Juin 252016
 

diable rouge footballEncore un joueur de football qui se fait choper avec son paquet de cigarettes (voir NS 13 du 15 juin) et enflamme les réseaux sociaux comme un raid de hooligans, une pelouse en débâcle ou des maillots en loques au moindre accroc …

Dans une vidéo mise en ligne par La Repubblica, on voit Radja Nainggolan (joueur de l’AS Roma et milieu de terrain de la sélection belge) sortir un paquet de cigarettes alors qu’il regarde la fin du match Slovaquie / Angleterre dans une chambre d’hôtel. Ce n’est pas grand chose mais ça a fait le buzz. À tel point que l’entraîneur des « Diables Rouges » s’est senti obligé de faire une mise au point ce vendredi 24 juin.

« Je connais bien Radja. Il a besoin de fumer. Je ne sais pas combien (de cigarettes) mais je m’arrange toujours pour avoir une chambre avec balcon pour lui. C’est dans ses habitudes. Je pense que si je l’empêche de fumer, il va casser sa chambre », a expliqué Marc Wilmots à la télévision belge RTBF. « Tant qu’il s’illustre sur le terrain, je n’ai aucun problème. Les autres joueurs non plus. Je ne suis pas son père. Je ne vais pas lui interdire, il a 28 ans. Si un joueur veut boire un verre de vin, il peut, s’il veut fumer une cigarette, il peut aussi. Je ne vais pas changer la personne, ce n’est pas mon but. Mon but, c’est qu’il s’entraîne, qu’il joue bien ».

« L’accusé » a également répondu via son compte Twitter : « Demain, je vais boire un verre de vin et je serai alcoolique. Il faudrait parler de football et de l’Euro 2016 et ne pas chercher des bêtises ».

Juin 242016
 

Petit Journal BarthesAprès plus de 10 ans sur Canal+, l’animateur star du Petit Journal, Yann Barthèsa fait ses adieux à l’émission qui l’a popularisé ce jeudi 23 juin. Depuis le début de la semaine, le contenu de l’émission se faisait de moins en moins politiquement correct…

Mais là, Yann Barthès s’est lâché en narguant carrément le CSA. En tout début d’émission, le journaliste a invité Catherine Deneuve, en duplex par téléphone, à fumer une cigarette.

Lors de la première de l’émission en septembre 2011, le journaliste et l’actrice avaient fumé devant les caméras, provoquant la colère du gendarme des médias qui avait adressé une mise en garde à Canal+. Cette fois-ci, les deux provocateurs ont bien allumé une cigarette mais seule la fumée était montrée aux téléspectateurs.

Un joli double pied de nez.

Juin 242016
 

Marisa-Bruni-TedeschiÀ 86 ans, la pianiste Marisa Bruni Tedeschi – mère de l’actrice et réalisatrice Valeria ainsi de la mannequin et chanteuse Carla – a estimé qu’était venue l’heure des confidences. Dans son livre « Mes chères filles, je vais vous raconter … » (éd. Robert Laffont), cette personnalité émancipée et insoumise, au-delà des secrets de famille, continue de transmettre ses valeurs d’amour, de travail et de liberté.

Ainsi, elle ne croit pas qu’en vieillissant, on soit tenu de devenir raisonnable. Elle boit toujours son petit whisky, n’a pas renoncé à ses cigarettes mentholées, nous raconte Paris Match. Ajoutant deux anecdotes : « elle se rappelle cette rencontre avec la belle-mère de Barack Obama, comment cette dernière l’a emmenée fumer « en cachette » sur un balcon de la Maison Blanche. Ou de la première cigarette … offerte par un soldat américain dans un dancing, quand elle avait quinze ans ».

Juin 192016
 

Michel HouellebecqOn aime ou pas. Mais Michel Houellebecq compte parmi les écrivains français contemporains les plus lus au monde.

Les intrigues de ses narrations sont aussi interpellantes que désarmantes. Mais n’en rajoutons pas, ce n’est pas le genre de ce fin observateur des névroses contemporaines.

Il écrit des romans et des poèmes. Il fait des photos, aussi, qu’il expose au Palais de Tokyo, à Paris, du 23 juin au 11 septembre : « Rester vivant ».

Et au cœur de l’expo, Houellebecq a fait implanter un fumoir : « il m’est survenu cette intention fraternelle pour mes fidèles » a-t-il déclaré à The Art Newspaper. Ce fumoir accueillera un bar et un jukebox où l’on pourra sélectionner 70 poèmes de Houellebecq mis en musique.

Un pied de nez pas neutre à Touraine.

Juin 112016
 

image-2Comme quoi interdire peut booster l’imagination pour ressusciter un certain art de vivre …

À l’heure où la barbe de hipster à la cote, deux jeunes entrepreneurs viennent d’ouvrir un lieu atypique à Paris (à deux pas des Champs Elysées) : un salon de barbier qui fait aussi office de coiffeur, de bar à cocktails et de fumoir.

« Un trois en un » qui ressuscite l’époque des bars clandestins, les « speakeasy ». Ces bars à cocktails cachés qui ont proliféré aux États-Unis au moment de la prohibition, dans les années 20.

barbier fumoirPensée comme une adresse masculine qui s’assume, Gentlemen 1919 – date choisie en référence au début de la prohibition aux États-Unis -, s’affiche sur la rue comme un salon de barbier, dans une ambiance « Gatsby le magnifique ». Le petit supplément d’âme prend la forme d’une porte dans le fond du commerce, donnant accès à un bar à cocktails. Une décoration de cuir et de bois invite les curieux à s’imaginer dans un bar clandestin. Une autre pièce vient rendre l’adresse encore plus originale : un fumoir à l’anglaise, conçu pour savourer un cigare, avec une belle collection dans une cave à cigares sous vitrine. « J’ai des bons fournisseurs, qui me dégotent des choses rares. Le but, c’est de devenir une référence en cigares » assure un des co-créateurs, « je veux que cet endroit soit un lieu de partage épicurien, pas un truc élitiste ».

Après la fermeture du barbier à 22h, la porte ne s’ouvre que sur appel téléphonique, comme dans un vrai speakeasy. Et la capacité d’accueil est limitée à 30 personnes.

L’enseigne s’inscrit dans une mouvance plus générale d’apparition de ces bars « dits clandestins » dans la capitale : la Candelaria (accessible par une petite porte dans un restaurant mexicain), le Castor Club (primé par le média international Time Out), ou encore celui du palace Le Bristol s’imaginant « speakeasy » pour son 90ème anniversaire l’année dernière. Comme quoi au-delà des effets de mode, nous vivons bien en période de prohibition.

Gentleman 1919 : 11, rue Jean Mermoz Paris 8ème