Jan 282016
 

allume-cigareLes anti-tabac veulent nous harceler et nous, les fumeurs, n’allons pas tarder à nous fâcher …

Surtout quand leur acharnement confine à la bêtise, si ce n’est à l’absurde … Ainsi de cette question écrite de la députée « activiste » Michèle Delaunay au ministre de l’Intérieur, en octobre dernier, sur l’utilisation et l’appellation des allume-cigares dans les véhicules.

La voici dans son intégralité :

« Alors que le Gouvernement a pris position dans la lutte contre le tabagisme par des mesures, qu’il convient de renforcer, comme l’interdiction de fumer en voiture en présence d’un mineur mise en œuvre depuis le 1er juillet 2015, la présence dans les véhicules de prises dites « allume-cigare » arborant le symbole d’une cigarette allumée semble désuète.

« L’article R.412-6 du Code de la route stipule que « tout conducteur doit se tenir constamment en état et en position d’exécuter commodément et sans délai toutes les manœuvres qui lui incombent (…) Son interprétation a déjà conduit à la verbalisation d’automobilistes fumant une cigarette tout en conduisant.

« Il ne s’agit pas de supprimer cette prise qui permet aujourd’hui à de nombreux automobilistes de charger un GPS ou un téléphone ou encore brancher une glacière, mais d’en modifier le fonctionnement par la fin de la fonction « allume-cigare » et l’abandon de l’iconographie de la cigarette fumante.

« Madame Michèle Delaunay lui demande de bien vouloir lui indiquer dans quelle mesure le Gouvernement pourrait influer dans ce sens ».

Bernard Cazeneuve n’a rien d’autre à faire effectivement … et les constructeurs automobiles non plus.

Jan 262016
 

DélationCe n’est pas la première fois que nous alertons les fumeurs sur les méthodes de privation exagérée de liberté qui se développent dans l’Hexagone à leur encontre … Rappelez-vous ces agents guettant un flagrant délit de jet de mégot (voir NS 13 du 3 octobre).

Une association anti-tabac – Alliance contre le Tabac, présidée par la « très active» députée Michèle Delaunay rêvant d’un paquet à 10 euros au moins pour une France sans tabac – a lancé, ce mardi 26 janvier, un appel pour le moins ambigu et angoissant sur son compte Twitter : « vous constatez une violation de la loi Evin (publicité dissimulée, tabac dans lieux interdits …), n’hésitez pas à nous le signaler ».

Il s’agit de profiter du moindre petit incident, de la moindre infraction potentielle pour dénoncer.

La première étape consistait à nous transformer en paria.
La seconde (avec le paquet neutre) à nous humilier et nous stigmatiser.
La troisième va être de nous dénoncer et de faire de nous la cible de délateurs.
Et la quatrième sera de nous enfermer dans des camps de rééducation, à ce train-là.

Mais on ne va pas se laisser intimider par des méthodes de harceleurs : on a toujours le droit de fumer en France quand on est adulte et que l’on respecte la réglementation.

Comme on a toujours le droit de vendre du tabac, semble-t-il, aux personnes majeures dans les points de vente officiels. Alors, pourquoi cet exemple de délation, en pointant du doigt, toujours sur Twitter, « la gare de Bordeaux en triste contravention par la présence d’un bureau de tabac » ? C’est le réseau Relay de Lagardère qui va être content.

Jan 182016
 

FumoirLa Loi Évin (1991) et son petit frère « le décret Bertrand » (2008) ont envoyé les fumeurs sur les trottoirs et par tous les temps. Il s’agit de mieux protéger les non-fumeurs et de tout tenter pour nous faire arrêter …

Soyons francs, ce fut un tournant vers une meilleure prise de conscience des inconvénients du tabagisme passif et des responsabilités à assumer par les fumeurs.

Soyons directs, ce qui a été et reste indigne c’est la froide intention d’ériger un « mur d’hostilités » entre non-fumeurs et fumeurs.

Le mur est, peut-être, en train de se lézarder parce qu’en parallèle, notre pays est devenu si normatif qu’il tue à petit feu convivialité et lien social. Et cela, de nombreux fumeurs ET non-fumeurs le ressentent et le regrettent. Ce qui est subtilement ressorti de plusieurs reportages dans les médias autour de la loi Evin, à l’occasion de ses 25 ans. On vous les livre tels quels.

•• L’actrice Sylvie Testut, invitée sur France Inter (« Si tu écoutes, j’annule tout »), le 13 janvier -jour de la sortie du film de Diane Kurys « Arrête ton cinéma » – dans lequel elle n’arrêterait pas de « cloper », comme dans sa propre vie : « vous avez remarqué comment, dans les fumoirs des établissements, tout le monde se retrouve, même les non-fumeurs (…) je les vois ainsi arriver dans les volutes et ils viennent discuter et ils se moquent des volutes qu’ils sont en train de respirer (…) finalement tout le monde se retrouve dans le fumoir, là où on est plus détendu … il se passe quelque chose ».

