Mar 242015
 

« Combien seriez-vous prêts à payer pour vos cigarettes ? ». Dans la foulée de son article délirant sur le paquet à 13 euros, Le Parisien a posé la question à quelques fumeurs.

Extraits :

• « Débourser 7 euros pour un paquet de cigarettes, c’est impossible. Je n’en ai pas les moyens financiers. J’habite à une heure de route de la Belgique, où les cigarettes sont beaucoup moins chères … Je vais donc me fournir de l’autre côté de la frontière depuis plusieurs années ». Béatrice, 55 ans, agent de propreté, Pas-de-Calais.

• « Le prix d’un paquet ne m’arrêtera jamais de fumer. Seul un pépin pourrait le faire. J’ai commencé … il y a 53 ans ! C’est un plaisir, un geste automatique (…) Je ne crois pas qu’on coûte davantage à la société ; n’oubliez pas que nous vivons moins longtemps ». Jacqueline, 68 ans, retraitée, Strasbourg.

• « Je suis insensible au prix du paquet. Vous pouvez l’augmenter autant que vous voulez, je continuerai à fumer. Le tarif d’un paquet est déjà très élevé, je dépense déjà 210 euros par mois en tabac ! Mais j’ai les moyens de me l’offrir (…) Le prix ne changera rien à ma consommation, ce qui compte le plus, c’est le plaisir qu’elle me procure ». Carlos, 50 ans, restaurateur, Val-de-Marne.

• « Si le paquet dépasse les 10 euros, j’arrête les cigarettes … et je me mets au tabac à rouler ! Je ne fume que cinq ou six cigarettes par jour, donc je ne serai pas mis en difficulté financière par une augmentation de prix ». Bastien, 24 ans, consultant, Paris.

Mar 242015
 

cigarette en augmentationMon buraliste va vite me perdre de vue. Et décidément, Le Parisien nous apprend un tas de choses. Hier, lundi, c’était cette histoire d’une étude qui demandait aux fumeurs de supporter, exclusivement, le coût qu’est supposé représenter le tabac – produit légal – pour la collectivité.

A quand le prix du fast-food indexé sur les charges sanitaires croissantes, provoquées par l’obésité ?

Et j’attends que le prix du carburant intègre les frais représentés pour un tas d’entreprises, petites ou grandes, par cette plaisanterie de la circulation alternée (décision annoncée en plein week-end) sur Paris, hier.

Quoiqu’il en soit, de brillants chercheurs (aux calculs aussi compliqués que contestables) sont arrivés à la conclusion que le paquet – dont 80 % du prix financent déjà la sécurité sociale – soit dit en passant – devait augmenter de 6 euros pour passer à 13,07 euros. Soit une augmentation de 87 %.

Et le prix d’un futur petit voyage aux frontières belges, espagnoles ou luxembourgeoises, on aura droit de le défalquer du prix ?

Mar 232015
 

Reportage BFM-TV.

Ça y est, ils ont fini par prendre une décision. Paris, et un certain nombre d’agglomérations de province, vivent un « épisode » de pollution, visible par tout à chacun (à vue de nez …) depuis plusieurs jours.

Et il aura fallu dimanche pour que la décision de circulation alternée soit enfin prise sur la « capitale et sa petite couronne ». Après un surréaliste crêpage de chignon entre Ségolène Royal et Anne Hidalgo.

Mais au fait, elle est où, la ministre de la Santé ? Elle s’occupe du paquet de tabac neutre ! Elle multiplie les humiliations pour les fumeurs.

Le tabagisme la mobilise totalement. Corps et âme. Au point de rater la grippe, il y a un mois. Et la pollution, ces jours-ci.

Entendons-nous bien. Due au tabagisme ou à la pollution, toute mort est de trop. Tous ces décès sont dramatiques et évitables.

Mais dans Le Parisien de samedi, je lis (page 2) : « l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que 7 millions de personnes sont mortes prématurément en 2012 du fait de leur exposition à la pollution de l’air ».

Et dans une dépêche AFP de ce dimanche, je lis : « le tabagisme tue une personne toutes les 6 secondes, soit près de 6 millions de morts à travers la planète chaque année, selon l’OMS ».

Elles sont où les priorités de Touraine ? Elle est où Marisol ?

La Mère Agitée

Mar 222015
 

CharbOn apprend qu’un anti-tabac patenté s’est étranglé d’indignations, la semaine dernière dans les couloirs de l’Assemblée nationale, en découvrant le document-argumentaire diffusé auprès de ces chers parlementaires par un fabricant de tabac : avec un dessin, au trait juste et rigolo, du regretté Charb. Se fichant gentiment du concept de paquet neutre.

Scandale majuscule ! Le « Big Tobacco ne respecte rien ». Des tweets indignés se propagent en guise d’étranglements d’indignation. Et Charb n’est plus là pour s’expliquer.

On peut simplement rappeler que Charb a toujours été libre de ses engagements. Franchement anti-tabac dans un premier temps. En 2007, il signe un opuscule « Je hais les fumeurs », avec des dessins bien dans son style, tapant juste et gentiment méchants. Il a collaboré aussi avec des organismes anti-tabac. Sur le thème de la cigarette électronique, en particulier.

Seulement, Charb a eu aussi de mauvaises fréquentations. Georges Wolinski, par exemple. Et c’est en compagnie de ce dernier qu’il a découvert Cuba et le cigare. A tel point que Charb est devenu « aficionado a los puros ». A sa manière. Humblement, ironiquement. Toujours libre et viscéralement indépendant dans ses vies.

On le voyait fréquenter les clubs cigares, ces temps derniers. On lui prêtait même l’intention de rejoindre la Confrérie Jean Nicot, là où se retrouvent les défenseurs de la tolérance et du respect entre fumeurs responsables et non-fumeurs. Avant que ne le fauche un pire sectarisme.

Jo Bazizin

Mar 182015
 

« Dénormaliser le tabac … ». Les anti-tabac comme notre ministre de la Santé, brandissent, à tour de bras, cette bannière au slogan plutôt technocratique. Alors, qu’ils aillent jusqu’au bout et qu’ils aient le courage de passer à la censure. Oui, je dis bien censure …

Un exemple. On voit régulièrement, dans les titres des médias, que tel spectacle, tel film ou tel livre a « fait un tabac ».

Si on suit la logique de ces régulateurs du « socialement correct », ce n’est pas bien du tout. Associer un succès à l’image du tabac (même si l’expression est à assimiler au coup de tonnerre des applaudissements), c’est risquer de donner envie à nos chères petites têtes blondes de s’y mettre.

Il est peut-être encore temps d’ajouter un additif au Programme national de Réduction du Tabagisme en cours de vote par nos parlementaires. Lequel consisterait à encadrer encore la liberté d’expression de la presse.

Sophie Adriano