Oct 032022
 

On sait que toute discussion publique sur le tabac est forcément compromise puisque le fumeur reste invariablement considéré comme un irresponsable (pour lui-même ainsi que les autres) et les professionnels de la filière tabac comme des fauteurs de crime.

Donc, dans les médias on entend toujours les mêmes messages à quelques exceptions près. Et de bonne ou mauvaise foi un certain nombre de grosses bêtises.

Par exemple, Élisabeth Borne affirmant qu’il est nécessaire de faire augmenter le prix du tabac « comme l’inflation ». Rappelons quand même que le prix des produits du tabac en France est déterminé par les fabricants et non par l’État.

Ce qu’annonce Élisabeth Borne est donc une hausse de fiscalité sous le prétexte de l’inflation. L’argument c’est : « on ne peut pas laisser le prix du tabac ne pas bouger alors que les prix des autres produits augmentent. »

Reste que l’augmentation de prix que va connaître le paquet de cigarettes c’est de la hausse de fiscalité. Point barre. C’est une augmentation d’impôts. Même si on nous avait promis que le gouvernement s’engageait à baisser la charge fiscale pour tous les Français, donc fumeurs compris.

Et puis quand le prix du paquet de cigarettes est passé de 7,50 euros en 2017 à 10 euros en 2020, qui s’est alarmé, à l’époque, de cette inflation-record pour la bourse des fumeurs ?

Août 142022
 

Alors que la France arde de ses mille feux … les fumeurs ont eu chaud.

On ne sait pas encore exactement ce qui a provoqué tous ces départs d’incendie qui ont abouti en un embrasement général de l’actualité mais pour le moment on échappe à l’histoire du « sale fumeur irresponsable, inconscient et criminel qui a foutu le feu à la forêt ».

Car c’est devenu un cliché. Un feu en forêt, un abruti de fumeur ne devait pas être loin … Et pourtant l’activité humaine, sous toutes ses formes, ne manque pas de faire des étincelles dont certaines peuvent s’avérer malencontreuses voire criminelles : du barbecue au bricolage en passant par l’utilisation d’engins tout terrain de toute sorte.

Et puis, la nature elle-même, déboussolée par le dérèglement climatique, qui s’embrase toute seule.

Et enfin, il y les pyromanes, dérangés mentaux ou cas de malveillance économique, voire foncière. Au ministère de l’Intérieur, on leur attribue 10 % des départs d’incendie. Des spécialistes disent que cela devrait être plus. En Australie, près de la moitié des incendies sont attribués à des actes volontaires.

Pour le moment, le fumeur ne sert pas de bouc émissaire. Croisons les sabots. Notre statut de vache à lait fiscal leur suffit.

La Mère déchaînée

Avr 032022
 

Silence radio.

Et pourtant les fumeurs s’inquiétaient de savoir à « quelle sauce ils allaient être mangés  » au cours de cette campagne … Mauvais souvenir de 2017 où Emmanuel Macron avait annoncé le paquet à 10 euros qu’il a effectivement mis en place dans les linéaires de nos chers – très chers, même – buralistes.

Les anti-tabac ont bien tenté de faire pression et de faire monter les enchères :

15 euros prônés par l’Alliance contre le Tabac en mars : « à raison d’un euro par an pour parvenir en 2025 au prix symbolique de 15 euros le paquet de 20 cigarettes ». Olivier Véran a vite répondu : « il y a autre chose que le prix dans la cigarette … ».

• Puis ce fut le tour d’un collectif de médecins réclamant dans Le Monde un paquet à 20 euros.

Les candidats à la présidentielle n’ont pas rebondi sur ces propositions-choc à l’heure où inflation, augmentation des prix de l’énergie, menaces d’approvisionnement avec la guerre en Ukraine menacent d’asphyxier déjà des millions de Français. Et que le pouvoir d’achat domine les programmes électoraux.

Rien n’est acquis, bien sûr … Reste l’objectif (annoncé par Emmanuel Macron dans le cadre du plan Cancer) de la « génération sans tabac d’ici 2030 » … À voir.