Vous ne devinerez jamais ce qu’ils ont inventé en Corée du Sud (du Sud, pas du Nord, on est bien d’accord). Une alarme dissuasive contre les fumeurs sur la voie publique …
Ces sonnettes anti-fumeurs ont été installées dans plusieurs lieux publics de la ville coréenne d’Incheon. Il suffit d’appuyer discrètement sur un petit bouton et une voix retentit alors pour rappeler qu’il est interdit de fumer. Subtile hypocrisie du système : elle ne se déclenche qu’au bout de dix secondes, ce qui laisse le temps au fumeur de s’éloigner et de ne pas se faire repérer. Selon les témoignages recueillis par la presse, l’effet serait radical : une fois l’alerte donnée, les fumeurs se dépêcheraient d’écraser leur cigarette …
Cela dit, on ignore encore qui est censé appuyer sur le bouton. Un policier ? Un simple passant ? Un gros emmerdeur ?Lire la suite »
Dans tous les rassemblements et regroupements qui se sont déroulés, ce week-end, sur les lieux des attentats barbares du 13 novembre, l’esprit et l’art de vivre de ces terrasses qui caractérisent nombre de bistrots parisiens ont été célébrés, exaltés et mis en exergue.
Ces terrasses ou l’on boit, discute et fume.
Ces terrasses de la convivialité, de la tolérance, de la détente.
Parmi les multiples opinions et commentaires soulevés par le sujet, on retiendra cette adresse du très populaire animateur de la chaîne américaine CBS, Stephen Colbert : « Si vous voulez vous sentir proche des Parisiens, buvez une bouteille de Bordeaux, mangez un croissant, mettez un béret, fumez une cigarette et mangez des frites ! ».
De quoi donner des crampes d’estomac aux prohibitionnistes de tous poils.
L’ancien chancelier allemand social-démocrate Helmut Schmidt est décédé à Hambourg, ce mercredi 10 novembre, à l’âge de 96 ans. Et depuis hier, dans les médias, au fil des hommages, difficile d’échapper aux volutes de ses cigarettes. De quoi énerver : il est mort de sa belle mort.
Revenons à plus sérieux.
Artisan de l’amitié franco-allemande au cours de ses huit années de chancellerie, Helmut Schmidt s’est affranchi allègrement des contraintes antitabac, enfumant les plateaux de télévision ou les soirées de premières au théâtre, lorsqu’il grillait tranquillement sa cigarette au premier rang (Libération).
Jamais, il n’a pu se séparer de ses cigarettes mentholées, qu’il consommait à la chaîne. C’est en partageant une première cigarette qu’il fit, au collège, en 1932, la connaissance de sa femme avec qui il restera pendant près de sept décennies (Le Monde).
La marque des Reyno White était si étroitement attachée à l’image de de l’ancien dirigeant social-démocrate que quelques blagues ont d’ailleurs fleuri sur Twitter à l’annonce de son décès « le cours de l’action Reyno White a chuté aujourd’hui ». Dans son dernier livre, il confiait une seule incartade : « J’ai entretenu une relation éphémère avec des cigarettes sans filtre de marque Gauloises » (Slate).
« Helmut Schmidt et les cigarettes, un amour brûlant depuis des décennies. Aux conférences de presse, dans les réceptions, pendant les discours : là où Helmut Schmidt se tient, la fumée s’élève ». Les Allemands observaient avec bienveillance son tabagisme frondeur, font remarquer les médias outre-Rhin (Slate). Sauf certains, comme cet activiste anti-tabac qui avait porté plainte contre lui en 2008 parce qu’il fumait lors d’une réception dans un théâtre de Hambourg quelques après l’interdiction de fumer dans les lieux publics … Helmut Schmidt est resté cool et il est venu l’année suivante simplement avec sa boîte de tabac à priser (Hamburger Morgenpost).Lire la suite »
Quand on parle de stigmatisation sur ce site, ce n’est pas de la paranoïa ! Dernier affront en date, l’actuelle campagne anti-tabac du ministère de la Santé italien déclinant dans ses spots TV : « Chi fuma è scemo ». En clair : celui qui fume est un crétin ou un con.
Choquant ! « Scemo », c’est une insulte en italien.
Choquant ! Quand on découvre le contenu intrusif et donneur de leçons des spots TV. Un personnage caricatural (interprété par un célèbre comique Nino Frassica) vient s’incruster dans la vie de fumeurs pour les réprimander grossièrement. Lourd, vulgaire et dérangeant, ce « Big Brother » issu de la plus mauvaise comédie italienne quand il surgit brutalement dans un moment d’intimité … pour sermonner un jeune qui fume et ne porte pas de casque, pour interpeller une femme enceinte jusqu’au cou avec une cigarette, pour infliger une punition scolaire à un adolescent, etc. (spots en lien).Lire la suite »
Au Québec, le paquet neutre est aussi dans les perspectives du prochain projet de loi de lutte contre le tabagisme. Michel Kelly-Gagnon, directeur de l’Institut économique de Montréal, quitte ses habits d’économiste pour expliquer – dans une tribune sur le site Contrepoints postée ce dimanche 20 septembre – pourquoi le débat sur le paquet neutre dépasse les questions juridiques (sur le droit des marques) et les batailles de chiffres (sur son impact).
« Voici, pour moi, la question importante que l’on évacue ici : acceptons-nous que des adultes, en toute connaissance de cause, puissent faire des choix, y compris des choix qui sont mauvais pour leur santé ? Les humains, au cours de leur vie, font un ensemble de choix et adoptent des comportements plus ou moins risqués incluant de faire des sauts en benji (saut à l’élastique / ndlr) ou en parachute, ou encore d’avoir des relations sexuelles multiples non protégées, ou bien de manger trop gras ou trop sucré. Et ils sont responsables de ces choix. Pour le meilleur ou pour le pire.
« Bon, peut-être qu’en 1950 ou en 1960, il y avait encore des gens qui ignoraient que le tabac était néfaste pour la santé. Mais, en 2015, absolument personne ne peut prétendre ignorer cette information …
« Au-delà de la guerre des statistiques, les principes de liberté et de responsabilisation doivent revenir au cœur des discussions entourant la consommation de tabac, ou de tout autre produit ou service jugés « nocifs » pour la santé.
« Rappelons que Mao avait rendu obligatoire pour les employés des entreprises d’Etat de faire de l’exercice chaque jour. C’était probablement bon pour leur santé. Enfin, on peut le supposer. Mais est-ce bien le genre de société dans laquelle nous voulons vivre ? Pas besoin d’être un libertarien radical pour commencer à se poser de sérieuses questions sur la tendance de certains groupes militants, et des politiciens qui les suivent, à vouloir régenter tous les aspects de la vie des gens, sous prétexte de protéger leur santé ».
« Nous sommes 13 millions » s’adresse aux fumeurs adultes et responsables. En application de la législation française sur le tabac, les mineurs de moins de 18 ans ne sont pas autorisés à naviguer sur ce site.