On n’enferme pas Higelin. Ni dans un style, ni dans un format et encore moins dans les conventions. Plus libre que jamais, il a sorti ce 7 octobre un nouvel album « Higelin 75 ».
Résultats : des chansons à rallonge, loin des trois minutes du format radio ; des « idées noires » aux antipodes de son image revendiquée « d’enchanteur » de la chanson française ; et des titres provocateurs. Comme « J’fume ».
En écho à « Cigarette » de son album « BBH 75 », Higelin continue à « fumer » en attendant « que le fossoyeur me creuse une tombe au Père Lachaise » et que « le temps s’arrête et que le ciel me tombe sur la tête ». Et revient à l’esprit son titre et joli clip « Je suis amoureux d’une cigarette (toute la journée, elle me colle à la bouche … » sorti en 1997.
Que l’on soit d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique, quand on est un politique, les élections ça stresse. Et quoi de mieux que la lente dégustation d’un cigare pour suivre le décompte des résultats. Manuel Valls y avait eu recours le soir des départementales l’an dernier (voir NS 13 du 27 mars 2015). Dimanche dernier, c’était au tour du chef des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), à l’issue du référendum sur l’accord de paix « final et définitif » destiné à mettre fin à un conflit intérieur de 52 ans.
Rodrigo Loroño, plus connu sous ses noms de guerre « Timoleon Jimenez » ou « Timochenko », était revenu à Cuba ce soir-là. Confortablement installé dans un imposant fauteuil en cuir d’un club de la ville, en compagnie d’autres dirigeants de la rébellion et de journalistes, le chef de la guérilla a passé plus de deux heures à suivre la chaîne de télévision Telesur, un cigare cubain aux lèvres.Lire la suite »
À force d’être matraqués et culpabilisés, les fumeurs sont devenus des moutons … Alors que là, entre paquet neutre et hausse du tabac à rouler, ils avaient une bonne occasion de faire entendre leur voix ! Et avec des arguments.
Eh, bien non. Pour preuve de cette passivité – qui consiste à accepter une certaine stigmatisation et à ne pas faire valoir son droit de fumeur adulte et responsable – trois réponses de fumeurs dans un micro-trottoir réalisé à Verdun et paru dans l’Est Républicain de ce mardi 4 octobre.Lire la suite »
Marianne Faithfull fera partie des premiers artistes à chanter au Bataclan, après sa réouverture en novembre.
Icône de la scène rock des années 60, la « lady with a cigarette » y interprétera pour la première fois « They Come at night » (« ils viennent la nuit »), qu’elle a écrit dans son appartement parisien juste après l’attentat du 13 novembre 2015. Lors de son concert, elle « ne dira rien à propos de cette nuit-là », mais « le fait que je fasse le concert et que j’aie écrit la chanson parlent d’eux-mêmes » a-t-elle confié lors d’une interview chez elle, face à une tasse de thé et une cigarette à la main.
Artiste aux multiples résurrections, à la vie très « sexe, drogue et rock’nroll », marquée par les excès et un cancer, elle sort de deux années difficiles avec des fractures de la hanche et une infection des os. Elle ne veut plus voyager hors Europe ni faire de tournées mais peut écrire, faire des disques (elle vient de sortir un album live « No exit »), donner des concerts occasionnels.
En 2014, elle annonçait avoir été contrainte à arrêter de fumer et être passée à la vapote. Apparemment, le « vieux démon du tabac » est revenu. Et sa voix de fumeuse aussi.
Un : des syndicats de proviseurs de lycées, de commissaires de police ou de parents d’élèves qui annoncent qu’il vaut mieux laisser fumer les lycéens dans la cour plutôt que dehors, tant que durera l’état d’urgence.
Deux : la une du magazine M, le supplément hebdomadaire du Monde, avec Benjamin Biolay clope au bec …
Les grands « dogmatiques anti-clopes » n’ont pas été à la fête cette fin de semaine.
•• Philippe Tournier, secrétaire national du SNPDEN (premier syndicat des chefs d’établissement), n’hésite pas à déclarer, de but en blanc, sur France Inter que la loi Évin n’a jamais empêché les jeunes de fumer des cigarettes et de se tourner depuis 2006 de plus en plus vers le cannabis ».
•• Benjamin Biolay brouille les pistes, à l’inverse, malgré la une et les six photos où la cigarette est omniprésente (à la main, à la bouche ou jetée). Une cigarette « admirablement roulée en cône » qu’il justifie d’un mensonge nonchalant : « je fume surtout pendant les interviews ». Et l’article commence justement par une histoire d’interview et de cigarette :
« Imaginons Gainsbourg, Ferré ou Brel interrompus en pleine interview par une jeune serveuse, obligés d’écraser sa Gitane sans filtre. La face de la chanson française en aurait été changée. C’est arrivé au printemps, dans le lobby d’un hôtel de luxe en Corse. Le plus « grunge », le plus « provocateur » des chanteurs hexagonaux parlait de son spleen et de son dernier album, « Palermo Hollywood », quand il s’est fait attraper. Il a continué à tirer sur sa clope roulée. En 2016, un rebelle n’a plus besoin de griller des billets de 500 en direct à la télé pour se singulariser. Il fume en public, et fait feu de ses états d’âme ».
« Depuis l’incident en Corse, il donne ses interviews à domicile, sixième étage à Saint-Germain-des-Prés, fenêtres ouvertes sur le ciel … ». Mais, pendant qu’il continue de souffler « un rond de tabac bleuté » sur quatre pages de portrait, on aura attendu des mots à la Biolay sur l’acte de fumer …
« Nous sommes 13 millions » s’adresse aux fumeurs adultes et responsables. En application de la législation française sur le tabac, les mineurs de moins de 18 ans ne sont pas autorisés à naviguer sur ce site.