Mar 182015
 

« Dénormaliser le tabac … ». Les anti-tabac comme notre ministre de la Santé, brandissent, à tour de bras, cette bannière au slogan plutôt technocratique. Alors, qu’ils aillent jusqu’au bout et qu’ils aient le courage de passer à la censure. Oui, je dis bien censure …

Un exemple. On voit régulièrement, dans les titres des médias, que tel spectacle, tel film ou tel livre a « fait un tabac ».

Si on suit la logique de ces régulateurs du « socialement correct », ce n’est pas bien du tout. Associer un succès à l’image du tabac (même si l’expression est à assimiler au coup de tonnerre des applaudissements), c’est risquer de donner envie à nos chères petites têtes blondes de s’y mettre.

Il est peut-être encore temps d’ajouter un additif au Programme national de Réduction du Tabagisme en cours de vote par nos parlementaires. Lequel consisterait à encadrer encore la liberté d’expression de la presse.

Sophie Adriano

Mar 162015
 

police municipaleUne nouvelle couche ? Avec les policiers municipaux, cette fois-ci. Qui vont avoir le droit (l’ordre, peut- être ?) de nous demander nos papiers quand nous serons chez notre débitant de tabac ! Des fois que l’on aurait 18 ans …

On va vous expliquer. Mais avant, on peut se demander s’ils n’ont vraiment à rien faire d’autre, les policiers municipaux ?

En effet, à partir de demain, ces chers députés vont commencer à « examiner » (de loin pour la plupart, comme d’habitude … ) la grande loi Santé de Marisol Touraine qui vient de réussir à faire descendre dans la rue plus de 30 000 médecins et professionnels.

Au menu, entre la généralisation du tiers payant et l’autorisation des salles de shoot, il y a aussi des mesures « anti-tabac ». Ce qui, en soit, est normal concernant une loi Santé. Et même en tant que fumeurs adultes et responsables, on trouve cela très bien.

Sauf que nous sommes aussi contribuables. Et plutôt deux fois qu’une, avec plus de 80 % de fiscalité sur le prix du paquet. Et donc, on est en droit de demander de l’efficacité pour toute nouvelle mesure. Lire la suite »

Mar 132015
 

Cinéma grande_bellezzaEn même qu’une série d’interdiction de fumer (parcs, stades, plages et en voiture), la ministre de la Santé italienne avait imaginé pouvoir faire disparaître « la cigarette » des écrans de cinéma ou de télévision. Pas longtemps … 24 heures après son annonce, plusieurs réalisateurs lui ont fait comprendre, dans une lettre ouverte via La Repubblica, qu’elle « s’occupe de ses oignons ». Ce qu’elle a fait dès le lendemain s’agissant des films.

« Le cinéma, la littérature et les arts en général ne répondent à aucune consigne, même la plus honorable, la plus juste, la plus saine, la plus édifiante. Raconter l’humanité enrichit nos jours et nos nuits non pas parce qu’il faudrait indiquer comment vivre sainement, comment manger, comment aimer, comment jouir. 
« Pour cela, le ministère de la santé devrait disposer de moyens de communication qui pourraient être plus modernes. Mais ne demandez pas à un boucher de vous vendre une branche de céleri. Il vous enverra directement chez un marchand de légumes. Nous vous prions donc de vous occuper de la santé publique en avançant des propositions moins tragicomiques que de compter le nombre de bouffées de cigarette dans un livre, un film ou une BD ».

Signée Paolo Sorrentino, (oscarisé en 2014 pour « La Grande Bellezza », dans lequel Toni Servillo ne quitte guère sa cigarette, laquelle « colle » parfaitement au personnage, d’ailleurs), Mario Martone, Gabriele Muccino, Daniele Luchetti, Paolo Virzi et Gabriel Salvatores.