Mai 062021
 

En cette semaine où est évoqué le bicentenaire de la mort de Napoléon (ce 5 mai) …

•• Napoléon a rétabli le monopole du tabac mis à bas par la Révolution. Sachant que c‘est Colbert qui avait, le premier, établi le « Privilège de fabrication et de vente » sur les produits issus du tabac en 1674.

Le 29 décembre 1810, le monopole de l’achat des tabacs en feuilles, de la fabrication et de la vente des tabacs fabriqués est établi par un décret organique. Il en découle la fondation de la Régie des Tabacs et un vaste programme de construction de manufactures.

•• Napoléon ne fumait pas, ne chiquait pas mais il puisait régulièrement dans une tabatière pour humer l‘odeur du tabac. Moins par goût que par préoccupation … relatent les spécialistes (c’est son neveu, Napoléon III, qui était plutôt connu pour être grand amateur des premières cigarettes). Mais Napoléon avait surtout pour habitude d’offrir de magnifiques tabatières richement ornementées.

•• Et puis pour l‘anecdote, tout en revenant en arrière, rappelons que sur l‘injonction de Bonaparte, en pleine campagne d’Égypte, un ordre du jour était promulgué le 9 octobre 1800 interdisant à ses troupes « l‘usage de la liqueur forte faite par quelques musulmans avec une certaine herbe nommée haschich, ainsi que celui de fumer la graine de chanvre ».

Avr 032021
 

En matière de taxes et impôts, l’État a dû faire, en 2020, contre mauvaise fortune bon cœur. Exception faite pour le tabac.

Selon le rapport annuel de la Douane, la fiscalité tabac (droits de consommation, en langage technocrate) ont rapporté 13 % de plus qu’en 2019. Si on ajoute la TVA, les buralistes français ont collecté l’an passé 18 milliards d’euros pour le compte de l’État.

•• Explication : du fait de la pandémie, les fumeurs n’ont pas pu se fournir autant que ces dernières années en cigarettes achetées à l’étranger, alors que le matraquage du paquet à 10 euros battait son plein.

Avec les restrictions de déplacements, moins d’achats dans les pays frontaliers et fini le duty free … (même si ces moyens d’approvisionnement concernent une minorité, rappelons-le).

•• Alors BFMTV a sorti sa calculette : « rapporté à leur nombre estimé en France – ils sont 14 millions dont plus de 10 millions à griller au moins une cigarette par jour – la contribution financière moyenne d’un fumeur représente 1 285 euros. Et un accro au tabac (un paquet quotidien acheté chez le buraliste) a apporté, en 2020, plus de 3 000 euros aux budgets de l’État et de l’assurance maladie ».

L’hypocrisie continue puissance 10.

Mar 282021
 

Petite scène des coulisses de la vie politique, ce week-end, dans le supplément M du Monde. Ou plutôt, détail de la vie agitée du business des médias.

On aura beau nous en avoir servi des tartines sur l’indépendance de la presse. Ce sont les mêmes ficelles qui sont agitées. Celles où quelques marionnettistes arrangent ce qu’il faut arranger au-delà des vraies-fausses rivalités politico-financières.

Tout cela pour apprendre dans le M du Monde que Nicolas Sarkozy a arrangé, à la fin de l’été dernier, un dîner entre Emmanuel Macron et Vincent Bolloré, l’homme d’affaires propriétaire, notamment, de Canal et CNews et dont on sait qu’il n’est pas en odeur de sainteté à l’Élysée.

Détail qui nous intéresse. Nous citons : « À la fin du repas, le trio sort fumer un cigare, selon le rituel des businessmen. Malgré ce calumet de la paix, la hache de guerre ne sera pas enterrée. » Ah ! Ce détail qui nous renvoie aux effluves de l’ancien monde !