Juil 072017
 

Nuage rouge (le pseudo d’un lecteur de 13 millions de fumeurs) est très en colère après l’annonce de la feuille de route du Gouvernement dont l’une des mesures phares est de parvenir au paquet de cigarettes à dix euros. 

D’ailleurs, on a d’autres billets de révolte à publier. 

« Quitte à me faire dépouiller j’aurai préféré que l’État vienne me dire : « tu es accro au tabac ; je suis dans la merde avec mon quinquennat, j’ai besoin de rentrées fiscales ; c’est dégueulasse, tant pis pour toi ». Direct, carré, droit dans les yeux. La comédie de la lutte contre le tabac depuis maintenant treize ans … franchement, ça ne passe pas.

De quoi est-il question ?

Baisse de la consommation ? Un fumeur en moins dans les statistiques annuelles et le tour est joué. Pour ceux qui continuent, c’est du tabac hors de prix ad vitam æternam et dans des emballages qui ne servent à rien, sinon d’épouvantails pour légitimer un racket fiscal légal sans précédent ni équivalent.

Éradication du tabac ? Pour quel avenir ? L’alcool et le cannabis, respectivement en seconde et troisième position de nos toxicomanies, viendront en première et seconde position et cela bien avant que le dernier fumeur n’ait quitté ce monde. Ils ne se contenteront pas de grimper en haut du podium mais risquent surtout d’exploser pour combler le vide laissé par le tabac. Et là, pas de solution. Lire la suite »

Mai 012017
 

Pour nous, fumeurs adultes et responsables, c’est évident …

Il faut laisser le temps au temps et faire évoluer l’état d’esprit des sociétés humaines à leur rythme naturel. Y compris par rapport à la réalité des addictions.

C’est ainsi que dans un article du Monde de samedi (à propos d’un sujet qui n’a rien à voir avec nos préoccupations puisqu’il porte sur « les enragés de la protection animale ») cette phrase qui sonne bien à nos oreilles.

Ophélie Veron, chercheuse à l’Université catholique de Louvain en est l’auteur : « de nombreuses études montrent que la violence ne fonctionne pas pour susciter des changements sociaux. En outre, au niveau individuel, les gens sont plus à même d’évoluer par une politique du pas à pas, comme on le voit pour l’arrêt de la cigarette ».

Totalement d’accord. La violence verbale (tous ces discours culpabilisateurs sur notre supposée faiblesse d’esprit) et psychologique (le paquet neutre) à notre égard, fumeurs adultes et responsables, cela ne marche pas !

Mar 062017
 

Au Canada, les politiques contre le tabagisme s’enchaînent. Le plan actuel n’est même pas totalement mis en place (avec l’arrivée programmée du paquet neutre) que déjà le gouvernement imagine la feuille de route pour 2035.

Avec une surenchère dans les mesures, comme l’interdiction de vente aux moins de 21 ans et l’extension de l’interdiction de fumer jusque … dans les lieux privés. Dans la mesure où un propriétaire pourra interdire de fumer à ses locataires.  C’est ce qui fait bondir le sociologue et chroniqueur québécois, Mathieu Bock-Côté, dans Le Journal de Montréal du 4 mars.

•• J’ai appris cette semaine qu’il sera de plus en plus aisé pour un propriétaire d’interdire à ses locataires de fumer chez eux. Et je me suis dit que l’État-nounou, qui veut encadrer chaque parcelle de notre vie, était vraiment en train de délirer.

La guerre au tabagisme est devenue depuis longtemps une guerre contre les fumeurs. Le fumeur devient le renégat, le pestiféré à ostraciser pour avoir une société absolument hygiénique. D’une certaine manière, contre lui, tout est permis : les interdictions se multiplient. Dehors du resto, du bar, de la terrasse ! Et dégagez du trottoir devant l’établissement public ! 

Et maintenant, dehors de chez toi, le pauvre ! Seuls ceux qui auront les moyens d’acheter leur appartement ou leur maison pourront fumer chez eux. La cigarette sera un vice bourgeois. Lire la suite »

Mar 052017
 

Un billet d’humeur publié, ce samedi 4 mars, dans Contrepoints et signé par Thomas Valmenier (étudiant) s’en prend à la dernière alarme médiatique, à la « nouvelle peur » : les agents endocriniens. Oui, tous les deux mois, il faut un nouveau sujet pour distraire le bon peuple, lui donner de petits frissons dans le dos, lui donner sa guerre, tout simplement. Comme avec le tabac … Extraits

« Rendez-vous compte ! Tous les jours, des millions de Français se lavent les cheveux, les dents, mangent … sans savoir qu’ils risquent leur vie. Et oui, tout est dangereux, tout est cancérigène : les savons et autres nettoyants, les aliments (gras, salés, sucrés, viandes, poissons), le tabac (n’oublions pas : le fumeur est doublement coupable en ses qualités de suicidaire et d’assassin).

« Nous avons résisté aux terroristes en dégustant une bière en terrasse, nous résisterons au cancer en arrêtant de manger et de nous laver.  Lire la suite »

Jan 202017
 

Non, ce n’est pas un poisson d’avril. C’est trop tôt.

Mais, deux spécialistes de santé publique de l’Université d’Otago à Wellington (Nouvelle-Zélande) ont décidé de mettre en évidence les dangers du tabac auxquels est confronté l’agent mythique du cinéma. Recherche dont les résultats viennent d’être publiés dans la très sérieuse revue Tobacoo Control.

Après avoir passé en revue les 24 longs métrages sur l’espion anglais, les scientifiques ont observé que son tabagisme n’avait jamais été aussi intense que dans les années 60 : la première taffe remonte à 1962 dans « James Bond 007 et Mister No » et Bond fume dans cinq des six films de la décennie. Le héros a tout de même diminué sa consommation ensuite, pour arrêter définitivement en 2002. En même temps, les gadgets de l’espion liés au tabagisme (tel un dispositif de fusée dissimulé dans une cigarette) sont devenus de moins en moins nombreux et les mentions sur les risques du tabac plus fréquentes.

Mais … 007 n’est pas hors de danger pour autant ! Les chercheurs évoquent pour lui des niveaux élevés d’exposition au tabagisme passif en « folâtrant » avec des fumeuses. Ils citent ainsi une scène dans laquelle sa partenaire pose un cendrier « sur sa poitrine nue ». Et jusqu’à « Skyfall » (2012), il poursuit des relations sexuelles « à volutes ». La chance pour lui réside dans « la nature généralement brève de ses relations », admettent les spécialistes. Lire la suite »