Sep 062016
 

Saint Lazare concertIl n’y avait pas que le sas de fumée blanche à l’entrée de la gare parisienne de Saint-Lazare, dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 septembre …

Fermée pour cause d’arrêt du trafic (pendant la mise en place d’un pont routier et d’une passerelle piéton un peu plus au nord), la gare a accueilli 5 000 personnes le temps d’une nuit de concert électro, confié à Aurélien Dubois (l’organisateur des soirées Concret et du Weather Festival).

Vers 22 heures, le dernier train parti, deux scènes, des bars, des sunlights ont émergé. Programmation 100 % house, pas de têtes d’affiches, si ce n’est la gare elle-même.

Deux quais dédiés aux toilettes et un troisième transformé … en coin fumeur (ah ! quand on veut). Mais, il paraît que l’on fumait de partout, comme on buvait jusqu’à plus soif. Sur son stand, la patrouille de la police ferroviaire distribuait bien des boules Quiès, des messages d’avertissements sur l’abus d’alcool et de stupéfiants … tout en dansant d’un pied sur l’autre.

C’est ça la fête, même si 150 policiers étaient en faction dehors. La préfecture n’a donné l’autorisation que le matin même : « la préfecture a toujours cherché des solutions. Je crois qu’on devait prouver qu’on peut continuer à rendre les gens heureux », raconte Benjamin Huteau, un jeune chef de gare de 33 ans, à l’origine de l’idée.

Août 212016
 

RTL Adeline FrançoisIl n’est pas politiquement correct d’être fumeur par les temps qui courent, soit … Mais entre la façade et la réalité, il y a comme un écran de fumée.

Ainsi, par le détour d’un article sur la rentrée d’Yves Calvi dans Le Monde daté du 21-22 août, on apprend qu’Adeline François – présentatrice du flash de 7 heures et de la revue de presse de RTL – s’isole aux premières heures du matin dans son bureau pour travailler tout en « soufflant les volutes de fumée de sa cigarette à travers une fenêtre entrouverte ». On ne va pas lui reprocher ! Lire la suite »

Août 142016
 

SyrieVoiles levés, barbes coupées, burqas brûlées, bouteilles de sodas partagées, sourires aux lèvres … et aussi, cigarettes aux lèvres.

Des femmes, souriantes et fumeuses. On a même l’impression qu’elles fument pour la première fois. Ces photos font le tour des réseaux sociaux.

Nous sommes à Manbij, en Syrie, pas loin de la frontière turque. Cette cité représente un enjeu stratégique du combat contre l’État islamique et justement, celui-ci vient d’en être chassé, vendredi, par des combattants, essentiellement kurdes, soutenus par la Coalition internationale.

Les affrontements ont duré deux mois. La population a sérieusement morflé. On parle de 400 morts.

Et le joug de l’État islamique s’est traduit par un mode de vie imposé multipliant les prohibitions et les contraintes sur les corps comme sur les consciences.

Une fois le joug levé, tout se libère. À commencer par la parole. Les droits reviennent, aussi. Dont le droit de fumer. Avec modération.

La modération, Daech connait pas.

Août 022016
 

Dessin travail fumeurLes raisons qui poussent à la consommation de tabac sont nombreuses. Elles relèvent souvent de la sphère privée, mais elles peuvent aussi être influencées par l’environnement professionnel. C’est ce qu’a tenté d’analyser une étude de la Dares (Direction de l’Animation, de la Recherche, des Études et des Statistiques) publiée ce jeudi 28 juillet sur le site du ministère du Travail.

Les travaux ont étudié entre 2006 et 2010 la corrélation entre l’activité des salariés fumeurs et leur consommation.  En 2006, 27% des hommes et 21% des femmes en emploi fumaient quotidiennement. Quatre ans après, les chiffres sont restés les mêmes, et ce malgré une évolution législative de taille : l’interdiction de fumer dans les lieux collectifs de travail.

Quoiqu’il en soit, l’étude constate dans un premier temps que les personnes « exposées durant leur carrière à des risques physiques ou psychosociaux (manque d’autonomie, exigences émotionnelles, conflits de valeur) consomment plus souvent du tabac que les autres ».

• Ainsi, les hommes qui doivent supporter de fortes contraintes physiques et un environnement pénible (port de charges lourdes, exposition au bruit, à la chaleur ou à la saleté) sont près de 30% à fumer, contre seulement 24% pour ceux qui ne sont pas exposés. Le stress et la peur jouent aussi un rôle sur l‘augmentation de la consommation.

• A l’inverse, une plus forte exposition à des produits nocifs ou toxiques dans le travail est associée à une diminution de la consommation de tabac. L’étude avance la piste suivante : « Se sentant davantage exposés à ces produits, les hommes, consciemment ou inconsciemment, compensent en réduisant leur exposition au tabac », suggère la Dares.

• Enfin, contrairement aux idées reçues « un rythme de travail plus soutenu contribuerait à moins augmenter la consommation », explique l’étude. 74% des hommes interrogés estiment que ça stabilise leur consommation et seulement 13% que ça la fait augmenter.

• Chez les femmes, le tabac est plus particulièrement corrélé au sentiment d’insécurité dans leur emploi. « Lorsqu’elles ont davantage peur de le perdre, elles augmentent leur consommation et la diminuent si leur crainte se réduit », explique l’étude, qui avance que la probabilité de diminution « chute de 38 % lorsque leur crainte du chômage augmente ».

• L’étude pointe un résultat paradoxal dans le public féminin : plus elles voient leur travail « reconnu à sa juste valeur », plus elles fument. Pour quelle raison ? Les auteurs affirment ne pas avoir d’explication satisfaisante à fournir.

Juil 302016
 

Tintin-HaddockCinq chercheurs en génétique moléculaire et en infectiologie ont publié une étude très sérieuse sur les pépins médicaux accumulés par le compagnon de Tintin au cours de leurs aventures rocambolesques.

« Nous avons trouvé 225 événements conduisant à 249 soucis de santé », recensent les chercheurs dans les conclusions publiées le 21 juillet dans la revue Presse médicale. Le marin a connu 109 commotions cérébrales légères ou moyennes. Il a également perdu connaissance treize fois, dont quatre liées à des commotions cérébrales sévères, dont quatre autres survenues lors de décollages de fusée ou d’atterrissages dans l’album « On a marché sur la lune ».

En plus des traumatismes crâniens, le capitaine souffrirait d’une cirrhose alcoolique. Les chercheurs tintinophiles ont dénombré 21 états d’ivresse aiguë. Plus nombreux d’ailleurs au cours des premières aventures que par la suite. L’étude parle même d’une évolution sociale du personnage : « il passe progressivement d’un statut de capitaine de marine, alcoolique invétéré, à celui de châtelain, avec un alcoolisme plus mondain, mais est toujours resté un fumeur de pipe invétéré ». Lire la suite »