Avr 132019
 

Cette phrase d’Édouard Philippe – en pleine et laborieuse restitution des chiffres du Grand Débat national, lundi dernier (il faudra attendre le discours du Grand Chef pour savoir quelles décisions politiques vont sortir de ce Grand Bordel) – a de quoi nous faire sourire jaune.

Si l’on nous a imposé, ici en France, des prix officiels du tabac disproportionnés par rapport à la moyenne de nos moyens … c’est bien parce que l’on voulait « nous dire » d’arrêter de fumer. Oui ou non ? Et maintenant, le Premier ministre nous laisse entendre que le principe des taxes comportementales – il s’agit bien de cela – est à remettre en cause. Même s’il ne devait penser qu’au carburant, en l’occurrence. Mais chiche !

Et l’on reste confondu par la légèreté avec laquelle tout cela est traité. Encore un petit tour de Gilets Jaunes … et Agnès Buzyn va nous sortir une enquête sur le vrai impact de la sur-fiscalisation du tabac. Sur le plan comportemental. Je rêve …

Jo Bazizin

Jan 162019
 

Paradoxe de cette année 2018 ! Les fumeurs ont moins acheté dans le réseau français, selon les statistiques parues (chute de 10 % des ventes) … mais qu’est-ce qu’ils ont rapporté ! 15 milliards de taxes sur le tabac. C’est énorme et c’est la première fois que cette lourde ponction fiscale atteint ce niveau record.

Mais attendez. Il n’y a pas que l’État qui s’enrichit. Les buralistes obtiennent leur part : 100 millions d’euros de rémunération en plus cette année (alors même qu’ils ont déjà obtenu des aides financées par les paquets qu’achètent les fumeurs, si j’ai bien compris …).

Tout cela étant le résultat de l’arme fatale « anti-tabac » : le prix, le prix, le prix … addition : + 15 % cette année.

État et buralistes vont pouvoir nous déployer un immense tapis rouge. Pendant que les fumeurs s’appauvrissent (sans oublier les autres taxes plombant leur pouvoir d’achat, l’inflation est montée à 1,8 % en France), d’autres s’enrichissent. Et on appelle cela de la santé publique !  Santé financière oui.

Comme le soulignait un commentateur de BFM : « des hausses calculées pour ne pas tuer la poule aux œufs d’or ». C’est du bis repetita. Ce ne sont pas les Gaulois que l’on croit qui sont réfractaires aux changements.

La mère agitée

Sep 162018
 

On la voit venir de loin, la pimpante secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, avec ses velléités d’organiser non seulement la collecte … mais aussi le recyclage des mégots. 

Bien sûr qu’il y a encore trop de mégots jetés dans la nature ou sur l’asphalte. Entre incivisme et manque de cendriers. Et il est normal que le fumeur soit premier acteur de la collecte en laissant, autant que faire se peut, son mégot dans un lieu ou objet dédié à cela.

•• Mais là, Brune Poirson semble vouloir aller plus loin. Elle demande aux fabricants de mettre en place une filière « de responsabilité élargie du producteur ». Comme pour les emballages ou l’électroménager. C’est ainsi que l’on impose une éco-contribution sur ces produits pour financer leur « seconde vie ». Et qui dit éco-contribution dit répercussion du prix sur le consommateur. Histoire de le rendre responsable ! La rude pédagogie du porte-monnaie. Lire la suite »

Avr 282018
 

Comment ne jamais arrêter la pression sur les fumeurs …

Accusé de creuser le trou de la Sécu – au budget pourtant largement abondé par les taxes sur le tabac – voilà que le fumeur nuit gravement à l’environnement et aux caisses des collectivités locales en jetant des mégots n’importe où. Alors, l’État dégaine vite son arme fatale : une taxe (ou éco-contribution, en plus soft) censée résoudre le problème. En gros, on demande aux fumeurs de financer (grâce à quelques centimes par paquet) les cendriers … qu’ils réclament depuis plus de dix ans Lire la suite »