Août 052016
 

KabylieFumer pour une femme reste un tabou absolu en Kabylie, entre pression des conservateurs et du « sanitairement correct ». Les femmes fumeuses sont de plus en plus nombreuses, mais n’osent jamais griller une cigarette en public. À Tizi Ouzou (à une centaine de kilomètres d’Alger), un groupe de femmes demande l’égalité du droit de fumer …

« On fume en cachette et loin des regards. Dans des toilettes, dans la chambre, mais jamais dans la rue. Les femmes fumeuses sont nombreuses, mais elles souffrent le martyre à cause du poids de la société qui voit d’un mauvais œil une femme qui fume. En tant que femme, je veux que je sois libre et fumer en plein public. Ce n’est pas une incitation pour les femmes à fumer, mais je revendique juste mes droits au même titre que les hommes » déclare Nihad – qui est infirmière au CHU de la ville – sur le site algérien Tamurt.

Qu’elles soient instruites, femmes aux foyers, étudiantes ou femmes voilées et pratiquantes, elles sont toutes victimes des mêmes préjugés, alors que « les femmes kabyles fument publiquement en France et au Canada par exemple et devant leurs enfants ou proches, pourquoi on ne tolère pas ça chez nous en Kabylie ou on ne cesse de réclamer une liberté collective et individuelle », fait remarquer la jeune infirmière. Lire la suite »

Juil 262016
 

Belgique taupe barNon, ce n’est pas une blague belge. Il suffit d’aller sur le site internet du « SPF Santé publique », dépendant du ministère, pour découvrir une offre d’emploi, pour le moins interpellante, mise en ligne il y a quelques jours.

L’État recherche une douzaine de nouveaux collaborateurs de moins de 26 ans chargés de contrôler « sous couverture » que les professionnels des bars et restaurants ne vendent pas d’alcool aux moins de 16 ans et ne laissent pas fumer dans les établissements.

Texte de l’annonce : « En tant que contrôleur, vous travaillez en « undercover ». Vous vous plongez régulièrement dans la vie nocturne afin de veiller à la sécurité des jeunes dans une ambiance festive.
« Comme vous êtes jeune vous-même, vous passez inaperçu. Les médias sociaux n’ont aucun secret pour vous : vous savez où trouver toutes les fêtes … »
D’autres aptitudes sont requises : préférer « être à l’extérieur qu’assis derrière un bureau », avoir « de bonnes aptitudes relationnelles », « de bons contacts avec les autorités locales et les services de police », croire en la santé, etc.

Seront-ils en droit de verbaliser ? ou simplement de dénoncer aux autorités administratives ?
La fonction, qui nous replonge au temps de la Stasi, est rémunérée 27 000 euros annuel …

Juil 062016
 

Belgique photo-chocOn n’a pas fini d’avoir des surprises avec les nouvelles réglementations anti-tabac (française et européenne) qui se mettent en place progressivement en ce moment.

Que ce soit pour l’horrible paquet neutre français ou pour le paquet de la directive tabac européenne, les avertissements sanitaires prennent beaucoup plus de places sur les conditionnements, avec de nouvelles photos-choc.

D’où la (morbide) surprise d’une femme belge qui vient de découvrir, lors de l’achat d’un paquet de cigarettes « nouvelle norme », la photo de son … mari que l’on peut voir entubé sur son lit d’hôpital. Et vérification faite auprès des enfants, des tantes, de toute la famille, il s’agit bien de Joseph Nizet à l’âge de 64 ans, suite à de graves complications survenues après un AVC.

Le choc donc, puis la colère : car personne n’a prévenu la famille.

La photo aurait été prise, il y a dix ans, lorsque Joseph Nizet a été placé dans le coma pendant plusieurs semaines. « Je ne vois pas comment il aurait pu donner son accord pour qu’on le prenne en photo. Et, du côté de la famille, nous sommes sûrs à 100 % que personne n’a pris des photos de lui à ce moment-là. Et, personne ne nous a demandé d’autorisation non plus. C’est odieux et abject » s’indigne Serge Nizet, le fils.

Non respect de l’intimité, violation du secret médical … d’où vient cette photo ? La famille aimerait le savoir. Et nous aussi d’ailleurs, puisque c’est une photo de quelqu’un qui serait censé être mort du tabac. Or rien n’est moins sûr.

« Pas du tout », précise d’ailleurs le fils, « mon père est mort quatre ans après ».

Juin 262016
 

Basket CigareComme si les Américains accordaient la liberté totale de fumer à leurs héros … Quitte à ce que soit un superbe cigare.

On pourrait le croire en voyant les images du joueur professionnel de basket LeBron James (surnommé « King James » ou « The Chosen One ») fêté en héros après que les « Cleveland Cavaliers » aient remporté les finales NBA, le dimanche 19 juin. Trois jours après, un million de personnes s’amassaient dans les rues de Cleveland pour ovationner le « King » qui circule en décapotable … un cigare à la main. Le matin, il était également arrivé en conférence de presse avec un cigare.

Le cigare de la victoire serait une constante dans l’histoire du basket américain. Michael Jordan, qui avait fumé son premier cigare à 28 ans, avait notamment allumé un Hoyo de Monterrey Double Corona à l’occasion du premier championnat des Bulls, en 1991.

Juin 192016
 

OMSJournée mondiale sans tabac, déclarations tonitruantes lors d’éternels sommets appelant à toujours plus d’interdictions, à toujours plus de hausses de prix et au paquet neutre … l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) n’est pas en reste dans la persécution des fumeurs. Comme si nous n’étions pas dignes d’être soignés ! Comme si l’OMS n’avait pas d’autres missions plus prioritaires entre les épidémies frappant des pays sous-développés et le manque d’infrastructures sanitaires de nombreuses régions du monde !

Seulement voilà, aveuglée par son rôle de « grand commandeur », l’OMS pousse le bouchon de plus en plus loin … Comme s’en inquiète Guy Dartiailh, un professeur de Sciences économiques et sociales dans un collège du Nord, qui contribue régulièrement sur le site Contrepoints face à ces incessantes pressions pesant sur le droit du fumeur.

Jusqu’où ira l’OMS au nom de sa lutte anti-tabac ?

• « À la surprise générale, pour le sommet qu’elle organisait les 28 et 29 avril derniers sur l’implantation de la Convention-cadre sur le contrôle du tabac, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’a pas choisi une autre destination que la ville d’Achkhabad, capitale du Turkménistan. Pays dont elle met en avant la politique anti-tabac, mais où, selon Amnesty International, « aucune amélioration de la situation relative aux droits humains n’a été constatée en 2015 ». Le Turkménistan disposait pourtant d’une grosse marge de progression, que ce soit en matière de liberté d’expression, de liberté de religion, de torture et autres mauvais traitements, de disparitions forcées, d’entraves à la libre circulation ou autres. Lire la suite »