Fév 072016
 

Lucky LukeCe n’est pas exactement la question posée par Le Parisien / Aujourd’hui en France à quelques témoins, dans la rubrique « Voix express » de son édition du dimanche 7 février à propos de la présence du tabac dans les films. Sujet qui semble préoccuper beaucoup de monde en ce moment …

Mais la question est exactement la suivante : « êtes-vous choqué de voir des gens fumer dans les films ? ». Lire la suite »

Fév 072016
 

CinémaL’humour et la dérision comme anti-dote à la bêtise montante.

Nous ne résistons pas au plaisir de reproduire la chronique du vétéran Philippe Bouvard dans le Figaro Magazine de cette semaine. La récente offensive des anti-tabac contre le monde du cinéma l’a inspiré. Et sa plume est encore incisive comme il convient.

« Alors que, sur le plan de la prohibition du tabac, la salle d’enfumage de l’hôtel Matignon bénéficie d’un ultime sursis, la purification des écrans de cinéma contraint désormais les producteurs, les réalisateurs, les scénaristes et surtout les dialoguistes à réaménager à l’intérieur de chaque long-métrage le quart d’heure que les acteurs passaient généralement à pétuner. Avec des « séquences de substitution » très diversifiées.

• À un bar où il vient de faire la connaissance d’une femme forcément facile puisqu’elle lui accordera ses faveurs en moins de 90 minutes, le séducteur de service n’offrira plus du feu mais fredonnera après Brel « Je vous ai apporté des bonbons ».

• Les gros plans sur les volutes de fumée montant vers le plafond seront remplacés par des contre-plongées sur les détecteurs d’incendie obligatoires dans les locaux où ont lieu les échanges les plus torrides.

• Au silence observé par les comédiens en train d’inhaler ou d’expirer les dérivés de l’herbe à nicot qui ne faisait guère progresser l’action, on préférera le récit circonstancié (marques et prix) des menus achats effectués dans la journée, beaucoup plus révélateurs du caractère des personnages. Lire la suite »

Jan 072016
 

Michel GalabruLe vœu de Michel Galabru aura été exaucé … En 2010, interrogé à la « Quinzaine  des réalisateurs » à Cannes, il avait expliqué qu’il n’avait pas vraiment peur de la mort en ajoutant : « il y a une chose qui est merveilleuse, c’est quand vous mourrez en dormant ».

De même qu’il n’aura jamais pratiquement jamais quitté la scène … seulement quelques mois avant son décès, ce lundi 4 janvier, à l’âge de 93 ans.

Acteur populaire et aimé des français, il laisse derrière lui une carrière forte de plus d’une centaine de films, des pièces de théâtre et des apparitions dans des séries télévisées. Et des souvenirs …

Comme celui de son dernier passage au théâtre de Cholet en 2008, raconté par l’ancien propriétaire du restaurant Grand Café : « le théâtre était tout juste à côté et il n’était pas rare que les comédiens, après les spectacles, viennent dîner. Mais, en général, ils cherchaient un coin discret. Pas Michel Galabru. Il est entré dans le restaurant comme il monte sur la scène. Avec un énorme cigare à la bouche ».

Galabru, le cigare à la bouche, les images ne manquent pas.

Il a abandonné le cigare à 90 ans, suite à une consultation médicale racontée dans le Midi Libre alors qu’il prête, en 2013, sa notoriété à la journée mondiale contre l’AVC  : « un docteur m’a envoyé faire une radio des poumons. Il a collé la radio sur un mur. Et ça a donné ça « Euhhhhhh (…) Euhhhhhh ». On est seul. Le type n’en a rien à secouer de vos émotions ».  Toujours dans le même article, il confie qu’il a fumé beaucoup. Dès l’âge de 16 ans, des Gauloises, des cigares. Mais maintenant « dans la vie, je dis … attention au type qui fume, qui boit. Je le dis vingt fois, trente fois. À mes enfants, à mes proches ».

Jan 042016
 

Le Grand PartageUne poignée de secondes. Pas plus. C’est le temps de passage sur le grand écran du paquet de cigarettes de la comédie sociale d’Alexandra Leclère « Le Grand Partage », fustigé par l’association anti-tabac Comité national contre le Tabagisme (voir NS 13 du 17 décembre).

Et même si on reconnaît le packaging, il faut resituer la scène dans son contexte. Celui du film : en l’occurrence, la grande débrouille. Comment, dans un immeuble du 6ème arrondissement parisien, les propriétaires vont tout faire pour détourner ce décret scélérat qui oblige à accueillir des mal-logés en période de grand froid ! Du couple bourgeois, interprété par Didier Bourdon et Karin Viard, au couple bobo joué par Michel Vuillermoz et Valérie Bonneton … le tout sous l’œil d’une gardienne frontiste, Josiane Balasko.

Débrouille donc, quand on a envie d’un paquet de cigarettes à une heure avancée de la nuit. L’écrivain bobo a ses habitudes : il frappe au carreau de la loge de la concierge pour aller s’approvisionner … Josiane Balasko lui tend un paquet, se plaint des horaires des buralistes d’origine asiatique et fait monter les prix. 15 euros au lieu des 10 habituels … Il est vraiment tard.

Plutôt du réalisme que de la promotion masquée … Et toujours cette vision bornée des anti-tabac qui feraient mieux de faire tomber leurs a priori, ce qui est le fond du simple message porté par le « Grand Partage ».

Sophie Adriano

Déc 172015
 

Film cigaretteIls viennent d’obtenir le paquet neutre, aujourd’hui (gore et sans marque) à l’arraché, sans vraie majorité, après des tours de passe-passe législatifs faisant honte à la démocratie … Ils mettent la pression sur l’augmentation des cigarettes … Alors, qu’ils nous lâchent quand on veut profiter d’un moment de détente et de rire …

La dernière en date d’une association anti-tabac (Comité national contre le Tabagisme) : tomber sur la prochaine comédie d‘Alexandra Leclère « Le Grand Partage » (sortie en salle le 23 décembre), tout simplement parce que Josiane Balasko discute avec un paquet de cigarettes à la main dans la bande-annonce. Et d’en faire tout un « tabac » sur la publicité déguisée pour le tabac …

Mais, on s’en fout totalement de ce paquet de cigarettes. Ce qu’on va apprécier, c’est le casting de comiques (Karin Viard, Didier Bourdon, Valérie Bonnefon) et le traitement avec humour des conséquences d’un décret obligeant les Français les mieux logés à accueillir leurs concitoyens en situation précaire pendant une vague de froid.

Mais, l’humour, ils ne connaissent pas, vu comme ils parlent de nous les fumeurs …

Et, ils vont dire quoi dans quelques mois, quand les acteurs brandiront dans les films des paquets neutres … Que c’est de la publicité pour la prévention ou pour les cigarettes à l’intérieur de l’emballage !

Sophie Adriano