Juin 152016
 

Jamie Vardy football snusLe tabac c’est tabou pendant l’Euro, avec les stades déclarés sans fumée de cigarettes, ni vapeur d’e-cigarettes d’ailleurs. Seuls les gaz lacrymogènes des forces de l’ordre cherchant à calmer les hooligans sont tolérés, par la force des tristes choses.

Alors, quand un joueur se fait shooter par des paparazzi, en flagrant délit, c’est le scandale assuré.

L’attaquant anglais Jamie Vardy ayant ainsi été repéré à Chantilly, ce mardi 13 juin, à la sortie d’un kiosque avec à la main une canette de boisson énergisante sucrée ainsi qu’une boîte de tabac à mâcher. Caféine et nicotine – qui ont excité les médias anglais – ne sont pourtant pas sur la liste des produits dopants interdits par l’Agence mondiale antidopage (AMA). Mais la polémique est lancée.

Un porte-parole de la Fédération anglaise de football a confirmé être au courant des habitudes de Jamie Vardy, qui utiliserait régulièrement du snus durant ses matches de championnat d’Angleterre.

Interrogé par le Daily Mail, l’ancienne chef de l’agence antidopage britannique, Michele Verokken, a cependant estimé que « la question clé pour les autorités antidopage est d’établir de manière scientifique si les stimulants comme la nicotine améliorent les performances ».

« Cela fait depuis 2012 que ces produits sont sur la liste des produits surveillés et constitueraient seulement un problème s’ils étaient utilisés en compétition », explique-t-elle, « ils agiraient comme stimulants en accélérant le rythme cardiaque. Mais en l’état actuel des choses, nous ne sommes pas face à une violation du règlement antidopage ».

Juin 042016
 

Fumeuse plage Lourdes MadonnaLes propriétaires seraient de plus en plus réticents à accepter des locataires vacanciers fumeurs. L’agence de comparaison en ligne Holidu vient d’établir un classement des villes françaises les plus accueillantes ou les plus hostiles vis-à-vis des vacanciers ou touristes fumeurs.

Les propriétaires du sud de la France sont de loin les « plus tolérants » (tant mieux, c’est là qu’on a le plus de chance de trouver du soleil). A Marseille, près d’une location sur cinq est « fumeur », soit 21 %, suivie de Montpellier, de Toulouse et de Nice (15 % des annonces portant la mention).

En revanche, dans le nord de la France, l’ambiance est bien différente : à Paris ou à Strasbourg, seules 6 % des locations acceptent les fumeurs ; à Lille, le pourcentage dégringole à 2 %.

À l’étranger, il y a pire. En Finlande, c’est le degré de « tolérance zéro » (0,1 % de location « fumeur » : il faut dire qu’ils ont décidé de devenir « pays sans tabac » d’ici 2040. En Allemagne – malgré l’existence de distributeurs dans la rue -, le tabac est très peu accepté (3 %). Aux Etats-Unis, l’intransigeance est déjà effective et devrait être étendue à la totalité des logements sociaux.

Il nous reste les plus accueillants sur toute la ligne : le Portugal, l’Espagne, la Croatie, la Grèce. On va pas se gêner.

Mai 012016
 

espace-sans-tabac_150Comme à chaque printemps, la pollinisation génère des pics d’allergies. Idem pour les annonces de création des « Espaces sans tabac » de la Ligue contre le Cancer qui commencent à irriter, à double titre, les fumeurs.

D’une part, parce que ces espaces sont à l’air libre et grigotent sournoisement notre liberté, dés lors qu’ils vont au delà de zones spécifiquement dédiées aux enfants.

D’autre part, parce qu’ils sont plus l’occasion de nous mettre au ban de la société que de préserver la santé des uns et des autres. C’est comme cela que l’on dénormalise l’image du tabac mais que l’on normalise la vie quotidienne. Exemples jusque dans la France rurale …

• Ainsi, quatre villages d’Alsace – Diemeringen, Drulingen, Waldhamback, Weislingen – viennent de signer une convention pour « protéger » certaines aires de jeux, arrêts de bus ou abords des écoles. Motif : « … éliminer l’exposition au tabagisme passif, notamment celle des enfants, promouvoir l’exemplarité et la mise en place d’espaces publics conviviaux et sains … ». Sympa pour les « méchants » fumeurs.

