Jan 122020
 

Gruni est un chroniqueur à l’esprit libre et indépendant. Il n’est pas du genre à céder au politiquement correct. Dans Agoravox, il signe une tribune contre les opérations « sans … », à l’instar du Mois sans Tabac.

Son titre ? : « Mois sans alcool et sans moi ! »

« Ras-le-bol du « Mois sans tabac » ou des 40 jours sans viande et maintenant du mois de janvier sans alcool :  le « Janvier sec ». Peut-être qu’un jour des écolos vous proposeront le mois sans relation sexuelle pour limiter la surpopulation de notre planète. Non, trop c’est trop, ça dégouline de moraline partout ! 

Mais non, mais non, vous n’avez rien compris vous dira-t-on, le but de l’opération n’est pas de culpabiliser le fumeur ou le buveur qui ne boit jamais d’eau sans pastis. Non, il n’est pas question de vous faire la leçon de morale ou de vous apprendre à bien penser comme les gens comme il faut. L’objectif recherché serait uniquement de nous aider à mener une vie plus saine … Sans blague !

L’astuce d’une trentaine d’associations de santé publique et d’addictologie est de vous lancer un défi du genre : aurez -vous la volonté d’arrêter de boire ou de diminuer votre consommation d’alcool pendant un mois ? Sous-entendu que dans le cas contraire vous seriez un mou du bulbe sans aucune volonté, voire une lavette. Pire un loser (…)

Pour éviter les ciseaux de la censure d’une âme pure bien-pensante qui me voudrait du bien, le moment est venu d’ajouter les recommandations d’usage. C’est-à-dire de boire avec modération, car l’alcool tue comme le tabac des milliers de consommateurs tous les ans. 

Soit dit en passant, je reconnais que céder au politiquement correct est une lâcheté. Hélas, n’est pas Coluche qui veut. Son sketch « Gérard – le pinard ça devrait être obligatoire » serait probablement jugé scandaleux s’il sortait de nos jours. »

Fév 032018
 

« Lire tue … la pensée unique ».

Elle frappe fort la quatrième de couverture de l’ouvrage signé par Gérard Cherbonnier : « La volupté littéraire du tabac » (éditions du Petit Pavé qu’il a créées en 1995).

L’auteur y explique ensuite :

« Le tabac : être pour ou être contre ne doit pas nous empêcher d’accéder à la connaissance de notre littérature, de notre culture. Les écrivains, les poètes, ont toujours écrit, sauf peut-être de nos jours, en raison de la période moraliste et puritaine que nous vivons, sur ou par l’herbe qui fume et enfume. 

« Comment notre société a-t-elle pu passer de la lutte antitabac à la lutte anti-fumeurs ? N’est-il pas aussi grave de retirer la pipe du portrait d’un acteur, de censurer le poème d’un fumeur, que d’aimer la clope qui les a fait rêver d’un monde sans censeur ?  Lire la suite »