Mai 312020
 

En cette Journée sans Tabac du 31 mai, nous ne résistons pas au plaisir de vous rapporter cet extrait d’un article du Monde (édition datée du 29 mai) sur l’écrivain (avocat et conseiller de Présidents de la République) François Sureau … lequel appartient à cette aristocratie des fumeurs que sont les fumeurs de pipe.

Fumeurs responsables et mesurés, s’il en est.

Extrait :

« La pipe de François Sureau finira par être aussi fameuse que celle de Magritte.

« Gamin, il voulait devenir écrivain, et est bientôt tombé sur une photo de Rimbaud avec une pipe en terre.  Il a couru s’en acheter une.

« Je n’avais rien vécu, je n’avais rien connu, rien à dire qui vaille, sourit le vieux jeune homme. Je voulais la panoplie de l’écrivain, et dans cette panoplie, il y avait la pipe. »

C’était pour lui une manière d’entrer dans le film, comme dans « La Rose pourpre du Cair » de Woody Allen. Il y est, désormais, avec « L’Or du Temps », son nouveau livre, où tous les hommes qu’il cite fument la pipe.

Fév 042019
 

L’historien Emmanuel de Waresquiel a reçu fin janvier le prix des Deux Magots pour « Le temps de s’en apercevoir » (L’Iconoclaste).

Un texte autobiographique où le spécialiste de la Révolution française livre ses réflexions sur le temps présent … dont cette morale de bazar qui tente notamment d’étouffer sa passion pour le tabac. Sans détours. « Dans un nuage de fumée », un chapitre de six pages. Extraits.

« Je ne sais combien de paquets de cigarettes j’ai pu fumer en écrivant mes livres. J’en allume une entre deux paragraphes, comme si la prochaine idée aller sortir d’un nuage, tel le génie de la fable …

•• « À la fin des années 1990, quand je travaillais encore dans l’édition, j’allais tous les matins à mon bureau avec mon chien et mon paquet de cigarettes. Ce serait impensable (et interdit) aujourd’hui.

« Il faut beaucoup de temps pour établir les libertés. Il en faut très peu pour les supprimer. Il faut toute une vie pour grandir. L’État s’en moque. Il excelle à faire froidement de nous, du jour au lendemain, une bande de mineurs irresponsables …

•• « Les fumeurs sont entrés dans la catacombe. On les prend pour des morts-vivants. Des sous-hommesJ’avais déjà expérimenté cela aux États-Unis où on les tolérait encore au restaurant à l’époque du président Reagan, mais en les mettant systématiquement à côté de la porte des cabinets. Lire la suite »

Oct 292018
 

Dispersion de 300 dessins originaux de Jacques Faizant, à Drouot ce mardi 30 octobre. À l’occasion du centenaire de sa naissance.

On se rappelle du trait si particulier et tellement efficace de celui qui a illustré tant de unes du Figaro. Et qui est décédé en 2006. Des aquarelles seront également en vente. Mais aussi ce qui l’a indubitablement aidé dans son inspiration : ses pipes. Dont une à son effigie qui lui avait été offerte par la Confrérie des maitres pipiers de Saint-Claude.

Mar 132018
 

Ne vous méprenez pas : « Nicotine » (éditions Autrement) n’est pas un guide pour arrêter de fumer, mais une analyse minutieuse, teintée d’humour noir, des mécanismes de l’addiction et des rapports ambigus que l’on peut entretenir à la cigarette.

De la révélation de la première bouffée à la toute dernière clope, l’écrivain allemand Gregor Hens retrace les origines de sa longue relation à la nicotine et détaille ses multiples tentatives pour s’en défaire.

La première fois, c’est arrivé lors de la nuit de la Saint-Sylvestre 1970. Avec une Kim. Il avait cinq ans. Ce soir-là, on tirait, en famille, des feux d’artifice depuis les trottoirs de Cologne.

Sa mère sortit de son manteau de fourrure un paquet de Kim dont elle tira une cigarette. Une longue tige fine et light qu’elle alluma avant de la tendre à l’enfant, l’invitant à allumer une mèche de fusée du bout de la braise incandescente. « Il faut que tu tires dessus, sinon elle va s’éteindre ». Autre époque, autres mœurs. Ce soir-là, écrit Gregor Hens, c’est peut-être la première fois qu’il s’est senti lui-même.

Quarante ans plus tard, le romancier et traducteur a fumé « plus de cent mille cigarettes ». Dans des bibliothèques et des salles de cours, sur des navires et des sommets de montagnes, sur le méridien zéro à Greenwich et la longitude 180° aux îles Fidji. Il a clopé comme on aime. Sans rien regretter. Il l’assure « chaque cigarette que j’ai fumée était une bonne cigarette » Aujourd’hui, il a arrêté. Jusqu’à la prochaine. Lire la suite »

Fév 032018
 

« Lire tue … la pensée unique ».

Elle frappe fort la quatrième de couverture de l’ouvrage signé par Gérard Cherbonnier : « La volupté littéraire du tabac » (éditions du Petit Pavé qu’il a créées en 1995).

L’auteur y explique ensuite :

« Le tabac : être pour ou être contre ne doit pas nous empêcher d’accéder à la connaissance de notre littérature, de notre culture. Les écrivains, les poètes, ont toujours écrit, sauf peut-être de nos jours, en raison de la période moraliste et puritaine que nous vivons, sur ou par l’herbe qui fume et enfume. 

« Comment notre société a-t-elle pu passer de la lutte antitabac à la lutte anti-fumeurs ? N’est-il pas aussi grave de retirer la pipe du portrait d’un acteur, de censurer le poème d’un fumeur, que d’aimer la clope qui les a fait rêver d’un monde sans censeur ?  Lire la suite »