Juil 302016
 

Tintin-HaddockCinq chercheurs en génétique moléculaire et en infectiologie ont publié une étude très sérieuse sur les pépins médicaux accumulés par le compagnon de Tintin au cours de leurs aventures rocambolesques.

« Nous avons trouvé 225 événements conduisant à 249 soucis de santé », recensent les chercheurs dans les conclusions publiées le 21 juillet dans la revue Presse médicale. Le marin a connu 109 commotions cérébrales légères ou moyennes. Il a également perdu connaissance treize fois, dont quatre liées à des commotions cérébrales sévères, dont quatre autres survenues lors de décollages de fusée ou d’atterrissages dans l’album « On a marché sur la lune ».

En plus des traumatismes crâniens, le capitaine souffrirait d’une cirrhose alcoolique. Les chercheurs tintinophiles ont dénombré 21 états d’ivresse aiguë. Plus nombreux d’ailleurs au cours des premières aventures que par la suite. L’étude parle même d’une évolution sociale du personnage : « il passe progressivement d’un statut de capitaine de marine, alcoolique invétéré, à celui de châtelain, avec un alcoolisme plus mondain, mais est toujours resté un fumeur de pipe invétéré ». Lire la suite »

Avr 212015
 

“Arrêtez de nous enfumer” de Pierre Boulard« Arrêtez de nous enfumer ! » : le livre que vient de sortir Denis Boulard (Éditions du Moment) est à recommander. Il s’agit d’une enquête sans concessions, ni parti-pris facile, sur tout ce qui concerne actuellement le tabac en France. Tout le monde est « remis à sa place » : l’État ; les associations anti-tabac, les buralistes. Avec de bonnes questions, même si certaines n’ont pas de réponses formelles. Elles sont tout juste suggérées.

Et puis, on saluera la conclusion de l’auteur, révélatrice de son état d’esprit (même si les dernières lignes font concession au politiquement correct) :

« Le plus étonnant est que le fumeur, l’acteur principal, le premier concerné, celui qui risque sa vie en fumant, paraît bien seul. Spectateur de tous ces gens et organismes qui s’agitent autour de lui sachant mieux que lui, ce qui est bon pour lui. Lire la suite »

Avr 202015
 

Patrick Dewaere cigaretteElle lance une offensive contre la présence de la moindre cigarette sur le moindre petit bout de pellicule.  » Elle « , c’est la députée bobo, milliardaire, socialiste et anti-tabac de Bordeaux, Michèle Delaunay (voir NS 13 du 8 avril).

Alors, on ne résiste pas au plaisir de lui dédier deux dialogues célèbres et révélateurs où l’on parle du tabac comme dans la vie. Et ce n’est pas forcément de la propagande.

• Dans « Adieu Poulet » de Pierre Granier-Deferre (1975) avec Patrick Dewaere et Lino Ventura.

« J’ai dit pas dans la bagnole, merde !
– Tu ne vas pas remettre ça, hein ?
– Tu ne peux pas attendre deux minutes, non ?
– Baisse ta vitre ! Baisse ta vitre, et fais pas chier !
– Non! Sois gentil, éteins-la…
– Non! Tu ne m’auras pas, là ! J’en ai balancé vingt aujourd’hui à cause de toi ! Un paquet ! Cela fait trois jours que tu fumes plus, moi ça me coûte une fortune, alors celle-là, je la fume ! Et je t’emmerde.
– Si tu savais ce que tu t’envoies dans les poumons …Tu dois avoir une couche de goudron comme ça, à l’intérieur. Drogué, va !
– Arrête-moi.
– Quoi ?
– Arrête-moi, là, arrête-moi.
– Attends deux minutes …
– Arrête-moi, là !
– Sois pas con, je te raccompagne, tu ne vas pas marcher jusqu’à …
– Je vais fumer ! Ciao !
– Tu vas crever, con, et moi je me marrerai bien … » Lire la suite »

Mar 222015
 

Drôle, touchant, et peut-être énervant pour certains, le double portrait de Tesson père et fils que vient de nous servir, à l’heure du déjeuner, Maitena Biraben dans « Le Supplément » de Canal +

Livre-Berezina-S-Tesson-251x30010854760406_410282c8a2Philippe le père, « dandy mondain », qui de Combat au Quotidien de Paris, a incarné certaines des plus belles pages de la presse quotidienne des années 60-90. Ce fou de théâtre n’est jamais à cours de tirades pleines de panache. Et à 87 ans, l’œil plus pétillant que jamais, discrète cigarette à la main, il ferraille contre ceux qui l’accablent d’une mauvaise polémique.

Sylvain le fils, « aventurier esthète », écrivain-voyageur d’envergure (« Berezina » est son dernier ouvrage) qui sillonne des terres infinies. Victime, l’été dernier, d’une très grave chute, il nous montre comment il arrive à fumer son cigare malgré sa gueule cassée : « il faut bien aider Cuba ».

Le style, l’élégance et la liberté de ses choix comme héritage.

Mar 072015
 

On parle beaucoup, en ce moment, de l’auteur de fresques historiques (ou politico-polémiques) brillantes, Patrick Rambaud. Il vient de publier « Le Maître », un roman sur un sage chinois rétif aux doctrines toutes faites …

Dans ses nombreuses interviews, Patrick Rambaud ne se sépare jamais de son éternelle cigarette tout comme de son antique machine à écrire.

On apprend même (dans Le Parisien du 22 février) qu’il conserve des centaines de briquets vides … dont il envisage vaguement de se débarrasser. Ils sont distraits et fumeurs, ces écrivains …