Mai 012020
 

On l’attendait avec impatience le billet de Gaspard Koenig quant à l’hypothèse de la « nicotine comme agent protecteur contre le coronavirus » … D’autant qu’on n’est débordé ni par les activités, ni par les penseurs non-conformistes en ce moment.

En bon pourfendeur de l’État nounou, il y invite l’État à la modestie « notamment dans ses prescriptions sur les conduites à tenir dans notre vie quotidienne ». Extraits issus de sa tribune hebdomadaire dans les Échos.

•• « Ma chère maman, qui fume depuis un bon demi-siècle et ne répond à mes admonestations que par un irréfutable « c’est ma vie », m’a triomphalement présenté la dernière trouvaille dans la lutte contre le coronavirus : la nicotine protégerait du Covid en empêchant le virus de se fixer sur les récepteurs des cellules (hypothèse formulée par le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux). (…) Désormais, quand elle sort une cigarette, ma chère maman me lance : « je prends mon   médicament ».

•• « Imaginons un instant que ce remède inattendu soit efficace . Le ministre de la Santé, soucieux de montrer l’exemple, allumera une clope en pleine conférence de presse, comme autrefois Simone Veil. Lire la suite »

Fév 282020
 

En réponse au poncif médiatique du jour … « Le trafic de cigarettes, un business attractif à l’arrivée du paquet à dix euros »

Non, messieurs les journalistes … ce dimanche 1er mars, les Franciliens n’iront pas faire du « tourisme fiscal » à Saint-Denis, ni les autres week-ends. Même avec un paquet à 5 euros. Nous ne sommes pas des junkies.

•• C’est peut-être sympa en Andorre (il y a la montagne, la neige et d’autres produits attractifs par leur prix, …). Mais à Saint-Denis, non. Il faut vraiment être contraint d’y vivre pour y mettre les pieds.

Et, puis ce type de contrebande (comme à Barbès, comme dans la « petite couronne ») ne s’adresse pas au fumeur lambda : la « clientèle » c’est une population sans pouvoir d’achat qui continue de vivre avec le système D du bled. Tout comme les marchés, les petits commerces de ces quartiers de démunis perpétuant leurs modes de vie. Lire la suite »

Fév 252020
 

Pour une fois qu’un média ne nous tire pas dans les pattes …

Une grande entreprise espagnole vient d’être autorisée par la justice à faire pointer les salariés qui prennent une pause cigarette ou une pause-café a annoncé BFM/RMC dans Bourdin Direct de ce 25 février. Mais est-ce une mesure qui pourrait arriver en France ? 

Le Code du travail français impose 20 minutes minimum de pause par journée de plus de 6 heures.

•• Exemple : trois fois par jour, deux femmes descendent par ascenseur du 17e étage pour une pause cigarette. C’est donc plus de deux heures qui partent en fumée chaque semaine. Mais ce n’est pas du temps perdu, jurent-elles. « Ça nous permet d’échanger sur des sujets souvent professionnels » explique l’une d’elles. « Finalement la pause clope devient l’occasion de continuer le travail » ajoute l’autre.

« Certains prennent une pause clope toutes les heures. Mais bon, j’en vois au café, je descends, ils sont à la pause-café, je remonte, ils y sont toujours. Pour moi, ce n’est pas une question de fumeur ou non-fumeur » assure le responsable informatique de l’entreprise.

•• Beaucoup d’entreprises ne contrôlent pas les temps de pause de leurs salariés tout simplement parce qu’elles n’y ont pas intérêt, explique l’avocat spécialiste en droit du travail Emmanuel Gayat.

« On ne va pas contrôler le temps qui est pris pour des petites pauses afin de ne pas avoir à décompter tout le temps de travail parce qu’on constate beaucoup de salariés font beaucoup plus d’heures que ce pourquoi ils sont payés » indique-t-il.

Pour l’avocat maître Olivier Angotti, s’il y a un excès de pause de la part d’un employé c’est d’abord le signe d’une insatisfaction au travail : « ce n’est pas fautif de prendre une pause, cependant c’est fautif d’être dans l’abus et de ne plus faire le travail pour lequel on est payé ».

L’enjeu financier serait considérable pour les entreprises : selon une étude récente, 6 salariés sur 10 affirment faire des heures supplémentaires non reconnues.

Comme quoi, à travers la clope, on tombe sur d’autres problèmes …