Août 092019
 

Deux des trois plages de La Rochelle sont interdites, depuis le 1er juin, aux fumeurs. Malgré les petites affichettes (neuf pour la plage des Minimes et cinq pour sa petite sœur de la Concurrence) les fumeurs ne les ont pas, forcément, désertées …

Mais tout se passe dans une ambiance bonne enfant. Du moins, c’est ce que raconte Sud-Ouest.

•• Sur la plage des Minimes, début août, ambiance largement familiale et peu de monde. Au premier abord, pas l’ombre d’un fumeur en vue sur le sable. Après quelques minutes de marche, un jeune fumeur de 23 ans, la cigarette entre les doigts. En vacances avec sa copine, c’est sa première visite sur cette plage. Les affichettes ? Il n’avait pas fait gaffe. Mais il saisit un petit cendrier portatif gris, avec écrit « Merci ! » sur le couvercle, distribué par des jeunes des brigades de prévention de la Ville.

•• 10 heures du matin sur la plage de la Concurrence. Un homme se roulant une cigarette, allongé sur le sable. Lui a vu les affichettes … et répond : « ça peut être une bonne chose. Mais je pense surtout que tout est une question de conscience, d’attitude de la part des fumeurs ».

Il sort un paquet de tabac usé dans lequel il met ses mégots : « regardez, j’ai mon propre cendrier portatif. Je suis un professionnel de la clope : quand je fume, je fais attention à qui se trouve autour de moi et à la direction du vent. S’il y a des enfants, je change de place ». Pour ce rockeur invétéré, il faudrait plutôt « interdire les téléphones ». Et dans le cas où les contraventions seraient réellement appliquées, il quitterait la plage.

•• À ses côtés, un non-fumeur et qui déteste la fumée. Lui annonce qu’il est « pour laisser les gens libres de faire ce qu’ils veulent mais il faut être responsable ». Des fumeurs, un des sauveteurs en mer qui surveille les baigneurs, en croise à longueur de journée : « on est obligés de veiller dessus, on leur dit d’éteindre leur cigarette. Mais on ne leur fait pas la chasse ».

Comme quoi le savoir-vivre ensemble, ça existe bel et bien … contrairement au climat de stigmatisation et d’humiliation que veulent instaurer certains.

Sophie Adriano

Août 052019
 

Ils commencent à nous les gonfler avec leur bilan triomphaliste sur le nombre de plages sans tabac qui apparaîtraient un peu partout. Que l’on nous interdise de fumer en certains lieux … on a l’habitude et on s’y plie volontiers. Non, le plus dur c’est le discours pesant et moralisateur qui nous est tenu.

Entre nous, que soient clairement délimités, au cœur de zones publiques très fréquentées, des espaces où il est interdit de fumer à l’air libre parce que cela peut gêner des voisins, je l’admets. Même si on est infoutu de nous garantir, en contrepartie, des coins fumeurs ou des fumoirs, convenables et confortables, dans les lieux publics couverts et fermés. Mais passons.

Il suffit de fixer des règles clairement affichées et surtout de nous mettre in-situ des cendriers pour se débarrasser à temps de nos brûlantes armes par destination. Et puis basta, on sait que l’on n’a pas le droit de fumer là. Nous sommes des fumeurs adultes et responsables.

Mais de là à nous présenter le fait que 60 plages soient labellisées « sans tabac », sur toute la France, comme étant « un événement majeur » ou « une évolution notable de la société » (Le Figaro, RTL, Sud Radio …), on se dit que c’est un peu facile. Rappelons que 2 600 plages sont officiellement répertoriées sur les côtes françaises. De quoi la jouer plus modeste. Lire la suite »

Juil 192019
 

Un habitant de Metz a découvert la jambe amputée de son père en photo-choc, accompagnée du message « Fumer bouche vos artères », sur un pot de tabac acheté au Luxembourg. Selon lui, aucun accord n’a été donné pour la diffusion de cette photo et l’amputation n’a rien à voir avec un problème lié au tabac …

Après le « mort finalement vivant » (NS 31 janvier 2018) et le malade flashé dans son coma profond (NS 6 juillet 2016), ça fait beaucoup pour une « sérieuse » instance européenne

Il semblerait que l’origine du « délit » pourrait se situer à l’hôpital Legouest à Metz, où le sexagénaire, amputé depuis 1997 suite à une fusillade en Albanie, s’était rendu pour voir s’il était possible d’être appareillé et de marcher sans béquilles. Des photos ont alors été prises et l’homme a passé une IRM. Mais il n’a jamais eu de nouvelles, jusqu’à la découverte de LA photo-choc. Lire la suite »