Déc 052019
 

Décidemment, l’Institut Molinari a beaucoup à dire en ce moment. Dans la page « Idées & Débats » des Échos (édition 29 novembre), Cécile Philippe, sa présidente, lance une nouvelle alerte sur la révolte fiscale. 

« Tout le monde se souvient de la stupeur des politiques face au mouvement des « Gilets jaunes » suscité par une hausse de la fiscalité des carburants, a priori indolore. Pourtant, les appels récents à la reprise de la trajectoire carbone ou le passage du paquet de cigarettes à 10 euros laissent à penser que toutes les leçons de cet épisode de révolte fiscale n’ont pas été tirées.

•• « La théorie fiscale standard considère que la fiscalité directe est beaucoup plus douloureuse que la fiscalité indirecte. Ainsi, l’impôt sur le revenu serait moins facilement consenti que des impôts indirects, comme la TVA ou les droits d’accises (…) Rentables et efficaces, ces derniers sont progressivement devenus une source majeure de financement des États providence de nos riches démocraties, comme l’a montré Junko Kato, professeure de sciences politiques à Tokyo. Lire la suite »

Nov 302019
 

Selon une étude menée – pour la troisième fois en Europe – par l’Institut économique Molinari), la France passe pour un pays plutôt « très moralisateur » concernant les produits dits de « vice » : à savoir le tabac, l’alcool, certains types de nourriture ou encore les boissons sucrées.

Si la France recule relativement dans le classement – de la 6ème place en 2017 à la 10ème place de 28 pays classés en fonction de la dureté de leur fiscalité et réglementation – c’est que la majorité des voisins européens renforcent également leur dispositif.

•• Outre les hausses successives du prix du tabac, l’étude met en exergue, pour la France, l’adoption du paquet neutre, l’interdiction totale de la publicité sur le tabac (y compris dans le point de vente) et l’interdiction de fumer dans bon nombre de lieux publics … en l’espace de quelques années seulement : « la France est devenue le 2ème pays de l’Union européenne en matière de taxes sur les fumeurs ( après ajustement en fonction des revenus ) et le 3ème en termes de recettes fiscales ». Lire la suite »

Oct 252019
 

La douloureuse est confirmée. Le prix des cigarettes va bien augmenter de 50 centimes ce 1er novembre. La énième hausse vers le billet de 10 euros (neuf précisément depuis l’arrivée de Macron).

Et comme vous ne verrez jamais une liste complète de prix affichée chez un buraliste, la voilà (lien).

Et merci à BFM d’avoir éclairé, en chiffres sonnants et trébuchants, ma lanterne sur le véritable objectif : vidons nos poches afin de mieux alimenter les caisses de l’État. Plus exactement, les comptes de la Sécurité sociale : quasi 16 milliards d’euros de recettes fiscales liées aux ventes de tabac fin 2020. Tout de même ! Lire la suite »

Avr 132019
 

Cette phrase d’Édouard Philippe – en pleine et laborieuse restitution des chiffres du Grand Débat national, lundi dernier (il faudra attendre le discours du Grand Chef pour savoir quelles décisions politiques vont sortir de ce Grand Bordel) – a de quoi nous faire sourire jaune.

Si l’on nous a imposé, ici en France, des prix officiels du tabac disproportionnés par rapport à la moyenne de nos moyens … c’est bien parce que l’on voulait « nous dire » d’arrêter de fumer. Oui ou non ?

Et maintenant, le Premier ministre nous laisse entendre que le principe des taxes comportementales – il s’agit bien de cela – est à remettre en cause. Même s’il ne devait penser qu’au carburant, en l’occurrence.

Mais chiche !

Et l’on reste confondu par la légèreté avec laquelle tout cela est traité.

Encore un petit tour de Gilets Jaunes … et Agnès Buzyn va nous sortir une enquête sur le vrai impact de la sur-fiscalisation du tabac. Sur le plan comportemental.

Je rêve …

Jo Bazizin

Jan 162019
 

Paradoxe de cette année 2018 ! Les fumeurs ont moins acheté dans le réseau français, selon les statistiques parues (chute de 10 % des ventes) … mais qu’est-ce qu’ils ont rapporté ! 15 milliards de taxes sur le tabac. C’est énorme et c’est la première fois que cette lourde ponction fiscale atteint ce niveau record.

Mais attendez. Il n’y a pas que l’État qui s’enrichit. Les buralistes obtiennent leur part : 100 millions d’euros de rémunération en plus cette année (alors même qu’ils ont déjà obtenu des aides financées par les paquets qu’achètent les fumeurs, si j’ai bien compris …).

Tout cela étant le résultat de l’arme fatale « anti-tabac » : le prix, le prix, le prix … addition : + 15 % cette année.

État et buralistes vont pouvoir nous déployer un immense tapis rouge. Pendant que les fumeurs s’appauvrissent (sans oublier les autres taxes plombant leur pouvoir d’achat, l’inflation est montée à 1,8 % en France), d’autres s’enrichissent. Et on appelle cela de la santé publique !  Santé financière oui.

Comme le soulignait un commentateur de BFM : « des hausses calculées pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or ». C’est du bis repetita. Ce ne sont pas les Gaulois que l’on croit qui sont réfractaires aux changements.

La mère agitée