Nov 182017
 

Le propre d’une grande gueule, c’est que ça finit toujours par manquer de la prudence la plus élémentaire.

On se souvient comment elle se payait les buralistes – sans oublier le « lobby du tabac » où elle mettait tout le monde dans le même sac – avec des propos outranciers. À la poissonnière. Quand elle n’était pas carrément désobligeante avec les fumeurs, à force de condescendance narquoise.

Il y a plus d’un an, elle avait attaqué la lésion du genou de Rafael Nadal en affirmant que les problèmes du champion étaient dus au dopage. Effet de balle facile et smash sans preuve (et on prêtera attention à l’interview de Rafael, paru dans Le Monde la semaine dernière, sur sa façon de jouer dans la douleur).

Eh bien, le tennisman ne s’est pas laissé faire. Il a mis ses menaces à exécution (voir NS 13 du 26 avril 2016) et a poursuivi l’ex-ministre devant le tribunal correctionnel de Paris. Où elle vient d’être condamnée à 10 000 euros de dommages et intérêts.

Nov 182017
 

À l’occasion de l’augmentation des prix de lundi dernier, Le Parisien est revenu sur certains pionniers qui avaient commencé dès le 19ème siècle à alerter sur le tabagisme.

•• Sous le Second Empire, la vogue du tabac chaud – à mesure que la chique et la prise tombent en disgrâce sociale – conquiert la France. « Contamine plutôt », estiment quelques médecins, hygiénistes et moralistes, qui fondent le 11 juillet 1868 l’Association française contre l’abus du tabac qui devient la « Scat ».

« Le tabac et l’alcool ont pris dans nos mœurs une si grande place qu’ils y exercent en commun de si funestes effets sur la santé publique, sur l’ordre moral et social », proclame, en 1872, l’association, qui compte alors 607 membres. « Ce fléau » assure son président, Émile Decroix, vétérinaire dans l’armée, « est en partie responsable de la Commune à Paris un an plus tôt : « Sans la double ivresse alcoolique et nicotinique […], aucun peuple au monde n’aurait pu commettre les cyniques attentats dont nous avons été témoins. » Lire la suite »

Nov 042017
 

La prévention auprès des jeunes, ce n’est pas encore ça … à en croire le dernier baromètre de la mutuelle étudiante Smerep sur le tabagisme des étudiants et des lycées, publiée à une semaine de l’opération « Moi(s) sans tabac 2017 ».

Au passage, on se dira qu’il est toujours aussi nécessaire d’analyser finement les mécanismes complexes amenant des jeunes à faire appel à une expérience dont ils sont largement informés du danger létal. Le paquet neutre n’est-il pas en place depuis le 1er janvier ? Et le paquet neutre n’était-il pas destiné, prioritairement, à dissuader les jeunes ?

•• Revenons à l’étude, conduite par l’institut Opinion Way en mai 2017 pour la Smerep, dans laquelle 26 % des étudiants se déclarent fumeurs occasionnels ou réguliers, contre 22 % l’an passé.Et parmi eux, près de 20 % ne souhaitent pas arrêter de fumer.

Seuls les étudiants d’Ile-de-France renverseraient la tendance : 26 % de fumeurs en 2017 contre 29 % en 2016.

•• Concernant les lycéens, 15 % se disent actuellement fumeurs, dont plus de 30 % ne souhaitent pas arrêter de fumer. C’est un peu mieux que l’année dernière lorsqu’ un sur deux déclarait ne pas vouloir stopper le tabac dans les douze prochains mois. Pour les étudiants et les lycées prêts à l’arrêt, la préservation de la santé reste cependant prioritaire comme motivation (avec respectivement 62 % et 47 %). La question financière est retenue par 40 % des étudiants et 33 % des lycéens.

•• 86 % des étudiants ont arrêté par leur volonté seule. Les différentes méthodes de sevrage semblent quasi-inexistantes parmi eux. Sauf en Ile-de-France où il y est fait clairement référence : 9 % des étudiants ont utilisé l’e-cigarette, 6 % des gommes nicotiniques et 3 % l’hypnose ou la médecine douce.

•• La Smerep a édité une brochure intitulée « Tabac, cannabis, j’arrête, je respire » ayant pour but d’encourager tous les jeunes à participer à l’opération « Moi(s) sans tabac  » ; « même si plus de 90 % des étudiants et des lycéens déclarent être déjà informés sur les dangers de la consommation de tabac », rappelle la mutuelle.

Août 122017
 

Par curiosité ou par envie d’arrêter, allez faire un tour sur Tabac Info Service … l’outil mis à la disposition des fumeurs pour dire stop au tabac. D’autant que l’opération « Moi(s) sans tabac » est en cours de préparation pour novembre 2017.

S’ils ont enfin compris que la stigmatisation « ça ne paie pas », on reste un peu dubitatif sur les messages d’encouragement rencontrés sur Facebook.

Autant on comprend les piqures d’incitation « soft », du genre : « un cours d’initiation au yoga à partir de deux paquets » ou « un week-end pour deux à Capri (vol + hôtel) à partir de dix   cartouches » ou encore « les randonnées en montagne ne s’apparentent plus à une épreuve olympique ».

Autant on est heurté par les « astuces » infantilisantes destinées à soutenir les personnes en plein sevrage. Exemples.

• « Sur le point de craquer. Prenez un papier et un crayon et laissez s’exprimer le Picasso qui est en vous » : pas sûr de ne pas sortir énervé de l’épreuve (ndlr). Lire la suite »

Juil 232017
 

Après Royan (Charente-Maritime) et Saint-Laurent-du-Var, c’est la station balnéaire de Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) qui vient d’implanter le panneau de la Ligue contre le Cancer sur ses plages. Pour y interdire, depuis le 1er juillet, cigarette, vape et chicha … trois employés saisonniers veillant au grain.

Elles sont désormais pas de loin de 55 les « Plages sans tabac ». Une liste non exhaustive :

• Aisne : la plage de l’Hôtel de ville et celle de l’Etang d’isle, à Saint-Quentin.

• Alpes-Maritimes : les plages Richelieu et Garoupe à Antibes Juan-les-Pins ;  les plages Bijou et les Rockers à Cannes ; la plage du Fossan à Menton ;  la Raguette à Mandelieu-la-Napoule ; les plages de Lenval, des bains militaires, de  Sainte Hélène, du Centenaire à Nice ;  des marinières à Villefranche-sur-Mer.

• Aveyron : la plage saisonnière à Rodez.

• Bretagne : les plages Bonaparte, Pors Moguer, Gwin Zégal à Plouha ; les plages du bon secours Nord, du pont Nord et de l’éventail à Saint-Malo.

• Bouches-du-Rhône : les plages lumière et du petit muguet à La Ciotat.

• Calvados : la Riva-Bella à Ouistreham et une également à Merville ainsi qu’à Colleville.

• Corse : les plages Ricanto, Saint François, Trottel à Ajaccio ; Balistra, Grand Sperone, Piantarella, Rondinara, Tonnara à Bonifacio ; Casa di Lume à Palombaggia ; Santa-Giulia à Porto-Vecchio ; l ‘Arinella à Bastia.

• Moselle : Metz Plage.

• Pyrénées-Atlantiques : la plage du Port Vieux à Biarritz.

• Rhône : la baignade biologique du Lac des Sapins à Cublize.