• À Montmorillon (la seule ville de la Vienne à avoir répondu à la Ligue contre le Cancer), deux jardins publics sont devenus totalement « Espace sans Tabac », alors que la loi n’impose la mesure qu’aux aires de jeux. Le discours du maire, lors de la cérémonie d’inauguration, a fait sourire l’assistance : « cette inauguration est un symbole fort … Surtout dans ce jardin où beaucoup de jeunes se retrouvaient pour fumer sous la tonnelle », la plupart de ces jeunes fumant autre chose que du tabac !

Avr 052016
 

fumeur jeune.01Une fois de plus, nos associations anti-tabac démontrent qu’elles sont plus promptes à « occuper la scène médiatique » qu’à faire du vrai travail de terrain dans leur combat contre le tabagisme. La polémique actuelle sur les proviseurs qui ont accepté – temporairement – la mise en place de « zones fumeurs » dans les cours de leur établissement (voir NS 13 des 14 février et 10 janvier 2016) est révélatrice.

Sachant que « la tolérance » pour certains, « la violation de la loi Évin » pour d’autres n’est pas nouvelle : elle remonte au lendemain des tueries du 13 novembre et de la mise en place de l’état d’urgence, forcément synonyme d’exceptions à la norme.

• Qu’ont fait les associations anti-tabac depuis, face à ce qu’elle qualifient d’« aberration » ? Une question écrite à la ministre par-ci, des courriers aux responsables d’établissement par-là . Et personne n’a daigné répondre.

Pas étonnant, au regard de leurs arguments consistant à « dénormaliser absolument, totalement et définitivement le tabac ». Alors que les proviseurs, via leur syndicat, ne cessent de marteler qu’ils privilégient le risque imminent – en décembre, Etat Islamique avait appelé à prendre pour cible l’école et les enseignants – au risque qui se déploie dans le temps. Une vision partagée par la fédération des parents d’élèves FCPE.

Pas étonnant, non plus, face à leur hypocrisie revenant à s’occuper des jeunes quand ils fument dans l’enceinte des lycées… mais pas à l’extérieur. Voire à ne pas s’en préoccuper du tout. C’est ce que fait bien ressortir un article du Monde, citant le proviseur d’un lycée de Lyon : « j’ai vu des dealers profiter de l’occasion pour approcher des plus jeunes. Mais, jamais, jamais, des associations anti-tabac » (édition datée du mardi 5 avril). Lire la suite »

Mar 242016
 

Paquet neutreJournée noire, ce mardi 22 mars. Alors que l’on apprenait les tragiques attaques terroristes à Bruxelles, notre ministre de la Santé en faisait encore une tonne sur BFM/RMC en présentant le rétro-planning du paquet neutre, cet objet « répulsif » que nous allons tenir entre nos mains.

On commence par « le gore et la standardisation ». Un paquet tout vert « olivâtre » pour toutes les marques ; une seule fois le nom de la marque « le plus petit possible » et surtout d’énormes avertissements sanitaires : photos disproportionnées « de pied gangrénés » ou « de bouches édentées » et gros slogans mortifères de chaque côté et surtout au niveau du couvercle (il paraît que c’est la partie que l’on regarde le plus en ouvrant notre paquet ! selon certains « experts »).

Comme si cette banalité affligeante et ces images caricaturales allaient nous rendre « plus responsables » et faire prendre conscience aux jeunes qu’il ne fallait pas commencer. Ces brillants artisans de « l’anti-marketing » n’ont pas compris que justement la période actuelle donne la priorité au « trash » et même au  « glamour trash » (il suffit d’avoir suivi la dernière Fashion Week parisienne).

Côté timing, quand tombe le couperet ? Pour nous fumeurs, ce serait « officiellement » entre le 31 décembre 2016 et le 1er janvier 2017, puisque le buraliste n’aura plus le droit de vendre les paquets que nous connaissons à ce moment là.

Avant, il faudra laisser un peu de temps aux buralistes d’écouler leur stock de paquets actuels, sachant que les fabricants, eux, ont l’obligation de ne produire que des paquets neutres à compter du 20 mai 2016. Soit dans deux mois. Période qui s’annonce donc mixte et cafouilleuse … Allons-nous courir chez les buralistes qui auront encore des paquets « pas neutres » ? Allons-nous nous précipiter au-delà des frontières toutes proches ? Allons-nous commencer notre collection et lancer notre opération « gardez vos paquets pas neutres » (voir NS 13 du 26 janvier) ?