Août 262017
 

C’est une certaine façon de gouverner et de taxer qui est vertement dénoncée dans un texte que vient de mettre en ligne le site Contrepoints. Le tabac, parmi d’autres exemples …

« En Socialie, il n’est pas un problème qu’une bonne non-solution ne saurait résoudre. En Macronie, c’est globalement la même chose, le panache communicationnel en plus : devant un problème donné, on continuera à employer les mêmes procédés foireux avec une obstination qui confine à la psychiatrie lourde mais au moins le fera-t-on avec la fougue et l’entrain que la jeunesse permet. Et en Macronie en particulier comme en Socialie en général, une vraie bonne non-solution à tous les problèmes, c’est une bonne taxe, pardi !

•• « Le cas du paquet neutre est tout à fait symptomatique. Mesure constructiviste typique basée sur la remise en question d’un comportement réprouvé (fumer des cigarettes) non par la morale mais bien pour des raisons de coûts dans la santé collectivisée, l’idée consiste à faire croire qu’en enlevant sur les paquets de cigarettes la spécificité des logos et autres emballages colorés, on parviendrait à réduire la vente des tiges à cancer.

« Bien évidemment, plutôt que faire des paquets réellement neutres (i.e. blancs), il a rapidement été question d’introduire des images dépeignant les désagréments encourus suite à l’abus de cigarette, espérant ainsi dégoûter le consommateur devant les photos plus ou moins abominables de tumeurs et autres joyeusetés que l’addiction au tabac entraînerait. Malheureusement et comme prévu, six mois après l’introduction de ces paquets pas neutres du tout, le constat est particulièrement peu encourageant puisque les ventes ne se sont pas effondrées. Lire la suite »

Mai 142017
 

La deuxième édition de l’Indice 2017 des « États paternalistes » – réalisé par Epicenter (European Policy Information Center), une association de six groupes de réflexion européens faisant la promotion de politiques libérales – propose un classement des « pires endroits de l’Union européenne pour manger, boire, fumer et vapoter ».

Les pays les plus durs – la Finlande, le Royaume-Uni et l’Irlande – ont tous des taxes très élevées sur l’alcool et le tabac, ainsi que des interdictions sévères quant à la vente et l’usage du tabac, selon l’indice qui classe la France en 6ème position. À l’inverse, en République tchèque et en Allemagne, les taxes sur l’alcool et le tabac sont plus équilibrées et les gouvernements « n’essayent pas de contrôler l’alimentation des citoyens et traitent les fumeurs et les vapoteurs avec respect ».

•• « La Finlande a une avance presque irréductible du fait de son approche négative vis-à-vis des e-cigarettes, de ses taxes sur les sodas et de ses lois de modération, qui incluent une interdiction presque totale de faire la publicité de l’alcool et un monopole d’État sur la vente d’alcool », explique Epicenter. Ceci, alors que … la Finlande est une référence – avec l’Australie – souvent citée par Emmanuel Macron durant sa campagne, concernant la lutte anti-tabac. 

Les politiques « paternalistes », sur le style de vie des citoyens, de la Hongrie (qui a introduit une taxe controversée sur la graisse en 2011) de la Suède, de la France et de la Lettonie sont également dénoncées.

•• Cette année, les groupes de réflexion ont tenté de savoir si les taxes sur certains aliments et les mesures visant le tabac avaient eu un impact positif sur la santé publique. Epicenter a conclu qu’il y avait « peu de preuve » de leur efficacité. L’association n’a par ailleurs trouvé « aucune corrélation entre l’indice des États paternalistes et l’espérance de vie ».

Mai 082017
 

Coup de gueule de l’Institut économique de Montréal – publié dans Le Journal de Montréal du mercredi 3 mai – contre les groupes de pression … avides de taxes comportementalistes : « nos gouvernements en sont-ils conscients ? De la manière dont ils agissent depuis quelques années, sur le plan fiscal, on dirait qu’ils voient les plus pauvres comme une clientèle captive, facile à taxer ».

•• La démonstration de l’auteur Jasmin Guénette démarre par le sujet de la forte taxation du tabac : huit hausses successives depuis 2000 de la taxe québécoise, soit un total de 247 % d’augmentation. Sept pour la taxe d’accise fédérale, soit 158 % d’augmentation sur la même période.

Résultat : une augmentation du prix de la cartouche de cigarettes de 203 % en 17 ans.

« Or, il faut savoir une chose : les Québécois les plus pauvres fument 50 % plus que les Québécois les plus riches, selon les dernières données disponibles (2009). Les ménages québécois de fumeurs les plus pauvres étant également touchés quatre fois plus durement par les différentes taxes sur le tabac. En effet, ces derniers dépensent 5,2 % de leur revenu en taxes sur le tabac, alors que les riches, eux, n’y consacrent que 1,4 % de leur revenu.

