Mar 232015
 

Reportage BFM-TV.

Ça y est, ils ont fini par prendre une décision. Paris, et un certain nombre d’agglomérations de province, vivent un « épisode » de pollution, visible par tout à chacun (à vue de nez …) depuis plusieurs jours.

Et il aura fallu dimanche pour que la décision de circulation alternée soit enfin prise sur la « capitale et sa petite couronne ». Après un surréaliste crêpage de chignon entre Ségolène Royal et Anne Hidalgo.

Mais au fait, elle est où, la ministre de la Santé ? Elle s’occupe du paquet de tabac neutre ! Elle multiplie les humiliations pour les fumeurs.

Le tabagisme la mobilise totalement. Corps et âme. Au point de rater la grippe, il y a un mois. Et la pollution, ces jours-ci.

Entendons-nous bien. Due au tabagisme ou à la pollution, toute mort est de trop. Tous ces décès sont dramatiques et évitables.

Mais dans Le Parisien de samedi, je lis (page 2) : « l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que 7 millions de personnes sont mortes prématurément en 2012 du fait de leur exposition à la pollution de l’air ».

Et dans une dépêche AFP de ce dimanche, je lis : « le tabagisme tue une personne toutes les 6 secondes, soit près de 6 millions de morts à travers la planète chaque année, selon l’OMS ».

Elles sont où les priorités de Touraine ? Elle est où Marisol ?

La Mère Agitée

Mar 222015
 

A en croire « ceux qui savent », ceux qui nous sortent toujours « les mêmes chiffres », la lutte contre le tabagisme… la lutte contre notre vice, pauvres fumeurs que nous sommes, passe par des mesures ciblant particulièrement les jeunes et les femmes. Et je pense que c’est vrai, c’est nécessaire, c’est bien et donc, respect !
Il est indispensable que les efforts de la lutte contre le tabac passent en toute priorité par ces chères têtes blondes et nos âmes-sœurs. En clair, je n’ai pas envie que ma femme et mes enfants fument.

Seulement, plutôt que de rester avec les « mêmes chiffres » en tête, ma curiosité m’a conduit à regarder avec un peu plus d’attention les dernières données du « Baromètre Santé 2014 » que l’on doit à cette noble institution qu’est l’INPES (Institut national de Prévention et d’Education pour la Santé).

J’y trouve le « taux de prévalence régulière » (fumeurs quotidiens parmi les adultes) : il est de 28,2 % en 2014. Il était de 29,1 % en 2010. Mais quand on regarde plus précisément dans les tableaux, j’y découvre le « taux de prévalence régulière » chez les chômeurs : 48, 2 %. Un chômeur sur deux.

J’en tire la conclusion (peut-être hâtive) que la création d’emplois serait une bonne thérapie contre le tabagisme. Et pourquoi ce taux alarmant du tabagisme chez les sans-emplois n’apparaît-t-il jamais dans « ces mêmes chiffres » que les médias reprennent à longueur de temps ? C’est ballot qu’on n’en parle pas.

Au fait, combien de chômeurs à l’actif des gouvernements (ce pauvre Ayrault et ce brave Valls) auxquels a appartenu cette chère Marisol Touraine ? On va encore dire que je fais de la provocation. Arrêtez-moi.

Philippe Solchaga

Mar 152015
 

Fumer Cour Paris

Chez les anti-tabac, il y a, d’un côté, les « militants » qui se retrouvent à la tête d’associations divisées et sans troupes (ceux qui nous souhaitent toujours « une mort assurée » dans les médias qu’ils courent avec assiduité) et, de l’autre, les « sournois », genre la voisine du dessus : à la retraite et plutôt vieille fille, elle passe son temps à épier et veiller au strict maintien de l’ordre dans l’immeuble. Notamment contre les fumeurs.

Elle a apposé, de son propre chef, l’été dernier, une affichette interdisant pratiquement tout dans la cour intérieure : fumer, téléphoner (ça fait du bruit), manger, etc. … Une cour grande, joliment pavée, bien arborée et totalement à l’air libre.

Voilà qu’un jour, elle décide de prendre en flagrant délit l’employé du salon de coiffure – dont l’arrière donne sur la cour – qui y fait souvent des pauses-cigarettes près d’un cendrier de fortune. Elle se poste devant lui et commence à le prendre, avec insistance, en photo avec son portable. « Pourquoi me prenez-vous en photo, Madame ? Je ne vous ai pas donné l’autorisation et j’ai le droit de disposer de mon image comme je l’entends » lui répond le coiffeur.

Comme c’est un homme, ma sournoise de voisine n’a pas osé broncher, préférant aller dénoncer  au commissariat de police le fait qu’on l’empêche de prendre des photos de ce dangereux délinquant qu’est un fumeur. Les agents devaient avoir autre chose à faire ; en tout cas, ils n’ont pas voulu de sa plainte … au nom du droit à l’image.

Matilde