Avr 032021
 

En matière de taxes et impôts, l’État a dû faire, en 2020, contre mauvaise fortune bon cœur. Exception faite pour le tabac.

Selon le rapport annuel de la Douane, la fiscalité tabac (droits de consommation, en langage technocrate) ont rapporté 13 % de plus qu’en 2019. Si on ajoute la TVA, les buralistes français ont collecté l’an passé 18 milliards d’euros pour le compte de l’État.

•• Explication : du fait de la pandémie, les fumeurs n’ont pas pu se fournir autant que ces dernières années en cigarettes achetées à l’étranger, alors que le matraquage du paquet à 10 euros battait son plein.

Avec les restrictions de déplacements, moins d’achats dans les pays frontaliers et fini le duty free … (même si ces moyens d’approvisionnement concernent une minorité, rappelons-le).

•• Alors BFMTV a sorti sa calculette : « rapporté à leur nombre estimé en France – ils sont 14 millions dont plus de 10 millions à griller au moins une cigarette par jour – la contribution financière moyenne d’un fumeur représente 1 285 euros. Et un accro au tabac (un paquet quotidien acheté chez le buraliste) a apporté, en 2020, plus de 3 000 euros aux budgets de l’État et de l’assurance maladie ».

L’hypocrisie continue puissance 10.

Sophie Adriano

Mar 282021
 

Petite scène des coulisses de la vie politique, ce week-end, dans le supplément M du Monde. Ou plutôt, détail de la vie agitée du business des médias.

On aura beau nous en avoir servi des tartines sur l’indépendance de la presse. Ce sont les mêmes ficelles qui sont agitées. Celles où quelques marionnettistes arrangent ce qu’il faut arranger au-delà des vraies-fausses rivalités politico-financières.

Tout cela pour apprendre dans le M du Monde que Nicolas Sarkozy a arrangé, à la fin de l’été dernier, un dîner entre Emmanuel Macron et Vincent Bolloré, l’homme d’affaires propriétaire, notamment, de Canal et CNews et dont on sait qu’il n’est pas en odeur de sainteté à l’Élysée.

Détail qui nous intéresse. Nous citons : « À la fin du repas, le trio sort fumer un cigare, selon le rituel des businessmen. Malgré ce calumet de la paix, la hache de guerre ne sera pas enterrée. » Ah ! Ce détail qui nous renvoie aux effluves de l’ancien monde !

Fév 232021
 

Depuis la mi-janvier, les Milanais n’ont plus le droit de fumer en extérieur à moins de dix mètres d’une autre personne. Une règle qui horripile l’écrivain italien Antonio Scurati (connu en italie pour un livre à succès sur l’ascension de Mussolini).

Il explique pourquoi dans cette tribune du Corriere Della Sera fustigeant une « idéologie intégriste prônant une vie saine sur injonction de la loi ». Extraits.

« Je suis fumeur. Avant d’être fumeur, je suis une personne qui a des droits, un individu avec ses singularités, un être humain avec ses faiblesses et ses forces, ses quelques qualités et ses vices inextirpables, un citoyen libre d’une ville libre, ouverte, tolérante. Lire la suite »