« Dans le cas du tabac, soulignons que non seulement ce genre de hausse est une guerre aux plus pauvres, mais qu’elle incite aussi les gens à s’approvisionner sur le marché noir. Lire la suite »

Nov 222016
 

fumeurTrès jolie tribune, sur le site Atlantico.fr, signée Olivier Méresse, consultant en entreprise, et secrétaire de l’Aleps (Association pour la liberté économique et le progrès social). Le pitch (avant des extraits) : de nouvelles taxes sur le tabac en discussion actuellement au Parlement (hausse de la fiscalité sur le tabac à rouler et création d’une contribution sur les fournisseurs de produits du tabac) révèlent une manière hypocrite de rançonner les fumeurs, sans les inciter à arrêter de fumer. Un message toujours utile en période d’élections.

« Il semble qu’aucun gouvernement n’ait jamais eu l’idée d’essayer la liberté pour lutter contre la tabagie. Nous avons pourtant toutes les raisons de penser que ce serait la plus efficace des mesures. Le personnel politique est, hélas, généralement peu tenté par les solutions qui laissent aux citoyens la liberté de choisir et d’agir. En cas d’échec, l’opposition reprocherait au gouvernement de n’avoir rien fait et, en cas de succès, il serait difficile pour ce dernier de dire « Nous n’avons rien fait et les résultats ont été très probants. » Tous les bords politiques s’accordent donc pour faire plutôt n’importe quoi que rien et ils y réussissent admirablement. Si l’inaction est peu valorisante, la liberté est quant à elle intrinsèquement un échec pour tout pouvoir en cela qu’elle est toujours le renoncement à une planification potentielle, un ordre qu’on perd pour toujours l’occasion d’aboyer et l’aveu même de son inutilité.

« En matière tabagique l’échec de la voie utilisée par nos gouvernants est patent : que de taxes, que de souffrances, de législations, d’interdits ou d’obligations et de campagnes d’information pour de si piètres résultats ! Il suffit de voir une sortie de lycée ou de faculté pour comprendre que les « jeunes » n’ont que faire des directives du Ministère des Affaires sociales et de la Santé. Les vieux non plus d’ailleurs. Personne en fait. Car s’arrêter de fumer est d’abord une décision personnelle. On ne peut pas faire arrêter de fumer quelqu’un. Les spécialistes du sevrage insistent beaucoup sur cette dimension personnelle de la décision, encourageant leurs patients à se sentir prêts avant d’aborder cette épreuve, à y réfléchir, sentir monter en eux le désir d’arrêter et prendre pleinement conscience des bienfaits qu’ils ont à en attendre. Toute cette démarche repose donc bien sur un libre choix et toute pression extérieure est contre-productive ».

Avr 302016
 

Taxation« La taxation est-elle une solution au vice ? ». Non, démontre Guy-André Pelouze (chirurgien des hôpitaux au centre hospitalier Saint-Jean à Perpignan) dans une tribune parue dans Le Monde daté du 29 avril. Elle serait, plutôt, « la porte ouverte au vice de l’État, qui détourne l’argent prélevé sur la base de motifs bien intentionnés pour en faire des ressources fiscales destinées à financer sa politique ». A lire dans son intégralité.

•• « La théorie économique dit que l’imposition compense les « externalités négatives » du marché des produits nocifs. À condition que l’État n’en détourne pas le produit …

« Taxer un individu ou une entreprise, c’est contraindre à payer un montant en général proportionnel à un revenu ou à un actif. Tous les systèmes politiques ont recours à la taxation. « Je vais donc vous donner de quoi semer, et vous sèmerez vos champs, afin que vous puissiez recueillir des grains. Vous en donnerez la cinquième partie au roi ; et je vous abandonne les quatre autres pour semer les terres et pour nourrir vos familles et vos enfants » (Genèse 47 : 24), dit la Bible.

 « Si la taxation est ancienne, l’utilisation des taxes varie selon les systèmes politiques. En France, en 2014, ces ressources (44,7 % du produit intérieur brut – PIB) sont utilisées pour financer les fonctions régaliennes de l’Etat et l’Etat-providence (31,9 % du PIB).

« Par ailleurs, la notion de vice est intimement liée à la morale et renvoie aux interdits religieux. Ce que l’on appelait vice dans la perspective de la tentation du mal a été requalifié par la science en « addiction ». Addiction à des substances, par exemple la nicotine, ou à des pratiques, comme le jeu, ou à des comportements, comme la boulimie compulsive.

•• « La nicotine est un psychostimulant présent dans les feuilles de tabac dont les effets sont, comme pour la feuille de coca, connus depuis longtemps. Dès l’ère industrielle, la consommation de tabac fumé s’est développée, la pyrolyse permettant la prise de plus de nicotine par simple inhalation. Du vice à l’addiction, la transition n’est pas neutre. Dans le premier, l’individu est tenu pour responsable de ses choix de vie ; dans l’addiction, la responsabilité de l’individu peut être atténuée au motif que nous ne sommes pas égaux face à la dépendance. Lire la suite »