Nov 212017
 

Ah tout de même ! Les voix s’élèvent contre les intentions de la ministre de la Santé (toujours son côté maîtresse d’école) de gommer la cigarette dans les films français.

C’est à nouveau le philosophe Raphaël Enthoven (voir NS 13 des 13 avril 2017, 4 novembre 2016 et 26 décembre 2015) qui a dénoncé avec le plus de pertinence et de verbe cette tentation du « Big Brother sanitaire » sur Europe 1, ce 20 novembre dans « Le fin mot de l’info ».

« Qu’une ministre de la Santé lutte contre le tabagisme, c’est l’évidence. Mais que pour ce faire, elle prévoit de s’en prendre au « marketing implicite des films qui en banalisent l’usage, c’est un attentat contre la création cinématographique. Et la noblesse de l’intention n’excuse pas l’infamie.

On ne demande pas à une fiction de produire de la vertu sous peine de basculer dans l’ordre moral. Il ne s’agit pas ici de lutter pour la santé ici, il s’agit de soumettre la création au bien, c’est-à-dire à l’idée qu’on s’en fait. Lire la suite »

Nov 192017
 

Comme si cela ne leur suffisait pas … Jeudi 16 novembre, les sénateurs ont voté haut-la-main le paquet de cigarettes à 10 euros pour 2020, après leurs collègues de l’Assemblée nationale.

Durant les débats (si on peut dire cela comme cela, puisqu’ils étaient quasiment tous d’accord !), une sénatrice socialiste en a rajouté une couche : il y a trop de cigarettes dans les films français. « 70 % des nouveaux films français mettent à l’image au moins une fois une personne qui fume (…) C’est une banalisation, voire une promotion du tabac, en particulier auprès des enfants et des adolescents qui sont les premiers consommateurs de ces films sur internet » a décrété Nadine Grelet-Certenais.

Ah bon, le paquet neutre va devenir obligatoire au cinéma ? Non, même pas ! Et notre ministre de la Santé de sauter sur l’occasion pour brandir un nouveau plan de réduction du tabagisme travaillant sur le « marketing social » … Lire la suite »

Août 212017
 

Pas moins de 60 films à son actif. Le populaire acteur de comédie, et réalisateur, Jerry Lewis s’en est allé à 91 ans.

Tout le monde n’était pas sensible à ses pitreries ultra-travaillées mais difficile d’ignorer la dimension humaine de ce père de sept enfants, très engagé dans la lutte contre certaines maladies. Il animait le Téléthon américain.

Dans un autre temps et à l’époque où il fallait bien vivre – avec son complice Dean Martin – il a participé publicitairement à de grandes campagnes de pub pour Chesterfield.

C’était moins « cow-boy » qu’une autre marque, mais ça avait de la gueule aussi.

Août 012017
 

Jeanne Moreau, l’actrice (chanteuse et réalisatrice), à la beauté sensuelle et à l’inimitable voix grave, est partie à 89 ans.

« Jeanne Moreau nous entraînera toujours dans le tourbillon de la vie pour nous émouvoir et nous émerveiller inlassablement » a-t-on entendu parmi les multiples hommages à cette personnalité hors du commun et insoumise. « Le Tourbillon de la vie », la chanson du film emblématique « Jules et Jim » de François Truffaut (1962), va asseoir sa carrière après « Un ascenseur pour l’Échafaud » de Louis Malle (1957). À l’époque, elle n’avait pas encore cette voix profonde, grave et rocailleuse qui restera dans nos mémoires.

La cause selon des médecins interrogés par Huffington Post : une laryngite chronique liée au tabac. Une inflammation des cordes vocales qui produit une perturbation de la production de la voix. C’était aussi ce qui donnait à Macha Béranger ou à Jean Gabin des voix « grumeleuses ».

Mais dans le cas de Jeanne Moreau, le spécialiste reconnaît le talent de l’actrice qui savait « jouer et utiliser cette voix si particulière. Toutes les personnes qui souffrent de laryngite chronique ne provoquent pas le même effet quand elles parlent ».

Jeanne était insoumise. Jeanne était aussi une fumeuse.

Jan 202017
 

Non, ce n’est pas un poisson d’avril. C’est trop tôt.

Mais, deux spécialistes de santé publique de l’Université d’Otago à Wellington (Nouvelle-Zélande) ont décidé de mettre en évidence les dangers du tabac auxquels est confronté l’agent mythique du cinéma. Recherche dont les résultats viennent d’être publiés dans la très sérieuse revue Tobacoo Control.

Après avoir passé en revue les 24 longs métrages sur l’espion anglais, les scientifiques ont observé que son tabagisme n’avait jamais été aussi intense que dans les années 60 : la première taffe remonte à 1962 dans « James Bond 007 et Mister No » et Bond fume dans cinq des six films de la décennie. Le héros a tout de même diminué sa consommation ensuite, pour arrêter définitivement en 2002. En même temps, les gadgets de l’espion liés au tabagisme (tel un dispositif de fusée dissimulé dans une cigarette) sont devenus de moins en moins nombreux et les mentions sur les risques du tabac plus fréquentes.

Mais … 007 n’est pas hors de danger pour autant ! Les chercheurs évoquent pour lui des niveaux élevés d’exposition au tabagisme passif en « folâtrant » avec des fumeuses. Ils citent ainsi une scène dans laquelle sa partenaire pose un cendrier « sur sa poitrine nue ». Et jusqu’à « Skyfall » (2012), il poursuit des relations sexuelles « à volutes ». La chance pour lui réside dans « la nature généralement brève de ses relations », admettent les spécialistes. Lire la suite »