Juil 022017
 

C’est toute la différence entre une « ministricule » et une cheffe d’État. Marisol Touraine est rejetée dans les limbes à l’évocation du souvenir lumineux de Simone Veil.

Cette personnalité transcendante mérite l’hommage, montant de personnes de toutes conditions et de toutes générations, qui lui est rendu actuellement.

Ministre de la Santé, elle a élaboré et mis en place le tout premier plan global anti-tabagisme connu par notre pays. Basé sur la prévention et l’information, donc la double reconnaissance de la liberté et de la responsabilité individuelles.

Dans une interview de 1975, elle déclarait : « pour moi, la loi était un complément de la société, de la liberté et de la démocratie, de sorte que les gens soient informés.

« Dans notre esprit, les gens avaient le droit de fumer, nous n’avons jamais essayé de nous opposer à cette liberté. Il y a un devoir pour les politiques : faites-le, mais connaissez les risques ».

Avr 132017
 

Sans que nous nous en rendions compte, au nom de la chasse « aux mauvaises conduites comportementales sur le plan de la santé », on nous conditionne, on nous dicte notre façon de vivre et de jouir de la vie.

Bienvenue dans le monde du « Big Brother sanitaire ». Ou « Little Brother », si vous voulez. Une sorte de dictature comportementale où tout est vu par le petit bout de la lorgnette.

Tenez « Little Brother », c’est le titre du dernier bouquin de Raphaël Enthoven. Et l’autre jour, il en assurait la présentation (extrait) :
« Je voulais inscrire ce livre dans la façon dont la démocratie revisite la surveillance de 1984 (l’ouvrage d’Orwell / ndlr).
« D’où le titre Little Brother. C’est un despotisme sournois qui prend la forme de la tyrannie de la majorité.
« Ce qui est amusant, c’est de voir comment ce despotisme implicite infuse nos objets. Prenons un exemple. Quand LA BNF choisit une photo retouchée de Sartre (sans sa cigarette) pour le catalogue de l’expo qui lui était consacrée en 2005, on est en plein révisionnisme ».

Mar 272017
 

Notre ministre de la Santé n’aura rien lâché, jusqu’au bout, sur les fumeurs. Dans moins quelques temps, elle sera peut-être rayée des cartes gouvernementales (à moins qu’elle ne se rallie à Emmanuel Macron, tous deux rêvant du paquet de cigarettes à 10 euros). Voilà qu’elle vient de lancer une appli « Ma terrasse sans tabac » qui liste les établissements disposant de terrasses non-fumeurs (en partie ou en totalité, le concept n’est pas très clair) et ayant adopté, pour ce faire, une charte. Lire la suite »

Mar 062017
 

Au Canada, les politiques contre le tabagisme s’enchaînent. Le plan actuel n’est même pas totalement mis en place (avec l’arrivée programmée du paquet neutre) que déjà le gouvernement imagine la feuille de route pour 2035.

Avec une surenchère dans les mesures, comme l’interdiction de vente aux moins de 21 ans et l’extension de l’interdiction de fumer jusque … dans les lieux privés. Dans la mesure où un propriétaire pourra interdire de fumer à ses locataires.  C’est ce qui fait bondir le sociologue et chroniqueur québécois, Mathieu Bock-Côté, dans Le Journal de Montréal du 4 mars.

•• J’ai appris cette semaine qu’il sera de plus en plus aisé pour un propriétaire d’interdire à ses locataires de fumer chez eux. Et je me suis dit que l’État-nounou, qui veut encadrer chaque parcelle de notre vie, était vraiment en train de délirer.

La guerre au tabagisme est devenue depuis longtemps une guerre contre les fumeurs. Le fumeur devient le renégat, le pestiféré à ostraciser pour avoir une société absolument hygiénique. D’une certaine manière, contre lui, tout est permis : les interdictions se multiplient. Dehors du resto, du bar, de la terrasse ! Et dégagez du trottoir devant l’établissement public ! 

Et maintenant, dehors de chez toi, le pauvre ! Seuls ceux qui auront les moyens d’acheter leur appartement ou leur maison pourront fumer chez eux. La cigarette sera un vice bourgeois. Lire la suite »

Fév 052017
 

« Gardons-nous que trop de bandeaux censeurs nous deviennent naturels » : la stigmatisation directe ou indirecte des fumeurs est à son paroxysme (paquets neutres ; suppression de toute publicité ; interdiction de certaines marques ; réprobation générale, à l’égard des défenseurs du tabac, des porte-paroles du « politiquement correct », etc.).

Certaines plumes commencent même à craindre les effets de cette épidémie « d’un absolu droit d’opprobre de la morale publique » dans d’autres domaines. Ainsi de l’écrivain Sylvain Prudhomme (révélation française de l’année 2014 de Lire avec « Les Grands ») qui, pourtant, « maudit l’industrie du tabac », applaudit aux paquets neutres et aux taxes, … mais il prend la défense des fumeurs face à leurs  censeurs dans une tribune de Libération de ce 3 février. Lire la suite »