Août 132016
 

megot dessinDes comportements inciviques salissant la rue, on en voit tout le temps.

Papiers négligemment répandus, chewing-gums parsemant le trottoir, emballages graisseux avec reliefs douteux de repas à quelques mètres d’un sac-poubelle public.

Et des mégots. Oui, des mégots aussi … Trop de mégots s’amassant quelquefois en certains lieux précis.

Et l’on n’insistera jamais assez – nous, fumeurs adultes et responsables – sur la nécessité de faire gaffe, de nous montrer précautionneux sur ce que nous faisons de notre mégot … nous qui devons déjà préserver notre liberté de fumer là où nous en avons encore le droit.

Il n’empêche que chaque fois qu’un élu local veut faire reluire un tant soit peu son image, il monte une campagne anti-mégots. Comme l’avait fait Anne Hidalgo, il y a un peu moins d’un an, pour lancer son PV à 68 euros. En pleine grève des éboueurs dans la moitié des arrondissements parisiens. Degré zéro de crédibilité.

À Colmar, c’est le maire Gilbert Meyer – au caractère peu facile, vous souffleront ses concitoyens – qui s’y met. En lançant même une consultation publique sur le site Internet de la ville : faut-il verbaliser les jets de mégots dans la rue ? Question banale pour réponse attendue.

Mais, pour être sûr de son effet, le maire n’hésite pas à employer de grosses ficelles :
• tout le monde peut participer à ce référendum du pauvre, y compris les non-Colmariens … « Je souhaitais recueillir l’avis du plus grand nombre, sachant que 3,5 millions de touristes passent dans le centre-ville de Colmar » plaide l’intéressé dans Le Parisien/ Aujourd’hui en France du 11 août. Tu parles, Gilbert !
• le système de scrutin n’étant pas verrouillé, on peut prendre part au vote de façon illimitée … Un malin, ce Gilbert !

Jo Bazizin

Juil 032016
 

890262-michel-rocard-psuTous les journalistes qui l’ont fréquenté vous le confirmeront. Michel Rocard, figure historique de la Gauche et qui aura contribué aux débats politiques sur une longue quarantaine d’années – le RMI et les accords de Nouméa, c’était lui, et il a « fait » Manuel Valls – avant de s’éteindre hier à 85, persistait dans son vice de grand fumeur.

« Dans son bureau des Champs-Élysées, mis à disposition par un mécène de sa gauche, Michel Rocard recevait toujours clope au bec. Une Gitane sans filtre », confirme Libération.

Comme si sa dialectique acérée et ses projections fulgurantes s’exprimaient mieux au cœur de volutes.

Ce n’est pas politiquement correct de le rappeler.

Mais quelles que soient nos opinions, force est de reconnaître que Michel Rocard était plus fumeur – tout en soutenant la loi de son ami Claude Évin – que politiquement correct. Et sa passion des idées nous manquera.

Avr 022016
 

Thevenoud LivreThomas Thévenoud.

Vous savez, cet éphémère ministre vite débarqué pour avoir oublié de déclarer et payer ses impôts mais qui s’est vite dépêché de reprendre son siège de député.

Au détour de son livre qui vient de sortir (« Une phobie française », chez Grasset) on apprend qu’il avait été convoqué à Bercy, le soir même de son premier (et unique) conseil des ministres, pour y être reçu par Christian Eckert.

Lequel lui énumère les retards de déclarations et de paiements du couple Thévenoud dans une ambiance … « whisky et cigarillos ». Au ministère. Qui mieux est, dans le bureau du ministre.

Faites ce qu’ils disent et non pas ce qu’ils font !

Nous aussi, ça nous ferait plaisir de convoquer un collègue au bureau, de temps en temps, en fumant et un verre à la main. Même si c’est pour lui annoncer qu’on a de quoi le conduire à la démission.

Jo Bazizin

Déc 302015
 

Fumeur de cigareFrédéric Péchenard est le nouveau vice-président de la région Ile-de-France, aux côtés de Valérie Pécresse. Ce très proche de Sarko est aussi ancien grand flic.

Depuis quelques jours, il est harcelé par des journalistes (bien intentionnés, cela va sans dire) s’enquérant de la façon dont il va mettre en œuvre ces fameux « tests salivaires » pour détecter des traces de cannabis chez les lycéens. L’une des propositions, dans son programme, de la toute fraîche présidente de région.

Sauf que Péchenard n’est guère impressionné par les journalistes. L’autre jour, l’une d’entre eux s’est adressée à lui, railleuse : « vous étiez à la brigade des stups, vous avez donc fumé du cannabis ? ». Si ce n’est par plaisir, par devoir professionnel s’entend.

Réponse du tac au tac de l’intéressé : « je n’ai jamais fumé de joint de ma vie, ni même de cigarette. Mais quand j’étais un grand cow-boy de 40 ans à la brigade criminelle, il m’est arrivé de fumer le cigare. Notamment lors des autopsies pour camoufler l’odeur des cadavres ! ». Oups.

Nov 212015
 

Lycéens fumeursDans ce monde d’intolérance à l’encontre des fumeurs (comme si l’on avait besoin de cela en ce moment), apparaissent de petites lumières de bon sens.
C’est ainsi le cas du syndicat majoritaire des personnels de direction de l’éducation nationale (SNPDEN) qui a demandé au Premier ministre, dans un courrier en date du 18 novembre, de prendre en compte, en cette période d’état d’urgence, la sécurité des lycéens fumeurs …

Voici le communiqué dans son intégralité dont on retiendra le « droit à fumer des élèves ».

« L’interdiction de fumer dans les espaces découverts des EPLE ( collèges , lycées et établissements spécialisés ) a, comme conséquence, que les élèves qui en ont le droit sortent durant les récréations de plus de deux milles lycées et restent devant les établissements par dizaines, voire centaines.

« Le risque potentiel de cette situation n’a pas échappé aux personnels de direction dont beaucoup ont pris des mesures provisoires autorisant des espaces fumeurs dans les enceintes sécurisées des établissements. Ces mesures restent cependant toujours incompatibles avec l’article R. 3511-1 du Code de la Santé publique, y compris durant l’état d’urgence.

« Le SNPDEN a donc écrit au Premier ministre demandant que le droit prenne en compte avec réalisme les circonstances que nous traversons et permette aux établissements d’assurer effectivement la sécurité de tous leurs élèves en établissant la possibilité d’espaces fumeurs extérieurs dans l’enceinte des lycées pour la durée de l’état d’urgence ».

Sans commentaires.