Avr 032021
 

En matière de taxes et impôts, l’État a dû faire, en 2020, contre mauvaise fortune bon cœur. Exception faite pour le tabac.

Selon le rapport annuel de la Douane, la fiscalité tabac (droits de consommation, en langage technocrate) ont rapporté 13 % de plus qu’en 2019. Si on ajoute la TVA, les buralistes français ont collecté l’an passé 18 milliards d’euros pour le compte de l’État.

•• Explication : du fait de la pandémie, les fumeurs n’ont pas pu se fournir autant que ces dernières années en cigarettes achetées à l’étranger, alors que le matraquage du paquet à 10 euros battait son plein.

Avec les restrictions de déplacements, moins d’achats dans les pays frontaliers et fini le duty free … (même si ces moyens d’approvisionnement concernent une minorité, rappelons-le).

•• Alors BFMTV a sorti sa calculette : « rapporté à leur nombre estimé en France – ils sont 14 millions dont plus de 10 millions à griller au moins une cigarette par jour – la contribution financière moyenne d’un fumeur représente 1 285 euros. Et un accro au tabac (un paquet quotidien acheté chez le buraliste) a apporté, en 2020, plus de 3 000 euros aux budgets de l’État et de l’assurance maladie ».

L’hypocrisie continue puissance 10.

Août 152020
 

En Espagne … nada de cigarette avec la cervezita toute fraîche à la terrasse d’un bar à tapas. Et nada de nada pour un petit paséo en front de mer pour consommer son cigare.

En plus du port forcé du masque, ils viennent de prendre la décision d’interdire de fumer dans la rue et à l’extérieur. Ou alors, il faut garantir une distance sanitaire d’un mètre cinquante.

•• Tout de suite, le nouveau maire écolo de Bordeaux (on vous livre le nom de cet illustre inconnu, Pierre Hurmic) s’est précipité devant le premier micro qui passe pour annoncer : « il ne faudra pas hésiter à prôner ce type d’interdiction ». Il ne parle même pas de distance sanitaire, lui. On va tout droit vers une nouvelle mesure vexatoire pour les fumeurs. Tellement facile.

•• Paraît-il qu’en rejetant la fumée, on expulse des gouttelettes susceptibles de propager le virus sur la terre entière. Sûr que l’on fait exprès de projeter notre fumée à la figure de la personne la plus proche. Et puis, il nous arrive de tousser … même. Alors là, notre compte est bon. Voilà la preuve irréfutable que nous sommes en train de contaminer le quartier. Coupables parce que fumeurs. Basta !

Et alors … le gamin boutonneux qui braille dans son portable ?
Et alors … le joggeur qui souffle comme une vache, en rythme peut-être, mais comme une vache quand même.
Et alors … quand cela nous prend de partir en éclats de rire, remède utile en ces temps d’angoisse.

Il n’y a pas projection de gouttelettes dans ces cas-là ? Vite, il faut interdire tout cela.

•• Notre préconisation : laissons à chacun la possibilité de gérer son stress et ses distances sanitaires impératives avec les autres. En fumant ou pas. Cela fait un bout de temps que nous évitons de gêner. La loi est déjà passée par là pour définir les lieux non-fumeurs. Dans les endroits autorisés, nous faisons attention. Comme tous nos concitoyens avec lesquels nous sommes égaux en droit.

La Mère déchaînée

Juil 312020
 

Certains, dans cet aimable pays, ont une drôle de façon de vous souhaiter de bonnes vacances …

Déjà assombries dans le contexte de la Covid-19, elles sont assorties, à partir du 1er août, de ce que l’on peut appeler une interdiction supplémentaire : la restriction drastique des quantités de tabac achetées dans un pays étranger. Toutes ont été divisées par quatre et même si l’achat a été effectué à l’intérieur de l’Union européenne !

Après nous avoir matraqué avec les hausses permanentes de prix, puis le paquet neutre (une quasi-exception européenne), voilà le droit d’achat qui en prend un coup dans un espace européen de « libre-échange ».  Une notion que les pouvoirs publics semblent avoir oubliée.

Pour la santé publique ? Que nenni … Avec ce dernier baroud liberticide, les fumeurs ont le droit de fumer (autant qu’ils veulent) mais avec l’obligation d’acheter en France (un produit même pas fabriqué et empaqueté en France ). Après l’explosion des ventes de tabac durent le confinement, il aurait été dommage de laisser s’échapper ce magot … donc fermeture des vannes et appel au patriotisme.

On demande aux consommateurs de tabac de « sauver le soldat Ryan » : les taxes pour renflouer l’État et le réseau des débitants de tabac. 

Mais attendez, le fumeur français a déjà beaucoup donné et montré beaucoup de patience. Et n’est certainement pas ce contrebandier en puissance comme certains professionnels aiment à le laisser entendre dans les médias (drôle de façon de considérer les clients, soit dit en passant).

Alors sauvez le soldat Ryan … ça pourrait faire sourire …

Sauf qu’on est un consommateur européen s’adressant à un distributeur légal (hors frontière) et se tournant vers le meilleur prix, une qualité gustative supérieure (parce que les cigarettes du paquet neutre, ce n’est pas la même chose) et un emballage moins stigmatisant.

Sauf qu’on perd une fois de plus une liberté.

La mère déchaînée

Mai 312020
 

En cette Journée sans Tabac du 31 mai, nous ne résistons pas au plaisir de vous rapporter cet extrait d’un article du Monde (édition datée du 29 mai) sur l’écrivain (avocat et conseiller de Présidents de la République) François Sureau … lequel appartient à cette aristocratie des fumeurs que sont les fumeurs de pipe. Fumeurs responsables et mesurés, s’il en est.

Extrait … Lire la suite »

Mai 012020
 

On l’attendait avec impatience le billet de Gaspard Koenig quant à l’hypothèse de la « nicotine comme agent protecteur contre le coronavirus » … D’autant qu’on n’est débordé ni par les activités, ni par les penseurs non-conformistes en ce moment.

En bon pourfendeur de l’État nounou, il y invite l’État à la modestie « notamment dans ses prescriptions sur les conduites à tenir dans notre vie quotidienne ». Extraits issus de sa tribune hebdomadaire dans les Échos.

•• « Ma chère maman, qui fume depuis un bon demi-siècle et ne répond à mes admonestations que par un irréfutable « c’est ma vie », m’a triomphalement présenté la dernière trouvaille dans la lutte contre le coronavirus : la nicotine protégerait du Covid en empêchant le virus de se fixer sur les récepteurs des cellules (hypothèse formulée par le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux). (…) Désormais, quand elle sort une cigarette, ma chère maman me lance : « je prends mon   médicament ».

•• « Imaginons un instant que ce remède inattendu soit efficace . Le ministre de la Santé, soucieux de montrer l’exemple, allumera une clope en pleine conférence de presse, comme autrefois Simone Veil. Lire la suite »