On est tellement dans un monde « anti-tabac » que les paparazzi en viennent à traquer les vedettes en train de fumer, comme si elles commettaient un délit !
Ainsi, le site Pure People est tout content de publier « en exclusivité » les photos de Lilly-Rose Depp (la fille de Johny Depp et Vanessa Paradis) prise « en flagrant délit » de fumer, du haut de ses 16 ans, alors qu’elle travaille actuellement, à Paris, sur le tournage de « Planetarium » aux côtés de Natalie Portman.
« Entre deux prises, clope au bec aux côtés de son garde du corps, Lily-Rose se détendait et immortalisait son look vintage avec un selfie », commente le site.
Pour le look rétro, il faut savoir que l’histoire se passe dans les années 1930 et suit deux sœurs qui semblent posséder une capacité surnaturelle à entrer en contact avec des fantômes …
À propos, on attend celui de madame Delaunay et ses attaques habituelles : haro sur la promotion de la cigarette au cinéma, etc. (voir NS 13 des 21 mai, 20 et 8 avril).
Alors que démarre la campagne de communication « Tabac Info Service », l’acteur irlandais, Colin Farell (True Detective, Total Recall, Alexandre, Phone Game, …) vient de dévoiler, dans les médias « people », comment il avait rompu avec le tabac il y a deux ans. Tout a commencé par la rédaction d’une lettre, préambule à un rituel symbolique. Première étape : en brûlant tous ses paquets de cigarettes dans un « autodafé libérateur ». Deuxième étape : « j’ai mis ma lettre ainsi qu’une dose de tabac dans une poêle à frire, recouvert le tout de paraffine, et j’ai mis le feu à tout cela. Je n’ai pas touché à une cigarette depuis ».
On n’aurait jamais imaginé Omar Sharif – qui vient de quitter notre monde à 83 ans – fumant la pipe…. Mais c’était un gros fumeur, jusqu’ à un accident cardiaque survenu à la soixantaine.
On l’aura vu fumer dans nombreux de ses 70 films. Comme, évidemment, « Le Che » – dont il incarnait le personnage – en 1969.
Une marque de cigarettes (american blend), portant son nom, était encore présente récemment sur certains marchés, notamment aux États-Unis et en Corée du Sud. Avec, sur le paquet, ce slogan à glacer d’horreur les partisans du paquet neutre : « The taste of my cigarettes is very smooth, soft and sensual, just like my romantic life ».
C’est l’un des rares comédiens à avoir raflé un Oscar et un Golden Globe (pour le même film « Mystère von Bulow »), un Tony Award pour le théâtre et un Emmy Awards pour la télévision.
Jeremy Irons est le président de la nouvelle édition du « Champs-Elysées Film Festival » qui se tient jusqu’à mardi. Il a reçu les journalistes du Journal du Dimanche, au milieu d’un carré de verdure sur le toit-terrasse de l’immeuble Publicis (en haut des Champs), coiffé de son panama, tout en fumant un cigarillo.
Jeremy Iron, qui sera prochainement à l’affiche de « Batman V Superman: Dawn of Justice » et « Race » de Stephen Hopkins, est un passionné de tabac, passant de la cigarette roulée au cigare … Un fumeur qui s’affiche, de surcroît.Lire la suite »
Elle y tient la députée PS Michèle Delaunay à son combat contre la cigarette au cinéma (voir NS 13 du 8 avril). « La France doit mener une action très volontaire pour sortir du tabac d’ici à 2030 et il faut, pour cela, « débanaliser » la cigarette, y compris dans ses représentations dans cet art populaire qu’est le cinéma » répète-elle encore aujourd’hui dans Sud-Ouest, avant de nous ressortir les arguments développés sur son blog, dont l’idée d’une commission de « contrôle » (voir NS 13 du 21 mai). Mais, pour éviter le monologue, le quotidien a donné la réplique au réalisateur Jean-Pierre Mocky, qui ne cède pas aux « sirènes » de l’égérie anti-tabac (voir NS 13 du 17 avril).
« Michèle Delaunay a raison de lutter contre la cigarette, car c’est un fléau. Moi-même qui suis très libéral, quand je vois une collaboratrice qui se tape 20 cigarettes dans la journée, ça me paraît beaucoup. Et quand je recevais mon ami Gainsbourg, il fallait, après son départ, tout ouvrir pour évacuer les odeurs de tabac… Mais je trouve sa proposition un peu con. Créer une commission pour examiner les scénarios… surtout pas ! Il y a déjà tant de règles, tant de censures. Une censure invisible, sournoise, économique, dont je suis victime dès que je veux faire un film sur un sujet brûlant. On vous fait croire que le film n’est pas bon pour ne pas le distribuer ou pour ne pas en parler dans la presse… Si je faisais « La Famille Bélier », je n’aurais pas de problème !
« Bref, c’est déjà compliqué d’être un cinéaste libre, il y a beaucoup de normes, de pressions… Il ne faut pas rajouter une commission. On pourrait modérer la présence de la clope dans les films qui parlent de notre société actuelle, parce que les gens fument moins, mais il n’est pas envisageable de faire un film sur la France des années 1950, ou de l’Occupation, sans cigarettes ! Michèle Delaunay pense que l’industrie du tabac finance nos films : quand j’ai commencé avec Bourvil, on avait de gros contrats avec Gitane ou Marlboro, mais ce n’est plus le cas du tout …
« Michèle Delaunay renverse le problème. Le cinéma représente la vie : avant de faire disparaître la cigarette des écrans, il faudrait la faire disparaître de la vraie vie. Et puis, la cigarette, ce peut être utile à un metteur en scène, pour camper, psychologiquement, un personnage. Souvent, les gens fument, quand ils sortent notamment, non pas par plaisir, mais pour se donner une contenance, parce qu’ils manquent d’assurance… La cigarette, c’est un truc de timide. D’ailleurs, je fume très peu ».
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