Juil 232017
 

Après Royan (Charente-Maritime) et Saint-Laurent-du-Var, c’est la station balnéaire de Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) qui vient d’implanter le panneau de la Ligue contre le Cancer sur ses plages. Pour y interdire, depuis le 1er juillet, cigarette, vape et chicha … trois employés saisonniers veillant au grain.

Elles sont désormais pas de loin de 55 les « Plages sans tabac ». Une liste non exhaustive :

• Aisne : la plage de l’Hôtel de ville et celle de l’Etang d’isle, à Saint-Quentin.

• Alpes-Maritimes : les plages Richelieu et Garoupe à Antibes Juan-les-Pins ;  les plages Bijou et les Rockers à Cannes ; la plage du Fossan à Menton ;  la Raguette à Mandelieu-la-Napoule ; les plages de Lenval, des bains militaires, de  Sainte Hélène, du Centenaire à Nice ;  des marinières à Villefranche-sur-Mer.

• Aveyron : la plage saisonnière à Rodez.

• Bretagne : les plages Bonaparte, Pors Moguer, Gwin Zégal à Plouha ; les plages du bon secours Nord, du pont Nord et de l’éventail à Saint-Malo.

• Bouches-du-Rhône : les plages lumière et du petit muguet à La Ciotat.

• Calvados : la Riva-Bella à Ouistreham et une également à Merville ainsi qu’à Colleville.

• Corse : les plages Ricanto, Saint François, Trottel à Ajaccio ; Balistra, Grand Sperone, Piantarella, Rondinara, Tonnara à Bonifacio ; Casa di Lume à Palombaggia ; Santa-Giulia à Porto-Vecchio ; l ‘Arinella à Bastia.

• Moselle : Metz Plage.

• Pyrénées-Atlantiques : la plage du Port Vieux à Biarritz.

• Rhône : la baignade biologique du Lac des Sapins à Cublize.

Juil 102017
 

Elle est souvent pleine d’enseignements contre les poncifs, la chronique de franceinfo « Le vrai du faux » qui décrypte les déclarations de nos politiques.

Ainsi, celle de notre ministre de la Santé pour justifier le paquet à 10 euros : « Tous les pays qui ont vu une baisse importante de leur tabagisme sont passés par des hausses notables du prix du tabac ».

Extraits.

•• « Les hausses de prix font baisser les ventes légales de cigarettes, c’est très net. Faire baisser le nombre de fumeurs, c’est plus compliqué, et cette tendance se mesure par la prévalence : la proportion de fumeurs dans une population. 

•• « En Grande-Bretagne le prix du tabac a augmenté de 89 % en 10 ans et la prévalence s’établit à 19 %, contre un peu moins de 30% au début des années 2000.

Mais, en Allemagne, on compte un quart de fumeurs contre presque un tiers en France, alors que le paquet de cigarettes est moins cher. Outre-Rhin, l’accent est très fortement mis sur la prévention dès le plus jeune âge. Résultat : 92 % des 12-17 ans sont non-fumeurs, selon l’administration fédérale. 

•• « En France, la plus forte hausse de prix, 39 %, c’était avec le plan cancer de Jacques Chirac en 2003. Le nombre de fumeurs a légèrement baissé : 30 % en 2000 et 27 % en 2005. La proportion est ensuite remontée progressivement autour de 28-29 %. L’effet choc des prix s’est donc estompé dans le temps. 

Vous aurez noté aussi que contrairement à l’Australie ou à la Grande-Bretagne, la France n’est pas une île. Il est plus facile d’aller chercher des cigarettes à un prix inférieur chez les voisins … » 

•• Conclusion : « la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a raison de dire que tous les pays qui ont connu une très forte diminution du tabagisme ont fortement joué sur les prix. Mais les politiques davantage basées sur la prévention montrent aussi leur efficacité, à long terme ».

Juil 062017
 

Plutôt anti-Macron, l’auteur d’un billet sur Altantico.fr de ce 6 juillet sur le paquet à 10 euros, annoncé dans la feuille de route du Gouvernement.

En restant au-dessus des prises de position politiques, affichées et exprimées de-ci de-là, on appréciera la démonstration d’Éric Verhaege, fondateur du cabinet d’innovation sociale Parménide et énarque, lui aussi. Extraits.

