Juil 222016
 

Verdun fumeurJean-Yves Le Drian, notre ministre de la Défense, va se faire tirer les oreilles par sa collègue de la Santé …

Le site du ministère recense, à l’occasion du centenaire de la bataille de Verdun, le jargon des tranchées qui a traversé les décennies et fait aujourd’hui partie des mots et expressions de notre langage courant. Ce mercredi 20 juillet, la série était consacrée au tabac. Le jour même, où était annoncée l’éventuelle disparition de certaines marques mythiques ou iconiques. Pas bien Monsieur Le Drian !

On va en citer quelques extraits pas vraiment « politiquement corrects ». Mais, c’est de l’Histoire avec un grand H.

« Si vous me demandez ce dont nous avons besoin pour gagner cette guerre, je réponds, du tabac autant que des balles », déclare en 1917 le général John Pershing, commandant du corps expéditionnaire américain. Il faut dire que pendant la Première guerre mondiale, le tabac a joué un rôle prédominant dans le moral du poilu.

« Dès le début du conflit, le tabac est distribué gratuitement aux troupes. Il s’agit en majorité de tabac gris à pipe. En effet, les poilus français préfèrent fumer la pipe que la cigarette.

« Pour parler du tabac, les poilus trouvent rapidement des expressions bien à eux. Au XIXème siècle, dans l’argot militaire le tabac était appelé « trèfle ». Mais avec la Grande Guerre, le terme est vite évincé par le « perlot » (ndlr : issu du mot perle à cause de sa ressemblance avec la grosseur des brins) et le « gros cul » (ndlr : grosse lettre Q imprimée sur le paquet).

« Dans son dictionnaire humoristique « L’Argot des poilus », paru en 1918, François Déchelette explique que « dans la tranchée, le « perlot » est un grand magicien : il ouvre les portes du paradis, du rêve ; il tue le cafard mieux que n’importe quel insecticide ; et dans les volutes de sa fumée, le poilu, évoquant le pays et les visages aimés, croit que la guerre est finie … ».

Juin 242016
 

Marisa-Bruni-TedeschiÀ 86 ans, la pianiste Marisa Bruni Tedeschi – mère de l’actrice et réalisatrice Valeria ainsi de la mannequin et chanteuse Carla – a estimé qu’était venue l’heure des confidences. Dans son livre « Mes chères filles, je vais vous raconter … » (éd. Robert Laffont), cette personnalité émancipée et insoumise, au-delà des secrets de famille, continue de transmettre ses valeurs d’amour, de travail et de liberté.

Ainsi, elle ne croit pas qu’en vieillissant, on soit tenu de devenir raisonnable. Elle boit toujours son petit whisky, n’a pas renoncé à ses cigarettes mentholées, nous raconte Paris Match. Ajoutant deux anecdotes : « elle se rappelle cette rencontre avec la belle-mère de Barack Obama, comment cette dernière l’a emmenée fumer « en cachette » sur un balcon de la Maison Blanche. Ou de la première cigarette … offerte par un soldat américain dans un dancing, quand elle avait quinze ans ».

Juin 192016
 

Michel HouellebecqOn aime ou pas. Mais Michel Houellebecq compte parmi les écrivains français contemporains les plus lus au monde.

Les intrigues de ses narrations sont aussi interpellantes que désarmantes. Mais n’en rajoutons pas, ce n’est pas le genre de ce fin observateur des névroses contemporaines.

Il écrit des romans et des poèmes. Il fait des photos, aussi, qu’il expose au Palais de Tokyo, à Paris, du 23 juin au 11 septembre : « Rester vivant ».

Et au cœur de l’expo, Houellebecq a fait implanter un fumoir : « il m’est survenu cette intention fraternelle pour mes fidèles » a-t-il déclaré à The Art Newspaper. Ce fumoir accueillera un bar et un jukebox où l’on pourra sélectionner 70 poèmes de Houellebecq mis en musique.

Un pied de nez pas neutre à Touraine.

Mar 242016
 

Cinéma HollywoodInterdire aux enfants non-accompagnés les films avec la moindre scène de cigarettes et de fumeurs … C’est ce que propose une « class action » (action de groupe) lancée le mois dernier par un parent énervé de San Francisco et déposée ce lundi 21 mars devant la Cour de Justice de Californie.

Comme si la pudibonderie américaine suivait, de façon exagérée et irréaliste, les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé qui a déjà appelé les gouvernements à « appliquer une classification aux films dans lesquels on consomme du tabac (…) et la diffusion préalable d’avertissements antitabac ». L’action citoyenne, en question, accuse de négligence le système de notation de Hollywood et demande à la justice d’imposer la classification R (pour « restricted ») à n’importe quel film mettant en scène le simple usage du tabac.

Tout juste déposée, l’action de groupe (qui peut s’avérer très payante aux États-Unis) n’a pas encore fait bouger les studios … Mais seront-ils prêts ainsi à tout supprimer : les injures, la drogue, le sexe, le tabac et aussi les armes à feu ?

Les scénaristes de demain vont avoir du pain sur la planche : inventer des films palpitants et distrayants sans héros ténébreux, sans alcool ni tabac, avec des héros chastes comme des anges et adeptes d’une non-violence sans faille.

Mar 022016
 

Cinéma GainsbourgFaut-il interdire aux mineurs les films où l’on voit des scènes de tabagisme ? Le quotidien La Croix en a remis une couche ce mardi 1er mars … sachant que les anti-tabac mettent régulièrement la pression sur le 7ème art, « accusé » de faire de la publicité déguisée et de « placement de produit ». Extraits et arguments des deux camps.

• La directrice du Comité national contre le Tabagisme (CNCT), Emmanuelle Béguinot use d’un curieux argument statistique : « Quand on voyait, en 1950, 70 % des hommes fumer dans un film, c’était normal. Car à l’époque, 70 % des hommes fumaient en France. Mais aujourd’hui, il n’est pas logique de voir encore cela dans un film alors que la prévalence est de 30 % dans notre pays »

• Adrien Gombeaud, écrivain et journaliste qui a publié « Tabac et cinéma. Histoire d’un mythe » : « Ces histoires de pourcentage sont absurdes. Selon ce principe, il faudrait qu’il y ait aussi 10 % de chômeurs dans tous les filmsEt si on suit le raisonnement des associations, il faudrait que, dans une course-poursuite à l’écran, les voitures ne dépassent pas la limitation de vitesse

« Un film n’est pas un spot de prévention du ministère de la santé. C’est une œuvre. Et il faut respecter la liberté de création du réalisateur. Si on voit beaucoup de gens fumer dans les films, c’est parce que de nombreux cinéastes estiment que la cigarette ou la fumée du tabac ont un important potentiel esthétique. Cela peut aussi être un élément de mise en scène. Par exemple, lorsqu’un réalisateur fait un plan fixe sur un acteur, le fait qu’il ait une cigarette à la main permet de créer du mouvement. Sans la cigarette, le plan risque d’être un peu mort ». Lire la suite »