème identique. C’est plus facile de faire raquer le consommateur légal. Qui est naturellement tenté de se fournir au coin de la rue. Ça fera toujours baisser le nombre officiel de fumeurs. »

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