Août 232019
 

Que cela soit à l’occasion du terrible incendie de Notre-Dame ou de l’un de ces feux qui émaillent tristement l’actualité estivale … les médias nous laissent toujours entendre qu’un mégot non éteint est à l’origine de la catastrophe. Avant tout. Plus que tout.

Surtout quand ils n’ont pas la moindre ombre de soupçon de preuves. Généralement, on présente les choses comme cela : « Tout ce drame pour une raison encore inconnue des enquêteurs … (le début de la phrase est énoncé, par le commentateur, sur un ton normal), enquêteurs qui n’excluent pas l’hypothèse d’un jet de mégot … (là, brusquement le ton monte et basta. Tout est dit).

Encore un satané mégot ! Encore ces irresponsables de fumeurs !

Y’a le feu, c’est un mégot !

Y’a un mégot, faut couper la tête aux fumeurs !

•• Mon propos n’est pas d’excuser le comportement strictement imbécile de certains fumeurs, sans attention pour le mégot dont il se débarrassent n’importe comment, sans s’être assurés de son extinction parfaite. Il est vrai qu’il n’y a pas de cendriers adaptés, partout et tout le temps. Mais ce n’est pas une raison pour se comporter comme un abruti.

Et les buralistes ont bien raison de mettre des affiches pour rappeler les fumeurs à leurs responsabilités, comme je l’ai vu l’autre jour dans le Var.

Il n’empêche que le mégot est quasi-systématiquement cité comme première hypothèse quand on n’a pas trouvé d’autre cause. La rengaine défilant de façon implacable : pas de fumée sans feu. Donc, de feu sans mégot. Par conséquent, de mégot sans fumeur … ce criminel.

Moi, j’ai le sentiment qu’à l’occasion de ces histoires de mégots incendiaires, on nous prenne pour des gogos, tout juste bon à être stigmatisés, à se trouver cloués au pilori de la société … et j’en ai marre. Lire la suite »

Août 182019
 

À la rentrée, il sera interdit de fumer devant les écoles bordelaises. Juste avant de rejoindre le Conseil constitutionnel, Alain Juppé avait accédé à l’exigence de l’inénarrable Michèle Delaunay par le biais de cette décision destinée à protéger nos chères têtes blondes du tabagisme passif et du mauvais exemple actif.

Et qui va certainement se répliquer de ville en ville. Les espaces, plages et parcs sans tabac poussent déjà comme des champignons. Fumeurs adultes et responsables, ces nouvelles restrictions ne nous choquent pas, elles ne nous gênent pas toujours.

Nous sommes tous d’accord pour ne pas représenter un quelconque « mauvais exemple » en fumant, en toute circonstance, sous les yeux des jeunes générations (même si l’on sait que la construction de leur représentation des dangers sanitaires et de leur échelle de valeur santé va se nourrir de multiples autres sources). Mais on se permettra de souhaiter deux choses : Lire la suite »

Août 092019
 

Deux des trois plages de La Rochelle sont interdites, depuis le 1er juin, aux fumeurs. Malgré les petites affichettes (neuf pour la plage des Minimes et cinq pour sa petite sœur de la Concurrence) les fumeurs ne les ont pas, forcément, désertées …

Mais tout se passe dans une ambiance bonne enfant. Du moins, c’est ce que raconte Sud-Ouest.

•• Sur la plage des Minimes, début août, ambiance largement familiale et peu de monde. Au premier abord, pas l’ombre d’un fumeur en vue sur le sable. Après quelques minutes de marche, un jeune fumeur de 23 ans, la cigarette entre les doigts. En vacances avec sa copine, c’est sa première visite sur cette plage. Les affichettes ? Il n’avait pas fait gaffe. Mais il saisit un petit cendrier portatif gris, avec écrit « Merci ! » sur le couvercle, distribué par des jeunes des brigades de prévention de la Ville. Lire la suite »