Sep 102015
 

Festival d'humourCe n’est pas un slogan pro-tabac, mais le titre du spectacle présenté au Festival d’humour « Histoire d’en rire » de Vaison-la-Romaine, interprété par Marc Susbielle et écrit par Thomas Bidegain, co-scénariste de Jacques Audiard (« De rouille et d’os », « Un prophète », « Dheepan »), de « La famille Bélier » et « Saint-Laurent » …

« Arrêter de fumer tue » retrace de manière drôle et savoureuse les affres d’un fumeur qui veut en finir avec le tabac ; et c’est inspiré de leurs expériences personnelles. Explications de Marc Susbielle.

« Mon personnage se pose beaucoup de questions, montre de la mauvaise foi, a une part d’irrationnel. Pour lui, arrêter de fumer marque une rupture avec sa jeunesse. Il se dit que les années qu’il va gagner ne seront pas les meilleures de sa vie. Une fois qu’il a pris la décision d’arrêter, il compense avec l’alcool, la nourriture. C’est un anti-héros qui se débat dans son tabagisme un peu comme un clown. Il est amoureux de la cigarette et en même temps il veut s’en libérer.

« Le spectacle n’est pas un patch anti-tabac. Il ne s’agit pas d’être moralisateur. C’est un divertissement qui donne à réfléchir aussi, mais sans culpabiliser. On joint l’utile à l’agréable. On met en évidence combien c’est galère d’arrêter de fumer, et que donc, il vaut beaucoup mieux ne jamais commencer. Moi qui suis prof, le spectacle marche bien auprès des jeunes. Ils voient les dégâts causés par le tabac. Pour s’adresser à eux, il y a des biais à trouver, car les images choc ne les touchent pas. J’essaie d’éveiller leur sens critique ».

Juil 112015
 

Omar SharifOn n’aurait jamais imaginé Omar Sharif – qui vient de quitter notre monde à 83 ans – fumant la pipe…. Mais c’était un gros fumeur, jusqu’ à un accident cardiaque survenu à la soixantaine.

On l’aura vu fumer dans nombreux de ses 70 films. Comme, évidemment, « Le Che » – dont il incarnait le personnage – en 1969.

Une marque de cigarettes (american blend), portant son nom, était encore présente récemment sur certains marchés, notamment aux États-Unis et en Corée du Sud. Avec, sur le paquet, ce slogan à glacer d’horreur les partisans du paquet neutre : « The taste of my cigarettes is very smooth, soft and sensual, just like my romantic life ».

Juin 142015
 

Jeremy IronC’est l’un des rares comédiens à avoir raflé un Oscar et un Golden Globe (pour le même film « Mystère von Bulow »), un Tony Award pour le théâtre et un Emmy Awards pour la télévision.

Jeremy Irons est le président de la nouvelle édition du « Champs-Elysées Film Festival » qui se tient jusqu’à mardi. Il a reçu les journalistes du Journal du Dimanche, au milieu d’un carré de verdure sur le toit-terrasse de l’immeuble Publicis (en haut des Champs), coiffé de son panama, tout en fumant un cigarillo.

Jeremy Iron, qui sera prochainement à l’affiche de « Batman V Superman: Dawn of Justice » et « Race » de Stephen Hopkins, est un passionné de tabac, passant de la cigarette roulée au cigare … Un fumeur qui s’affiche, de surcroît. Lire la suite »

Juin 042015
 

JP MockyElle y tient la députée PS Michèle Delaunay à son combat contre la cigarette au cinéma (voir NS 13 du 8 avril). « La France doit mener une action très volontaire pour sortir du tabac d’ici à 2030 et il faut, pour cela, « débanaliser » la cigarette, y compris dans ses représentations dans cet art populaire qu’est le cinéma » répète-elle encore aujourd’hui dans Sud-Ouest, avant de nous ressortir les arguments développés sur son blog, dont l’idée d’une commission de « contrôle » (voir NS 13 du 21 mai). Mais, pour éviter le monologue, le quotidien a donné la réplique au réalisateur Jean-Pierre Mocky, qui ne cède pas aux « sirènes » de l’égérie anti-tabac (voir NS 13 du 17 avril).

« Michèle Delaunay a raison de lutter contre la cigarette, car c’est un fléau. Moi-même qui suis très libéral, quand je vois une collaboratrice qui se tape 20 cigarettes dans la journée, ça me paraît beaucoup. Et quand je recevais mon ami Gainsbourg, il fallait, après son départ, tout ouvrir pour évacuer les odeurs de tabac… Mais je trouve sa proposition un peu con. Créer une commission pour examiner les scénarios… surtout pas ! Il y a déjà tant de règles, tant de censures. Une censure invisible, sournoise, économique, dont je suis victime dès que je veux faire un film sur un sujet brûlant. On vous fait croire que le film n’est pas bon pour ne pas le distribuer ou pour ne pas en parler dans la presse… Si je faisais « La Famille Bélier », je n’aurais pas de problème !

« Bref, c’est déjà compliqué d’être un cinéaste libre, il y a beaucoup de normes, de pressions… Il ne faut pas rajouter une commission. On pourrait modérer la présence de la clope dans les films qui parlent de notre société actuelle, parce que les gens fument moins, mais il n’est pas envisageable de faire un film sur la France des années 1950, ou de l’Occupation, sans cigarettes ! Michèle Delaunay pense que l’industrie du tabac finance nos films : quand j’ai commencé avec Bourvil, on avait de gros contrats avec Gitane ou Marlboro, mais ce n’est plus le cas du tout …

« Michèle Delaunay renverse le problème. Le cinéma représente la vie : avant de faire disparaître la cigarette des écrans, il faudrait la faire disparaître de la vraie vie. Et puis, la cigarette, ce peut être utile à un metteur en scène, pour camper, psychologiquement, un personnage. Souvent, les gens fument, quand ils sortent notamment, non pas par plaisir, mais pour se donner une contenance, parce qu’ils manquent d’assurance… La cigarette, c’est un truc de timide. D’ailleurs, je fume très peu ».

Mai 232015
 

Paul LeautaudTout le monde a oublié Maurice Garçon, qui a quitté ce monde il y a une cinquantaine d’années. Mais la parution du « Journal 1939-1945 » de celui qui fut l’avocat des grandes causes criminelles et littéraires de l’époque vaut par son écriture libre et sans retouches.

Et de tomber sur cet extrait d’une rencontre, en 1941, avec le fantasque écrivain Paul Léautaud :
« Léautaud vient déjeuner chez moi.
Il me dit : je ne pourrais plus vivre si je devais manquer de tabac et de café. Si le café venait à me manquer, je crois que je serais capable de tout, même de me marier pour en avoir …
Et il a gloussé comme un vieux singe 
».

On a toujours dit qu’il y avait pire que le tabac.