Juil 292021
 

Clin d’œil humoristique d’un journaliste canadien (Yves Boisvert, La Presse) couvrant les Jeux Olympiques. Il est fumeur. Tout comme un certain nombre de personnes qui accompagnent les délégations aux JO. Retour d’expérience. 

Tiens, une file. Ils sont une dizaine, dans la cour intérieure très zen du centre des médias. Pourquoi font-ils la queue, quelle que soit l’heure ?

•• Ils attendent leur tour pour pénétrer dans un rectangle délimité par des arbustes. C’est le coin fumeur. Il n’accepte que six grilleurs de clopes à la fois, chacun dans ses 4 mètres carrés. Pour savourer pleinement ce moment de détente en plein air, les fumeurs tournent le dos à la file. C’est pas super relaxant de voir dix gars et filles taper du pied en attendant qu’on ait pris sa dernière taffe. Lire la suite »

Juin 222021
 

Normalien et agrégé de philosophie, Nathan Denvers (22 ans) vient de publier aux éditions Grasset « Espace fumeur » dans lequel il dresse un portrait du fumeur au travers de ses expériences et de ses souvenirs personnels. Avec pour ligne conductrice, une question : peut-on s’arrêter de fumer sans oublier le fumeur qu’on a été ?

•• Dans ce livre, à mi-chemin entre l’essai et le récit, Nathan Devers raconte sa vie à la lumière de la relation qu’il a entretenue, pendant plus de dix ans, avec le tabac.

Il revient sur des expériences qu’ont sans doute partagées la plupart des fumeurs: la première cigarette, l’apparition de la dépendance, ses effets bénéfiques et néfastes, l’incapacité de faire quoi que ce soit sans « en allumer une », les vaines tentatives de sevrage – et puis l’invention d’une méthode, résolument personnelle, pour en finir avec cette addiction.

•• Outre le rôle de la dépendance, la cigarette est liée à l’idée de révolte et de désir. Selon l’auteur, « la cigarette a toujours été associée à la transgression, c’est-à-dire à la liberté. Pour donner un exemple, un enfant qui se rebelle contre ses parents fume. Il y a aussi l’apparition de la cigarette en politique comme par exemple avec les manifestations féministes aux États-Unis, les femmes se sont mises à fumer, sachant que jusqu’ici elles étaient exclues de la cigarette, c’était alors un véritable marqueur de liberté ». Lire la suite »

Avr 032021
 

En matière de taxes et impôts, l’État a dû faire, en 2020, contre mauvaise fortune bon cœur. Exception faite pour le tabac.

Selon le rapport annuel de la Douane, la fiscalité tabac (droits de consommation, en langage technocrate) ont rapporté 13 % de plus qu’en 2019. Si on ajoute la TVA, les buralistes français ont collecté l’an passé 18 milliards d’euros pour le compte de l’État.

•• Explication : du fait de la pandémie, les fumeurs n’ont pas pu se fournir autant que ces dernières années en cigarettes achetées à l’étranger, alors que le matraquage du paquet à 10 euros battait son plein. Avec les restrictions de déplacements, moins d’achats dans les pays frontaliers et fini le duty free … (même si ces moyens d’approvisionnement concernent une minorité, rappelons-le).

•• Alors BFMTV a sorti sa calculette : « rapporté à leur nombre estimé en France – ils sont 14 millions dont plus de 10 millions à griller au moins une cigarette par jour – la contribution financière moyenne d’un fumeur représente 1 285 euros. Et un accro au tabac (un paquet quotidien acheté chez le buraliste) a apporté, en 2020, plus de 3 000 euros aux budgets de l’État et de l’assurance maladie ».

L’hypocrisie continue puissance 10.

Mar 282021
 

Petite scène des coulisses de la vie politique, ce week-end, dans le supplément M du Monde. Ou plutôt, détail de la vie agitée du business des médias.

On aura beau nous en avoir servi des tartines sur l’indépendance de la presse. Ce sont les mêmes ficelles qui sont agitées. Celles où quelques marionnettistes arrangent ce qu’il faut arranger au-delà des vraies-fausses rivalités politico-financières.

Tout cela pour apprendre dans le M du Monde que Nicolas Sarkozy a arrangé, à la fin de l’été dernier, un dîner entre Emmanuel Macron et Vincent Bolloré, l’homme d’affaires propriétaire, notamment, de Canal et CNews et dont on sait qu’il n’est pas en odeur de sainteté à l’Élysée.

Détail qui nous intéresse. Nous citons : « À la fin du repas, le trio sort fumer un cigare, selon le rituel des businessmen. Malgré ce calumet de la paix, la hache de guerre ne sera pas enterrée. » Ah ! Ce détail qui nous renvoie aux effluves de l’ancien monde !

Oct 222020
 

« C’est un beauf qui veut qu’on le laisse fumer, conduire son gros 4×4 et chasser », voilà comment un macroniste de gauche décrivait de façon peu amène Éric Dupond-Moretti, en septembre dernier dans La Dépêche

Le nouveau Garde des Sceaux d’Emmanuel Macron l’assume … Et la cigarette est l’une de ces passions à laquelle il tient tout particulièrement.

Fumeur depuis de nombreuses années, l’actuel ministre de la Justice et ancien avocat n’a d’ailleurs pas hésité dans le passé à contourner quelque peu la loi pour assouvir son besoin de nicotine. Dans un article paru il y a deux semaines, Le Point dévoile ainsi une anecdote qui en dit long …

Il y a quelques années, celui qui était alors un ténor du barreau visitait régulièrement le bureau du juge d’instruction Gilbert Thiel au Palais de Justice de Paris. Pour des tractations légales ? Que nenni ! Lire la suite »