Nov 122017
 

L’humoriste Daniel Morin n’allait pas rater le « Moi(s) sans tabac » … le défi collectif du mois de novembre pour nous inciter à arrêter.

Voici son billet de ce dimanche 12 novembre, en entame de son émission « Vous les femmes », sur France Inter …

« Aujourd’hui dimanche 12 novembre ça va. Enfin « ça va », on fait aller !

« Ça fait maintenant 12 jours qu’on est obligé de se cacher pour fumer une malheureuse clope. Et ouais les gars, c’est le mois sans tabac, le mois de novembre ! Moi j’ai tenu une demie heure !

« Non mais, merde, c’est quoi ces décisions de fascistes !  Le mois sans tabac ! et pourquoi pas le mois sans drogues, tant qu’on y est !

« Alors, ok on joue à ça. Ok, je veux bien faire le mois sans tabac, mais on fait aussi le mois « tabac obligatoire ». Ouais, obligatoire. Tout le monde doit cloper pendant un mois, à raison d’un paquet par jour.

« Et quand je dis tout le monde, c’est tout le monde. Les hommes, les femmes, les vieux, les enfants, tout le monde, même les malades, rien à foutre !

« La clope, la clope, la clope.

« Chez soi, dans la rue, dans les transports en commun, dans les maternités, dans les hospices, partout ! »

Nov 042017
 

La prévention auprès des jeunes, ce n’est pas encore ça … à en croire le dernier baromètre de la mutuelle étudiante Smerep sur le tabagisme des étudiants et des lycées, publiée à une semaine de l’opération « Moi(s) sans tabac 2017 ».

Au passage, on se dira qu’il est toujours aussi nécessaire d’analyser finement les mécanismes complexes amenant des jeunes à faire appel à une expérience dont ils sont largement informés du danger létal. Le paquet neutre n’est-il pas en place depuis le 1er janvier ? Et le paquet neutre n’était-il pas destiné, prioritairement, à dissuader les jeunes ?

•• Revenons à l’étude, conduite par l’institut Opinion Way en mai 2017 pour la Smerep, dans laquelle 26 % des étudiants se déclarent fumeurs occasionnels ou réguliers, contre 22 % l’an passé.Et parmi eux, près de 20 % ne souhaitent pas arrêter de fumer.

Seuls les étudiants d’Ile-de-France renverseraient la tendance : 26 % de fumeurs en 2017 contre 29 % en 2016.

•• Concernant les lycéens, 15 % se disent actuellement fumeurs, dont plus de 30 % ne souhaitent pas arrêter de fumer. C’est un peu mieux que l’année dernière lorsqu’ un sur deux déclarait ne pas vouloir stopper le tabac dans les douze prochains mois. Pour les étudiants et les lycées prêts à l’arrêt, la préservation de la santé reste cependant prioritaire comme motivation (avec respectivement 62 % et 47 %). La question financière est retenue par 40 % des étudiants et 33 % des lycéens.

•• 86 % des étudiants ont arrêté par leur volonté seule. Les différentes méthodes de sevrage semblent quasi-inexistantes parmi eux. Sauf en Ile-de-France où il y est fait clairement référence : 9 % des étudiants ont utilisé l’e-cigarette, 6 % des gommes nicotiniques et 3 % l’hypnose ou la médecine douce.

•• La Smerep a édité une brochure intitulée « Tabac, cannabis, j’arrête, je respire » ayant pour but d’encourager tous les jeunes à participer à l’opération « Moi(s) sans tabac  » ; « même si plus de 90 % des étudiants et des lycéens déclarent être déjà informés sur les dangers de la consommation de tabac », rappelle la mutuelle.

Août 122017
 

Par curiosité ou par envie d’arrêter, allez faire un tour sur Tabac Info Service … l’outil mis à la disposition des fumeurs pour dire stop au tabac. D’autant que l’opération « Moi(s) sans tabac » est en cours de préparation pour novembre 2017.

