C’est de l’acharnement pur et simple. C’est de l’aveuglement bête et idiot.
Depuis la rentrée, voire même cet été, pas un jour sans que l’on brandisse au nez des fumeurs le fouet du paquet à 10 euros. En nous baladant sur les dates et de vagues promesses de mesures d’accompagnement pour le sevrage. Patatras aujourd’hui ! On nous refait le coup vicieux de la CSG (pour rappel : la hausse de la CSG d’abord, les baisses de charges sociales … après).
En clair : six hausses d’affilée des prix du tabac.
♠ en 2017, une harmonisation des prix, qu’ils disent, soit plus 35 centimes de hausse en moyenne. Addition : un paquet à 7,10 à la fin de l’année ;
♠ en 2018 : un euro de plus ;
♠ en 2019 : une hausse de 50 centimes en avril et une autre du même montant en novembre ;
♠ en 2020 : 50 centimes en avril et (seulement !) 40 centimes en novembre.
On a un peu le tournis en cette rentrée, côté finances publiques et portefeuille du citoyen. Entre ceux qui vont ou non être assujettis à la taxe d’habitation …
Entre ceux qui vont se prendre ou non plein pot la CSG …
Entre ce qui va être applicable en 2018 ou à la Saint Glinglin. Etc, etc.
Sauf que pour les fumeurs l’addition se précise. 10 euros en 2020.
Et d’après les médias, notre « Remplisseur de caisse de l’État » (le ministre de l’Action publique et du Budget) et notre « Madame génération sans tabac » (la ministre de la Santé) auraient peaufiné leur scénario. Un euro en 2018 (plutôt en février). Deux hausses de 50 centimes en 2018. Et rebelote en 2019.Lire la suite »
La polémique sur la tolérance « de zones fumeurs dans les enceintes des lycées face au risque terroriste » a rebondi … comme l’an passé. Il aura suffi d’une réunion de réflexion au ministère de l’Éducation nationale sur le sujet pour que les associations anti-tabac s’empressent de crier au scandale dans les médias.
On aura entendu donc tout le week-end un grand déballage d’hypocrisies et de contradictions, face à un vrai cas de conscience et à une double réalité … Si le nombre de fumeurs jeunes en France ne baisse pas (et certainement pas grâce aux discours hargneux des anti-tabac), celui des terroristes non plus.Lire la suite »
Jeanne Moreau chantait le « tourbillon de la vie ». Notre nouveau président et son gouvernement « à la botte » nous emballent dans leur tourbillon du « on ne fait pas les choses en cent jours » mais nous assènent, dès le 1er janvier 2018, une hausse de la CSG de 1,7 point pour tous (sans contrepartie immédiate sur les charges sociales) et une hausse de 1 euro sur le prix du tabac !
On est endroit de penser que leur empathie va plutôt au portefeuille des citoyens … lesquels d’ailleurs les sanctionnent dans les sondages.
De toute façon, un Président qui vous dit « je crois en la reconstruction d’un héroïsme politique pour atteindre ce qui est compris comme impossible » … on peut s’en méfier.
Que notre jeune Président puisse souhaiter « que la génération à naître soit une génération sans tabac » pendant sa campagne électorale, c’est de bonne guerre. Mais qu’Emmanuel Macron dans son vent de « transformation profonde » utilise la recette, vieille comme Hérode, … du prix, c’est franchement décevant, pas moderne, ni sympa pour le fumeur adulte, responsable et qui ne va pas s’approvisionner à Barbès ou à Andorre. Pas encore.
On croyait les ministres en vacances, planqués dans leur villa, en train de réfléchir aux vrais enjeux de la rentrée et aux raisons de leur impopularité …
Eh bien non.
De leur transat, ils ont décidé d’en mettre dix tonnes, via les médias, sur le tabac et les fumeurs. Sur l’inefficacité du paquet neutre qui justifierait à peine un an plus tard d’augmenter le prix du tabac. Et les médias de foncer tête baissée sans réfléchir en débitant les éternels poncifs. Quand ils ne se plantent pas dans les chiffres. Comme RTL hier qui a confondu 9 % avec 0,9 %. Chapeau l’exactitude de l’information, si tout est comme ça…
•Ce sur quoi on percute en lisant cette logorrhée, c’est que personne ne comprend rien aux fumeurs : des anti-tabac aux spécialistes de la santé. Exemple flagrant : les deux pages du Parisien/ Aujourd’hui en France (titré « Pas de vacances pour le tabac ») qui synthétisent toutes les « âneries » – pour rester poli – de ces derniers jours, de ces derniers mois, de ces dernières années.
• Alors pourquoi on fume, d’après eux ?
. La météo, incitation à fumer ! « Les jours qui allongent, les moments passés à la plage, les soirées conviviales … couplés à la permissivité croissante de bars, restaurants et discothèques de fumer une cigarette en fin de soirée sont autant de bonnes raisons pour certains d’appuyer à nouveau – ou davantage – sur le briquet ».
. Le stress, bien sûr ! C’est pour ça qu’on fume, « ça m’apaise » annonce une quadra dans le quotidien. Sauf qu’en même temps, un autre fumeur annonce « j’ai repris la clope parce qu’elle était associée à la douceur des vacances ». Et un pneumologue (président d’une association anti-tabac) qui nous assure qu’au contraire « la cigarette augmente l’anxiété, la dépression et le stress, de nombreuses études le prouvent ». Encore une étude non citée qui prouve tout !
. Les classes populaires, mais c’est bien sûr ! « Quand vous travaillez dans une usine, vous n’avez pas une salle de yoga pour vous détendre. La gestion du stress se fait par la cigarette », nous explique, sérieusement, le président de la Fédération Addiction, Jean-Pierre Couteron.
•Quelle pauvreté d’analyses ! Et quelle ringardise de la solution. Car cette somme d’incompétence va inéluctablement se traduire par la méthode facile : le prix. Alors qu’ils (gouvernants et spécialistes) ont échoué sur les images-choc, le paquet neutre, les hausses précédentes. À chaque fois, le plantage.
• Une exception dans ce concert. La clairvoyance du tabacologue, Christian Chevalier, avouant sur Sud Radio : « il faudrait éviter de vouloir faire peur aux fumeurs, parce que ça n’a jamais fait arrêter personne. Ce qui paraît évident aux non-fumeurs ne l’est pas pour les fumeurs. Arrêtons de nous poser la question des non-fumeurs pour savoir ce qu’il faut faire aux fumeurs ».
« Nous sommes 13 millions » s’adresse aux fumeurs adultes et responsables. En application de la législation française sur le tabac, les mineurs de moins de 18 ans ne sont pas autorisés à naviguer sur ce site.