« Le paquet de cigarettes à 10 euros ? L’idée est aussi ancienne que bien connue, malgré ses origines obscures. C’est un peu comme si elle était dans l’air depuis longtemps sans qu’on ne sache plus très bien par qui elle est venue. Voici pourquoi En Marche l’a mise en œuvre dès son arrivée au pouvoir.

Premier point : la sociologie du fumeur n’est pas neutre. Selon les données les plus récentes, les fumeurs se trouvent d’abord dans les catégories sociales les moins favorisées. Ce fossé s’est beaucoup creusé depuis l’augmentation du prix du paquet de cigarettes. Ainsi, l’écart de la proportion de fumeurs chez les cadres et les ouvriers a augmenté de 2 points depuis que le tabac est surtaxé par l’État.

On aurait donc tort de croire que le renchérissement de la cigarette pénalisera les plus riches. Il frappera durement les catégories de revenus les plus modestes. Rappelons qu’en 2014, on comptait moins de 20% de fumeurs chez les cadres, alors qu’ils représentaient près de 40 % des ouvriers.  Autrement dit, le paquet de cigarettes à 10 euros, c’est une mesure jugée d’autant plus légitime par l’électorat d’En Marche qu’elle frappe l’électorat des autres partis.

Reste que le paquet de cigarettes à 10 euros pose un vrai problème moral. Selon les études menées, notamment le rapport de la Cour des Comptes de décembre 2012, le coût du tabagisme pour l’assurance-maladie est d’environ 12 milliards annuels. La taxe sur le tabac, qui représente 80 % du prix du paquet, rapporte 15 milliards.

Autrement dit, les fumeurs paient largement pour leur santé. Toute augmentation de la taxation les rendra financeurs très largement de l’assurance maladie.

Même en utilisant les estimations les plus pessimistes du coût sanitaire des fumeurs (environ 17 milliards par an qui pèseraient sur l’ensemble des acteurs de la santé), le paquet de cigarettes à 10 euros ressemblera à une contribution excessive des classes populaires au remboursement des frais qu’ils causent par leur vice.

Autrement dit, le gouvernement Philippe prépare le financement de soins apportés aux plus riches par une contribution nouvelle sur les plus pauvres.

Tout ceci pose la question de fond : pourquoi pénaliser les fumeurs ?

On entend bien la raison cachée, qui a désormais force de loi : il faut protéger les individus contre le mauvais usage qu’ils peuvent faire de leur liberté.

Au nom de la protection, il faut donc restreindre la liberté ».

Juin 202017
 

L’acte de fumer est à l’honneur dans le dernier numéro du M le supplément du Monde de ce 17 juin. Entendons-nous … sur un plan culturel.

•• C’est d’abord la pleine page avec un portrait noir et blanc du dessinateur Sempé, cigarette électronique à la bouche et regard malicieux. À 84 ans, il est adepte du vapotage depuis plusieurs années.

Sempé fait partie d’une galerie de vingt portraits sur le « génie français » réalisée par la grande photographe française – mais installée aux États-Unis – Brigitte Lacombe, à l’occasion du numéro 300 du magazine.

•• C’est, en dernière page, le « Totem » dédié au briquet violet à reflets de la jeune chanteuse française Fishbach en tournée dans toute la France avec son premier album « À ta merci ». Mais aussi l’aveu d’un amour … Lire la suite »

Juin 172017
 

Grande soirée de gala, ce 16 juin, dans les prestigieux salons du plateau de Gravelle, au bois de Vincennes.

En effet, à l’issue de l’assemblée générale annuelle de la confrérie nationale Jean Nicot, le chapitre de Paris, présidé par Gérard Bohelay, intronisait solennellement de nouveaux membres.

Parmi lesquels :

• Renaud Chantegrelet, un ancien buraliste parisien du quartier de Bercy, très engagé à l’époque, et qui a lancé avec succès le café-restaurant Renaud dans les nouveaux quartiers de Boulogne-Billancourt ;

• Bruno Marcillaud, responsable du secteur Horeca du groupe Century 21 ; un familier et grand connaisseur du secteur puisqu’il a débuté sa carrière à la Seita.