S’ils ont enfin compris que la stigmatisation « ça ne paie pas », on reste un peu dubitatif sur les messages d’encouragement rencontrés sur Facebook.

Autant on comprend les piqures d’incitation « soft », du genre : « un cours d’initiation au yoga à partir de deux paquets » ou « un week-end pour deux à Capri (vol + hôtel) à partir de dix   cartouches » ou encore « les randonnées en montagne ne s’apparentent plus à une épreuve olympique ».

Autant on est heurté par les « astuces » infantilisantes destinées à soutenir les personnes en plein sevrage. Exemples.

• « Sur le point de craquer. Prenez un papier et un crayon et laissez s’exprimer le Picasso qui est en vous » : pas sûr de ne pas sortir énervé de l’épreuve (ndlr). Lire la suite »

Nov 082016
 

sondage-odoxaC’est à l’occasion d’un sondage sur la campagne « Moi(s) sans tabac » (Odoxa pour Le Parisien / Aujourd’hui en France, publié dimanche dernier) que les Français (fumeurs et non-fumeurs) ont à nouveau mis au banc de touche le paquet neutre.

•• 76 % des sondés estiment que l’instauration du paquet neutre pour lutter contre le tabagisme est inefficace (33 % très inefficace, 43 % assez inefficace). Depuis le départ, les trois quart des Français sont contre. La mesure a été imposée. Et maintenant qu’ils savent ce qu’il en est concrètement, ils sont encore moins convaincus. Et les fumeurs en force, à 85 %.

•• Le jugement est d’autant plus sévère que, dans le même sondage, la moitié des Français est franchement positive pour « Moi(s) sans tabac ». « Ce qui est un bon score » note Gaël Sliman, président d’Odoxa, « car en général le grand public a une certaine défiance vis-à-vis de ces messages de santé publique, jugés un peu moralisateur. Ici, ce n’est pas le cas ». Même chez les fumeurs : 46 % pensent que la campagne est un bon moyen d’arrêter, 23 % déclarent même essayer.

•• L’autre surprise du questionnaire, c’est le regard sur l’ambiguïté de cette addiction, trop souvent occultée. Considérée comme « une drogue » pour 84 % des sondés (et « coûteuse » pour 93 %), 60 % des Français (et 82 % des fumeurs) pensent cependant que le tabac est un puissant anti-stress. De même que c’est « une vraie source de plaisir » pour 55 % des Français (et 81 % des fumeurs).

Alors, faut-il une main de fer ou un gant de velours ? Attention, une majorité des sondés (56 %) estime que le fumeur finit par être « stigmatisé ».

Oct 142016
 

Mois sans tabacBillet plein d’humour, sur Europe 1 dans la chronique matinale de ce 13 octobre « Les Français sont formidables », sur le défi lancé aux fumeurs qui le souhaitent d’arrêter de fumer pendant le mois de novembre (le « Moi(s) sans tabac » de notre ministre de la Santé).

On a le sens de la plaisanterie. On la passe en intégrale.

« Les Français sont formidables car ils veulent arrêter de fumer ! C’est, à peu près, le défi lancé aux fumeurs par le ministère de la Santé, passer un mois sans tabac. Si vous tenez 30 jours, vous avez cinq fois plus de chances d’arrêter de fumer. 

Le concept vient d’Angleterre, là-bas ça s’appelle « Stoptober », en « octobre je stoppe la cigarette ». Mais en France le mois sans tabac, c’est pas octobre, c’est novembre.

Pourquoi novembre ? 

• Le gouvernement ne pouvait pas demander aux fumeurs d’arrêter en décembre, avec tout ce qu’il y a à manger en décembre, on aurait tous pris 20 kilos.
• Arrêter de fumer en janvier, ça ressemble trop aux bonnes résolutions qu’on ne tient jamais.
• Arrêter en février, c’est trop facile, il y a que 28 jours. Lire la suite »