•• Dans un café d’un gros bourg de l’est de la Somme, l’odeur de tabac monte au nez dès l’entrée et un cendrier rempli de mégots trône sur le zinc. A l’heure de l’apéro, les habitués fument ou sortent leur pot à tabac pour se préparer quelques cigarettes d’avance. « Je ne viens pas ici parce que c’est un bar fumeurs, c’est surtout l’ambiance qui me plaît » assure un client à un journaliste du Courrier Picard, ce dernier ajoutant que, même pour un non-fumeur, il y avait quelque chose de vivifiant … Dans la commune, le fait est connu de tout le monde, y compris des autorités. Et il ne serait pas le seul en Picardie. « Il faut garder un peu de souplesse » argumente le patron, « les clients qui viennent chez nous sont là en connaissance de cause. Et quand une dame vient avec des enfants, tout le monde fume dehors ».

•• Même ambiance dans le Gard, en zone rurale ou dans les quartiers populaires. « Là, vous voyez on ne s’est jamais arrêté de fumer, en tout cas à partir d’une certaine heure, le soir. Et moi, le premier » assure un des six fumeurs présents au Midi Libre. Ailleurs dans le département, un patron d’établissement regrette d’appliquer strictement la loi, depuis un contrôle. « Bon, ça coupe l’apéritif et celui qui reste au comptoir parce qu’il ne fume pas, alors que tous ses copains sont dehors, eh bien il est tout seul comme un couillon. En tout cas, cela ne m’a pas amené une autre clientèle, soit disant plus familiale, comme ils disaient quand la loi est passée. Mes clients sont les mêmes qu’il y a dix ans ».

Jan 092016
 

Dior Poison GirlIls n’avaient pas supporté la campagne publicitaire du lipstick – de la ligne Addict de Dior – tenu comme une cigarette (voir NS 13 du 26 septembre). Là, ils vont encore hurler, aveuglement, pour la campagne du nouveau parfum de Dior « Poison Girl », programmée en ce début d’année 2016.

Une jeune frenchie – aux longs cheveux blonds et avec de jolies formes évoquées à travers le décolleté d’un blazer, loin des stéréotypes des mannequins anorexiques – qui joue le rôle d’une femme quelque peu provocatrice … en tenant une cigarette devant un panneau « no poison, no smoking ».

Un double clin d’œil. Au panneau d’interdiction de fumer de fumer devant les restaurants new-yorkais. À la célèbre inscription affichée à l’entrée de certains de ces établissements au moment du lancement du premier Poison dans les années 80 : les femmes portaient tellement le parfum, que plusieurs restaurateurs décidèrent de l’interdire dans leurs locaux tant ils en faisaient une overdose.

Un Poison, oui. Affiché avec son flacon en forme de pomme ou de fruit défendu (d’Éve à Blanche-Neige), Poison Girl cible les jeunes femmes rebelles, quelques peu féministes et soucieuses de prendre leur vie en main pour atteindre leurs rêves.

Du marketing pour capter une nouvelle catégorie de jeunes femmes ? C’est mal les connaître … Aujourd’hui, elles décident par elles-mêmes pour échapper au carcan d’un monde moralisateur et passablement machiste.

Jan 062016
 

Fumeur Contrôle trainCela fait 20 ans qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics et donc dans les trains. Tous les fumeurs le savent … Mais certains jeunes sembleraient l’avoir oublié et passent outre. Plus proches de l’incivilité et de la provocation que de la revendication au droit de fumer, tout cela.

Ainsi, sur la ligne de grande banlieue Paris/Meaux/Château-Thierry, le wagon de queue est régulièrement – et depuis longtemps – squatté par des usagers fumeurs de cigarettes et de joints. Les PV distribués ou les opérations anti-fumeurs n’y changent rien …

Ce qui paraît on ne peut plus normal pour ces deux jeunes, interviewés par RTL dans un reportage diffusé ce mercredi 6 janvier : « fumer … on peut fumer, on n’embête pas … on fait passer le temps et c’est comme une distraction ».

Mais l’odeur persistante de tabac et les mégots au sol ont plutôt tendance à excéder les autres voyageurs. Et ce « wagon fumeur » aurait déjà généré quelques altercations. Enfin, pas toujours : « l’odeur de la cigarette est un peu incommodante. Mais s’ils sont 25, je n’irai pas leur demander d’arrêter. Ils seront peut-être hostiles … C’est à la Ratp ou à la Sncf de faire ce qu’il faut ».

Pourtant, les agents de la sûreté ferroviaire patrouillent régulièrement mais leur uniforme, facilement repérable, permet aux fumeurs de jeter leur cigarette avant de se faire attraper. Les agents miseraient désormais sur un décret, encore à l’étude, qui permettrait de patrouiller en civil de manière plus discrète.

Et pendant ce temps, si un fumeur adulte normal se fait surprendre en train de fumer sur un quai de gare, sans gêner personne, il peut se faire rapidement rappeler à l’ordre …