Fév 242019
 

Amateur de Rabelais et de cigares, Mustapha Aït Larbi aime aussi prendre la plume (plutôt son clavier) pour s’insurger contre … presque tout, sur son blog de Médiapart. Ce qui l’intéresse, en priorité ? Les sujets où l’on cherche à manipuler l’opinion publique.

Et son dernier billet d’humeur porte sur les villes « sans tabac ». Soit la dernière « invention » pour expulser les fumeurs des rues, des parcs, des plages … On laisse à l’auteur la responsabilité de son « parler-cash ».

« La chasse au fumeur est ouverte. Il est de bon ton de le traquer, de le stigmatiserLes fumeurs sont devenus des pestiférés, des parias à mettre au ban de la société, tout juste bons à être jetés en pâture à la vindicte publique. 

« Certaines villes comme Saint-Malo, Nice etc. ont fait savoir qu’elles fermeraient des plages aux fumeurs, afin de faire un peu d’air aux non-fumeurs et aux enfants. Initiée par la Ligue contre le Cancer, qui rappelle que le tabac est responsable de 60 000 décès chaque année, cette tendance se propage. Et une chose est sûre : aller à son encontre peut coûter cher. En attendant, ils pourront toujours respirer les fumées des voitures, des usines, des centres d’incinérations, c’est toujours ça de gagné …

« Ce que ne dit pas le comité d’éthique, c’est que c’est faux. Ce sont les pollutions de toutes sortes qui sont responsables … Donc, commençez par vous débarrasser de vos voitures, de vos produits ménagers, de vos chauffages, de la nourriture industrielle, et les choses iront de mieux en mieux. J’avoue que je suis sympa de vous donner ce sage conseil. Savez -vous, tiens en passant, que le sucre industriel est plus dangereux que le tabac et l’alcool réunis pour votre corps ? Et si vous saviez tout le reste. Pauvres de vous …

« Nous ne pouvons plus fumer nulle part, et bientôt et les appartements et les rues aussi seront non-fumeur.

En fait, je fume quand même pratiquement partout, l’interdiction vous fabrique des génies, l’austérité fait penser c’est bien connu … Avant, il était possible de fumer partout quitte à enfumer les autres maintenant, c’est l’inverse, un terroriste en remplace un autre, et inutile de proposer de fumer le calumet de la paix, ces gens sont des terroristes, le seul moyen en fait, c’est de les ignorer. On ne combat pas des grands délirants, on se protège …

« Je terminerai par la convivialité qu’instaure le tabac. Je l’ai maintes fois vérifié, les seules personnes entretenant des relations entre elles à l’hôpital, sont les fumeurs. Ça vous fabrique aussi de belles histoires d’amour parfois ? Un petit cigare peut être ? »

Oct 312018
 

Sur ce site, on aime plus les propos décalés que les pensées « politiquement » correctes.

Alors, cet éditorial de Philippe David sur Sud Radio nous a plutôt amusé … au moment du démarrage du #MoisSansTabac dont on nous rabâche les oreilles et dont on ne connaît vraiment pas bien les résultats. À moins que Le Mois sans tabac ne serve strictement à rien !

« Il entrera en vigueur demain, comme tous les ans, lui … c’est le mois sans tabac.

« Car c’est un vœu pieux, comme toutes ces bonnes actions … on est, bien sûr, contre la violence, contre la guerre, contre le cancer, contre le sida, contre les accidents de la route et comme tout vœu pieux. Le Mois sans tabac ne sert à rien ! Lire la suite »

Juil 242018
 

Pour Laetitia Strauch-Bonart, responsable éditoriale de Phébé – la veille d’idées internationale créée par Le Point – les déclarations médiatiques d’Agnès Buzyn, genre « le tabac c’est has been », sont loin d’être anodines. Non seulement, elles confirment que le tabac est une affaire de classe, mais dénotent un glissement pervers, et de plus en plus répandu, des questions sanitaires vers les questions morales.

Pourquoi une affaire de classe ? « Contrairement à ce que laisse penser la ministre, le tabac est loin d’être « has been » pour un grand nombre de Français. Actuellement, plus d’un tiers des personnes aux revenus les plus faibles fument tous les jours. Il est difficile de croire que la ministre ignore ces faits – c’est pourquoi, involontairement, ses propos sont teintés d’une forme de mépris de classe ».

•• « Mais ce mépris va plus loin : considérer comme elle le fait le tabac comme ringard ne revient pas seulement à cibler plus ou moins consciemment un groupe social, c’est aussi s’en prendre aux fumeurs non pas en termes sanitaires, mais moraux. Remarquons le transfert de sens : inciter autrui à ne pas fumer, hier, se faisait exclusivement au nom de la santé.

« Aujourd’hui, notamment en raison des découvertes scientifiques des effets néfastes du tabagisme passif, la cigarette est traitée comme une pratique immorale. Les fumeurs sont ostracisés, leurs images censurées, les objets ou lieux touchés par la fumée considérés comme contaminés … Autant de comportements emblématiques de la morale. Lire la suite »

Juil 102018
 

C’est un peu ardu mais remis dans son contexte …

Ce lundi 9 juillet, Laurent Gerra a imité sur RTL le comédien Gérard Depardieu pestant contre la hausse permanente du prix du paquet de cigarettes.

« Fumiers !

« Ben quoi, tu ne lis pas les journaux ? Le prix du tabac a encore augmenté. Une nouvelle hausse de 30 centimes par paquet a pris effet, dans le cadre de la lutte du gouvernement contre le tabagisme. Lutte contre le tabagisme, mon cul !

« C’est encore une façon détournée de me piquer mon pognon ! Je ne leur en donne pas assez du pognon ? Mais qu’est-ce qu’il en font de tout ce pognon ? Des pistes cyclables ? Fumiers ! Lire la suite »

Juil 012018
 

« Nous sommes 13 millions de fumeurs adultes et responsables » n’a rien contre la vape … d’autant que la plupart des vapoteurs sont des fumeurs en France : les vapofumeurs. Et qu’après tout chacun aspire ce qui lui plait.

Cependant, on aura remarqué, hélas, que le 100 % vapoteur est le premier à nous stigmatiser. Et qu’il est un tantinet arrogant. C’est pourquoi ce billet du magazine M du Monde – dans la série des Post et Postures sur les réseaux sociaux de ce mois de juin – va nous apporter une petite revanche.

« Sur Instagram, le porno est interdit, mais il existe des millions de hashtags dérivés du #porn, la plupart étant fantaisistes. Un paradoxe distrayant qui laisse s’exprimer plus de 9 millions d’adeptes du #vapeporn. 

« Ces accros à la vaporette ne sont pas peu fiers de ce qu’ils portent à la bouche toute la journée. Ils traitent leur instrument avec autant de satisfaction bravache que s’il s’agissait d’une voiture de course. Mieux qu’une Ferrari, la vaporette produit des fumées qu’il est possible d’expulser de manière artistique dans un jet blanc et vaporeux. Faire des volutes, le plus ample possible, est sujet de fierté, voire de compétitions par clichés Instagram interposés.  Lire la suite »